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Louis Philippe COURROY

[ Rupt-sur-Moselle (88) , 14/03/1915 Cornimont (88) , 12/10/1991 (76 ans) ]

directeur commercial , maire , conseiller général , sénateur

Biographie vosgienne

Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

COURROY Louis (Philippe)
(4 mars 1915, Rupt-sur-Moselle – 12 octobre 1991, Cornimont)

• Conseiller municipal de Rupt-sur-Moselle de 1965 à 1973.
• Adjoint au maire de Rupt-sur-Moselle de 1947 à 1953.
• Maire de Rupt-sur-Moselle de 1953 à 1965.
• Conseiller général du canton du Thillot de 1945 à 1979.
• Conseiller régional de Lorraine de 1974 à 1977.
• Conseiller de la République de 1952 à 1959.
• Sénateur des Vosges de 1959 à 1977.
• Directeur commercial.
• Marié, six enfants.

Né à Rupt-sur-Moselle en 1915, Louis Courroy, fils de Georges et de Marie Creusot, consacre l’essentiel de sa vie au département qui le voit naître. Après des études au lycée Saint-Joseph d’Épinal, puis à l’université de Dijon où il obtient sa capacité en droit, il a vingt-quatre ans lorsque la guerre éclate. Mobilisé au grade d’adjudant de réserve, il est blessé le 4 mars 1940, puis réformé dix jours après. De retour dans les Vosges, Louis Courroy participe au mouvement de Résistance à l’occupant. En juillet 1944, l’adjudant Courroy rejoint le maquis de La Piquante-Pierre et devient responsable du ravitaillement. Suite à l’attaque et à la dislocation du maquis, il se met à la disposition de la 36e division américaine. Agent de liaison pour les troupes américaines, Louis Courroy est capturé et condamné à mort en septembre 1944. Alors que le peloton d’exécution se met en place, il prend la fuite à travers bois. Blessé, il réussit néanmoins à s’échapper.

Après la Libération, le 19 janvier 1946, il épouse Anne-Marie Thiétry qui lui donne six enfants : Marie-Paule, Anne-Marie, Sylvie, Sabine, Jean-Baptiste et Isabelle. Dans le civil, Louis Courroy est inspecteur commercial, puis directeur commercial des établissements Van Cauwenberghe à Paris ; il occupe également des postes d’administrateur dans plusieurs sociétés. En revanche, dans les Vosges, c’est surtout sa carrière politique qui retient l’attention.

Il consacre de longues années à la gestion de sa commune comme conseiller municipal, adjoint, puis premier magistrat de 1953 à 1965. À l’âge de 30 ans, il est sollicité afin de représenter les intérêts des électeurs du canton du Thillot au conseil général des Vosges. Il devient pendant plusieurs mandats vice-président de l’assemblée départementale. Cette bonne implantation locale le conduit à briguer un siège au conseil de la République lors des élections du 18 mai 1952, en tête de la liste des candidats républicains indépendants et paysans qui remporte les deux sièges à pourvoir.

Au conseil de la République, Louis Courroy rejoint le groupe du Centre républicain d’action rurale et sociale, et siège à la commission de la presse et à la commission de la reconstruction. Aux côtés du mirecurtien Henri Parisot, il occupe parallèlement à ses différents mandats, le siège de sénateur au Palais du Luxembourg jusqu’en 1977. À cette date, les deux élus vosgiens laissent leur fauteuil à Albert Voilquin et Christian Poncelet. Louis Courroy se consacre durant trois décennies au service de sa commune de son département et de sa région. Une assemblée régionale qu’il représente de 1974 à 1977 sous les présidences respectives de Jean Vilmain et de Jean-Jacques Servan-Schreiber.

Retiré de la vie publique, l’ancien parlementaire trouve la mort le 12 octobre 1991 dans des circonstances tout à fait dramatiques, dans la forêt des Xoulces à Cornimont, à quelques kilomètres de son domicile rupéen.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

Sources structurées

  1. Le Grand livre des élus vosgiens 2003 — Bertrand MUNIER
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Louis Philippe COURROY », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5240 (consultée le 6 septembre 2026).

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