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Gaëtan Saint-Roch DELMAS

[ Marsillargues (34) , 17/08/1811 Paris (7e) , 15/12/1879 (68 ans) ]

avocat , sous-préfet , maire , conseiller général

Biographie vosgienne

Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

en 1860, sous-préfet de l’arrondissement de Mirecourt. Mais c’est dans le petit village de Saint-Menge, à quelques kilomètres de la cité des Luthiers, qu’il s’implante, pour être finalement porté au fauteuil de premier magistrat. Au renouvellement intégral du 8 octobre 1871, il se voit, en sus, confier le poste de conseiller général du canton de Mirecourt, succédant à maître Henry Laprevotte. Dans ses réunions électorales, il clame haut et fort : Je considère comme indispensable le maintien de la République, appuyé sur la religion, la famille et le respect de la propriété. Vainqueur de son duel» avec Octave Houdaille, conseiller à la cour de Nancy, il est de nouveau présent aux échéances cantonales de 1874. Son adversaire est l’ancien percepteur devenu marchand de bois, Laurent Grandgeorges. Si Gaëtan Delmas a l’habitude, au conseil général des Vosges, de voter avec l’administration et le parti conservateur, par contre, Laurent Grandgeorges arbore nettement le drapeau de Jules Ferry et de Jules Méline. Défait, Gaëtan Delmas demande l’annulation de cette élection, entachée d’intimidations, de menaces exercées sur les votants, de fausses nouvelles destinées à empêcher son succès. Cependant, sa requête n’a pas de suites.

Âgé de cinquante-deux ans, Gaëtan Delmas prend entre-temps pour épouse, le 5 février 1864 à Saint-Menge, Léonie-Rose Cécile-Puton, native de They-sous-Vaudemont. En donnant son nom à mademoiselle Puton, il devient le gendre du colonel-baron Marc-Antoine Puton. Ce dernier est une forte personnalité vosgienne qui fait une brillante et épique carrière militaire. Volontaire à 16 ans, sous-lieutenant à 18 ans, il accompagne son compatriote le général romarimontain Humbert en Italie. À Saint-Domingue en 1802, il est blessé de quatorze coups de sabre et de lance. Après ses aventures américaines, il se trouve à Iéna en Prusse, en Pologne ; il perd un œil en Espagne et participe à la campagne de Russie. La défaite et la chute de Napoléon entraînent la fin de sa carrière militaire et sa mise à la retraite en 1816.

Cet intrépide officier se tourne vers l’étude et se passionne alors pour la géométrie et la géologie. Dans cette activité, le baron Puton fait preuve de dynamisme et entreprend de chercher du charbon, d’abord dans le sud de la Meurthe puis dans les Vosges. Après une première tentative avortée près de Mazirot, en 1823, c’est à Saint-Menge qu’il donne toute sa mesure. Pour lui, nul doute, la houille de Saint-Menge est appelée à un brillant avenir et… il envisage même d’en vendre sur le marché parisien. Au fil des ans, cette concession est la seule à être exploitée avec persévérance et d’une façon industrielle, cela jusqu’en 1902. Ses héritiers la dirigent plus ou moins directement. Parmi ceux-ci se trouvent ses deux gendres, Marin Malgras (directeur de l’École normale des Vosges) et bien sûr Gaëtan Delmas. Au décès de son épouse le 29 mars 1875, puis de son beau-frère, Gaëtan Delmas relance l’exploitation de la houille à Saint-Menge par la constitution d’une société. Abandonnant la vie politique, il se consacre pleinement à sa nouvelle activité, mais la société se met en dissolution six ans plus tard.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

Sources structurées

  1. Le Grand livre des élus vosgiens 2003 — Bertrand MUNIER
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Gaëtan Saint-Roch DELMAS », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5246 (consultée le 7 septembre 2026).

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