2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
JACQUOT Claude (Auguste)
(30 janvier 1948, Rambervillers)
• Maire de Fraize depuis 1989
• Conseiller général du canton de Fraize de 1998 à 2001
• Député des Vosges de 1997 à 2002
• Professeur
• Marié, deux enfants
La nomination du député-maire déodatien Christian Pierret au poste de secrétaire d’Etat conduit son suppléant Claude Jacquot à rejoindre, en 1997, le Palais-Bourbon. Une agréable promotion pour le premier magistrat fraxinien et une légitime fierté pour une famille originaire de Rambervillers. Épaulé par ses parents André et Georgette, employés aux Papeteries Boucher, Claude Jacquot s'inscrit a la faculté de lettres de Nancy suite à l'obtention de son baccalauréat au lycée spinalien Louis-Lapicque. Etudiant en lettres allemandes, il enseigne durant trois ans à Châtenois avant de rejoindre l’Ecole normale pour l'obtention de son certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement général dans les collèges (CAPE.G.C).
L’instituteur, devenu professeur, quitte la métropole en 1975 afin de rejoindre le département d’Outre-Mer de Guyane pour effectuer son service militaire. Aux côtés de son épouse Françoise, native d’Urville, et de sa fille Anne, il séjourne deux ans à Cayenne où naît Sandrine, son second enfant. De retour dans l'Hexagone, Claude Jacquot s’installe dans les Hautes-Vosges à Fraize comme professeur d’allemand au collège des Secs-Près. Avec son épouse infirmière libérale, il s‘investit dans le tissu associatif local et préside notamment le groupe Mosaic ou le Cerf (centre d'études et de recherches de Fraize). Correspondant de presse d'un important quotidien, il découvre les richesses de la région et constate les besoins de sa population.
Après une première tentative infructueuse en 1983, Claude Jacquot part six ans plus tard à la conquête de la mairie de Fraize. Un rendez-vous électoral qui se solde par une victoire sans partage pour sa formation. Reconduit dans ses responsabilités municipales les deux mandats suivants, il aspire en 1992 au fauteuil de conseiller général afin de dynamiser tout un canton encore meurtri par la crise du textile. Défait par le praticien plainfinois François Thiébaut, il inverse les rôles lors des échéances électorales de 1998. Investi d'une nouvelle mission, l'élu fraxinien peut mesurer le chemin parcouru depuis son départ de Rambervillers.
Trois ans plus tard, absorbé par ses fonctions de député-maire et en désaccord avec le fonctionnement de l'assemblée et les méthodes imposées par le président de l'exécutif départemental, il donne sa démission de conseiller général. En revanche, il devient président de la Communauté de communes de la Haute-Meurthe et surtout le premier président du syndicat mixte du pays de la Déodatie. Lors des échéances législatives de 2002, le ministre déodatien Christian Pierret renonce à se présenter. Claude Jacquot déclare : Je serai suppléant si Christian Pierret me le demande. S’il n'est pas candidat, il nous appartiendra de désigner celui ou celle qui sera le mieux à même de conserver le siège.
Poussé par les militants et sympathisants, Claude Jacquot décide finalement de croiser le fer avec notamment l’ancien député Gérard Cherpion. Cette décision inattendue est la résultante des élections présidentielles et le parachutage parisien avorté d'Aquilino Morelle. La seconde circonscription des Vosges retrouve donc une campagne électorale à l'accent et à une couleur beaucoup plus locale... avec principalement deux candidats de Fraize. Pour la première fois, Claude Jacquot est candidat à la députation sous son propre nom. Finalement, les lauriers du succès sont pour le vice-président de l’assemblée régionale. Claude Jacquot peut se consacrer entièrement à ses mandats électifs, mais aussi à ses fonctions de président du syndicat interhospitalier du bassin de Saint-Dié et de président de la Mission locale, responsabilités qu’il aurait abandonnées en cas de victoire aux législatives.
[
Bertrand MUNIER
, Le Grand livre des élus vosgiens ]