ecriVOSGES — Odile SCHWEISGUTH Aller au contenu
Accueil
 

Odile SCHWEISGUTH

[ Remiremont (88) , 18/10/1913 Molphey (21) , 26/03/2002 (88 ans) ]

médecin cancérologue

Biographie vosgienne Sur Wikipédia ↗ Sur la BnF ↗ Sur Wikidata ↗

Biographie

1913
Odile Schweisguth naît le 18 octobre 1913 à Remiremont.
1932
Après s'être formée à l'école d'infirmière de la Croix-Rouge, elle commence ses études de médecine à Nancy en 1932.
1934
Sa famille déménage à Paris et elle les rejoint.
1936
Elle continue ses études à la nouvelle université de Paris où elle reçoit son premier diplôme de médecine en 1936.
1946
Elle obtient son doctorat en 1946 avec une thèse en cancérologie sous la direction de Pierre Ameuille.

Son intérêt se portant sur la pédiatrie, elle se forme auprès de Robert Debré à l'hôpital Necker-Enfants malades, à Paris.
1948
Elle rejoint l'Institut Gustave-Roussy à Villejuif, un des centres mondiaux sur le cancer, alors dirigé par René Huguenin, pour ouvrir une section pédiatrique au sein de l'Institut.
1952
Elle devient chef du service de pédiatrie en avril. Elle participe à la fondation de la Société internationale d'oncologie pédiatrique, dont elle est la première présidente.
1978
Elle prend sa retraite de l'Institut Gustave-Roussy.
1997
Co-lauréate, avec Thierry Philip, du prix Antoine-Lacassagne décerné par la Ligue nationale contre le cancer.
1999
Elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur.
2002
Elle décède le 26 mars 2002 à Cotâpre, lieu-dit de la commune de Molphey en Côte d'Or.

Notices documentaires

2002 — Le Monde

Mort d'Odile Schweisguth, pionnière de la cancérologie pédiatrique

Le docteur Odile Schweisguth, l'une des pionnières de cette branche particulière de la cancérologie qu'est la cancérologie pédiatrique, est morte le 26 mars à son domicile de Cotâpre (Côte-d'Or) où elle s'était retirée en 1978.

Née le 18 octobre 1913 à Remiremont (Vosges), au sein d'une famille protestante, Odile Schweisguth est l'une des nombreuses élèves formées à la pédiatrie par la célèbre école française du professeur Robert Debré. Elle en est l'un des chefs de clinique à l'hôpital des Enfants-Malades à Paris. Dès 1950, elle crée à l'Institut Gustave-Roussy de Villejuif, ce qui est alors le premier service de cancérologie de l'enfant en France et en Europe. Pour le professeur Jean-Michel Zucker, actuel chef du département de pédiatrie oncologique de l'Institut Curie de Paris, elle joua, avec quelques spécialistes américains, un rôle essentiel, celui des pionniers qui sont parvenus à défricher un champ médical auparavant pratiquement ignoré. C'est l'époque de l'identification, du classement et des premiers essais thérapeutiques des différentes lésions cancéreuses pouvant affecter les plus jeunes ; une entreprise d'autant plus ingrate qu'elle n'intéressait guère le corps médical, la plupart de ces affections étant considérées comme définitivement incurables.

Modestie et humilité

Deux décennies plus tard - en 1970 - elle signait, dans les Archives françaises de pédiatrie, un plaidoyer passionné défendant la cause des enfants cancéreux sous le titre Faut-il les laisser mourir ?. Elle fait alors le bilan des multiples progrès accomplis dans sa jeune discipline, souligne l'immense intérêt scientifique de cette spécialité et le caractère à tous égards indispensable de l'accompagnement psychologique de l'enfant et de ses parents.

A partir des années 1960, l'unité de Villejuif devient le centre de formation des spécialistes amenés à travailler dans les départements de traitement des cancers de l'enfant qui s'ouvrent dans les centres hospitaliers de plusieurs pays européens. Parallèlement, Odile Schweisguth et plusieurs de ses collègues créent, en 1969, la Société internationale d'oncologie pédiatrique, dont elle assure la première présidence et qui compte aujourd'hui près d'un millier de membres. Conjuguant une curiosité intellectuelle aiguë et un non-conformisme aussi dérangeant que fécond, le docteur Schweisguth a manifesté durant toute sa vie professionnelle modestie et humilité scientifique. Cette attitude morale, qu'elle baptisait réalisme, ne fut nullement étrangère à l'optimisme et au courage qu'elle insufflait aux familles, sans pour autant jamais perdre conscience des limites d'une discipline difficile [...]

Suite sur la page du Monde.

[ Le Monde , 3 avril 2002 ]

Sources structurées

  1. Le Monde 2002 — 3 avril 2002
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Odile SCHWEISGUTH », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5288 (consultée le 12 septembre 2026).

Nouvelle recherche