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Jean-Marie Adrien GURY

[ Soulosse-sous-Saint-Élophe (88) , 22/03/1908 Plombières-les-Bains (88) , 19/05/1975 (67 ans) ]

médecin , maire , conseiller général

Biographie vosgienne

Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

GURY Jean-Marie (Adrien)
(22 mars 1908, Brancourt - 19 mai 1975, Plombières-les-Bains)

• Conseiller municipal de Plombières-les-Bains de 1944 à 1945 puis de 1947 à 1953 et de 1965 à 1971
• Premier adjoint au maire de Plombières-les-Bains de 1953 à 1965
• Maire de Plombières-les-Bains de 1945 à 1947
• Conseiller général du canton de Plombières-les-Bains de 1945 à 1964
• Médecin
• Marié, trois enfants

Né à Brancourt dans le canton de Coussey, fils de François-Auguste, maître d'école, et de Marie-Anna Richard, Jean-Marie Gury poursuit des études au collège romarimontain Jules-Méline. Un collège, orgueil de toute une région, dont les pensionnaires sont fiers de narrer leur entrée. C'est le cas de Jean-Marie Gury. Accompagné de mes parents, nous prenions, à la station du Tholy, le tram venant de Gérardmer suant, crachant, sifflant, s'espoumonnant, il devait, avec une lenteur complice, nous amener à Remiremont, sous-préfecture à l'époque, mais de façon plus précise pour moi, au collège. Il n'était pas absolument l'inconnu à mes yeux, mon frère Antoine, disparu en 1954, m'y avait précédé, et n'avait pas manqué de me narrer les faits et prouesses qu'en ce lieu on accomplissait, m'enseignait moult précieux conseils qu'il était bon de posséder pour dignement s'y comporter.

En 1926, après six années d'assiduité et une dispense rectorale de la classe de 5e, il intègre la faculté de médecine de Strasbourg. Avant de quitter la cité des Chanoinesses, le futur carabin s'inscrit comme membre des Anciens élèves du collège Jules-Méline et aura le privilège de présider le banquet annuel de cette association en 1955. Jean-Marie Gury succède à cette agréable tâche à une pléiade de Vosgiens célèbres et rappelle : Trente ans bientôt, le 10 octobre 1926, en ce lieu, en cette délectable ambiance, j'avais l'insigne honneur d'être dignement introduit au sein de notre association sur la proposition des professeurs. Mon très illustre prédécesseur au siège du canton de Plombières-les-Bains, au conseil général dont il était le président, Maurice Flayelle, présidait nos agapes avec la distinction qui le caractérisait. Evoquant l'éternelle loi de contrastes entre le passé et le futur, il m'accueillait ici avec des paroles fort affables, ainsi que Camille Amet, député des Vosges, président de notre association.

Reçu à l'externat des hôpitaux en 1930, puis assistant du docteur Hœffel à l'hôpital de Remiremont, Jean-Marie Gury soutient brillamment sa thèse devant la faculté, si réputée, de Strasbourg en 1933. La même année, il effectue son service militaire à Nancy après avoir donné son nom à Alice Borst-Fonvielle. Le père de son épouse est un praticien de grande valeur, le médecin-colonel Fonvielle, maire de Gérardmer. Le docteur Jean-Marie Gury fait choix de Plombières-les-Bains comme lieu d'exercice de sa profession, le 11 mai 1934.

Durant la guerre de 1939-40, il est mobilisé au grade de médecin-major d'un groupe chirurgical mobile en Alsace, apportant sa contribution au cours des premiers combats de la Sarre. Rentré à Plombières-les-Bains, en janvier 1941, il reprend son activité médicale et ses servitudes professionnelles ne l'empêchent point de devenir membre agissant du réseau de Résistance Médecins et Gendarmes, bien connu de la faculté de médecine de Nancy. Après avoir été nommé conseiller municipal fin 1944 par le comité de Libération, le docteur Gury reçoit l'année suivante la première magistrature de la station plombinoise. Malgré une majorité encore accrue en octobre 1947, il renonce au poste de maire du fait de ses occupations médicales trop absorbantes, pour ne plus assumer, désormais, que les fonctions de premier adjoint, puis de conseiller municipal, sous les mandats de maître Claude.

Membre du conseil régional de l'ordre des médecins à Nancy, médecin-thermalisme, il réside rue des Sybilles à Plombières-les-Bains, aux côtés de son épouse et de ses trois enfants, Andrée, Jean-François et Denise. Représentant le canton plombinois en octobre 1945 avec l'étiquette indépendant qu'il a toujours conservée, le docteur Gury est porté en 1961 à la vice-présidence de l'assemblée départementale. Membre permanent de la commission Instruction, Assistance, Affaire et Sociales, il abandonne son siège cantonal aux élections de mars 1964 au détriment de l'industriel et maire ajolais, Amaury de Buyer-Mimeure. Jean-Marie Gury arrête la médecine le 1er janvier 1972, mais exerce encore quelques temps pendant la saison thermale, avant que son fils docteur Jean-François Gury lui succède définitivement. L'ancien capitaine médecin des sapeurs-pompiers, député-suppléant du ministre Maurice Lemaire, disparaît le lundi 19 mai 1975 à Plombières-les-Bains. Ses obsèques sont célébrées en l'église de sa cité par le chanoine Noël, ancien curé de la paroisse, assisté de l'abbé de Blic, suivies de l'inhumation au cimetière communal. La station thermale n'oublie pas son ancien édile. Sous la responsabilité du maire Gérard Grivet, un square de la ville porte désormais le nom de Jean-Marie Gury.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

Sources structurées

  1. Le Grand livre des élus vosgiens 2003 — Bertrand MUNIER
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Jean-Marie Adrien GURY », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5333 (consultée le 19 septembre 2026).

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