ecriVOSGES — Romain Jean-Louis GERMAIN Aller au contenu
Accueil
 

Romain Jean-Louis GERMAIN

[ Paris (13e) , 15/12/1924 Paris (16e) , 25/10/1989 (64 ans) ]

directeur de société , sous-préfet , con

Biographie vosgienne

Outils pour la recherche Citer, imprimer et exporter cette fiche

Référence suggérée

ecriVOSGES, « Romain Jean-Louis GERMAIN », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5321 (consultée le 19 septembre 2026).

Imprimer la fiche complète / PDF

Bibliographie et sources

Pas de bibliographie structurée Voir les sources présentes

Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

GERMAIN Romain (Jean Louis)
(15 décembre 1924, Paris, 13e - 25 octobre 1989, Paris, 16e)

• Sous-préfet de Neufchâteau de 1960 à 1963
• Conseiller général du canton de Bulgnéville de 1966 à 1970
• Directeur de sociétés
• Marié, quatre enfants

Diplômé d'études supérieures de droit, Romain Germain pense se destiner au barreau mais il se retrouve dans le corps préfectoral où il occupe plusieurs postes à Paris et en province, chef de cabinet du préfet de l'Indre, secrétaire général du département de la Lozère, sous-préfet de Neufchâteau. Suite à cette affectation vosgienne, il entre dans la politique tout en enseignant à l'I.U.T (institut universitaire de technologie). C'est une quintette de concurrents qui se présente à la préfecture des Vosges en 1966, pour enlever le siège du défunt René Turquet, comme conseiller général du canton de Bulgnéville. Outre Romain Germain, il y a Henri Monniot, maire de Vrécourt, Gilbert Cousot, mécanicien à Gironcourt-sur-Vraine, Georges Colin, exploitant à Bulgnéville et Jacques Marchal, maire de Saint-Ouen-les-Parey. Au premier tour on élimine, au second tour on choisit... Du moins l'affirme la vieille règle électorale. Rompant avec cette règle d'or, la consultation de Bulgnéville laisse aux électeurs, à l'occasion du second tour de scrutin, l'embarras du choix. Romain Germain, Georges Colin et Jacques Marchal restent fidèles au poste ; de surcroît un quatrième candidat se met sur les rangs, le fabriquant de meubles de Saint-Ouen-les-Parey, Fernand Baptiste. Les urnes rendent leur verdict et donnent vainqueur le directeur de la Société des Eaux de Vittel. Son malheureux adversaire, Georges Colin, transformera cet essai infructueux en un essai gagnant, quatre ans plus tard. Demeurant à Vittel avenue de la Roseraie, le nouvel élu dans sa profession de foi, écrit : J'ai un défaut et je le connais : celui de ne pas être natif du canton. J'ai peut-être une qualité : celle de n'appartenir à aucun clocher mais d'être prêt à servir toutes les communes, tous les citoyens du canton de Bulgnéville.... Pour cette élection, les électeurs le suivent dans sa démarche. Quatre ans après, les données sont différentes. Les hommes politiques le savent... l'électorat est souvent versatile. Le département des Vosges ou plutôt sa moitié est invité en mars 1970 à se rendre aux urnes pour le renouvellement de la moitié des fauteuils au conseil général. Quinze sièges sont à pourvoir. Au premier tour, onze sont déjà pourvus... il fallait s'y attendre. En revanche, la surprise vient du canton de Bulgnéville. On y voit Romain Germain, l'un des benjamins de l'assemblée départementale et en tout cas l'une des personnalités les plus marquantes du conseil général (au point que son nom est prononcé parmi les possibles présidents des années futures) devancé au premier tour par Georges Colin. Contre toute attente, il se retire de la compétition, laissant le maire de Bulgnéville et Georges Deret en découdre.

[Légende de la photographie] Romain Germain (à droite) reçoit Valéry Giscard d’Estaing, futur président de la République et Albert Voilquin, parlementaire vosgien

Dès cet instant, la carrière politique vosgienne de l'ancien sous-préfet de Neufchâteau est terminée. Le mandat suivant, Jean Vilmain est défait de son poste de conseiller général du canton de Rambervillers et fatalement de son fauteuil de président. Cette présidence reviendra au Romarimontain Christian Poncelet... avec ensuite une brillante carrière politicienne. En péroraison, Romain Germain pouvait nourrir de nombreux regrets. L'ancien élu vosgien devient ensuite directeur de la S.A.P.R.R (société des autoroutes Paris-Rhin-Rhône).

Malade, Romain Germain décède le 25 octobre 1989 à Paris. Père de quatre enfants, il a notamment une fille, écrivain de renom. Bien que née à Châteauroux, Sylvie Germain a vécu son enfance et son adolescence dans les Vosges. Son roman Le Livre des Nuits est accueilli avec enthousiasme. C'est le départ d'une probante carrière littéraire avec l'attribution du prix Fémina, en 1989, pour Jours de Colère.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Quelques contemporains

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Romain Jean-Louis GERMAIN », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5321 (consultée le 19 septembre 2026).

Nouvelle recherche