2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
CHEVALIER Hector (Denis)
(27 avril 1797, Soulosse-sous-Saint-Élophe – (...)
• Maire de Soulosse-sous-Saint-Élophe.
• Conseiller général du canton de Coussey de 1841 à 1844.
• Maître de forges.
• Marié, trois enfants.
Hector Chevalier est propriétaire de la forge de Rebeauvoix sur le Vair, entre Soulosse et Saint-Élophe : une forge qui est autorisée par un décret impérial du 18 juillet 1809. Il y installe un laminoir à côté du moulin. Confronté à la concurrence, il le remplace en 1812 par un feu d’affinerie et un marteau. C’est en 1825 que le maître de forges ajoute le haut fourneau dont la construction est suivie par celle des bâtiments annexes : logement du régisseur, des ouvriers et des halles à charbon. Le minerai provient de Montreuil et Liffol-le-Petit en Haute-Marne. Les forêts appartenant à Hector Chevalier suffisent à fournir les treize mille stères nécessaires annuellement, moitié pour le fourneau, moitié pour la forge. La forge de Rebeauvoix cesse son activité aux environs de 1850, date à laquelle la plupart des usines métallurgiques du pays de Neufchâteau ferment leurs portes.
Marié, père de trois enfants, le maître de forges Hector Chevalier est le premier magistrat de la commune de Soulosse en 1841. Il est aussi élu conseiller général du canton de Coussey suite à la disparition de Claude Mouzé, maire de Ruppes à Soulosse. Mais l’année 1843 lui enlève toutes ambitions professionnelles et politiques. Suite à la faillite de son collègue conseiller général et maître de forges Charles Gauthier, Hector Chevalier se trouve rapidement endetté de plusieurs millions. Aussi sa nouvelle situation l’oblige à se démettre de ses diverses fonctions. Son entreprise est mise en faillite par jugement du tribunal de commerce de Neufchâteau, le 30 janvier 1844. Dès cette date, Hector Chevalier disparaît de la scène politique vosgienne et quitte Soulosse-sous-Saint-Élophe.
[
Bertrand MUNIER
, Le Grand livre des élus vosgiens ]