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François MANTRAND

[ Magnoncourt (70) , 31/12/1769 Xertigny (88) , 05/02/1841 (71 ans) ]

juge de paix , conseiller général

Biographie vosgienne

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « François MANTRAND », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5389 (consultée le 24 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

MANTRAND François (Pierre)
(31 décembre 1769, Magnoncourt, Haute-Saône - 5 février 1841, Xertigny)

• Conseiller général du canton de Xertigny de novembre 1833 à décembre 1833
• Juge de paix
• Marié, trois enfants

François Mantrand est né à Magnoncourt, petit village de la Haute-Saône, situé aux portes de Saint-Loup-sur-Semouse. Capitaine d'infanterie, puis percepteur, il s'installe à la fin du XVIIIe siècle en terre vosgienne, à Xertigny. Il donne son nom à Marie-Thérèse Villemin et, de cette union, naissent trois enfants. Son épouse est la fille de Joseph Villemin, le premier maire de l'histoire municipale de Xertigny (1800-1815). Au chef-lieu de la Vôge, François Mantrand acquiert une certaine notoriété et devient conseiller municipal de Xertigny, dès l'an VII.

Juge de paix comme son beau-père, il postule en 1833 au premier poste de conseiller général du canton de Xertigny. Ces premières élections ont lieu le 21 novembre, sous la présidence du premier magistrat certiniacien, Georges Beaudouin. Quarante personnes sont appelées à voter. Les candidats sont : François Mantrand, juge de paix à Xertigny, Alexis Lallemand, maître de forges à Uzemain, François Olry, propriétaire à Hadol et Charles d'Hennezel, propriétaire à Charmois-l'Orgueilleux. Brillamment élu, François Mantrand doit pourtant donner sa démission au préfet des Vosges quelques jours plus tard. En effet, il ne remplit pas les conditions d'éligibilité. La loi du 22 juin 1833 exige que le conseiller général paie depuis un an au moins une contribution de 200 francs dans le département où il a été élu. François Mantrand a bien réglé cette somme, même au-delà du chiffre demandé, mais dans son département franc-comtois où il demeurait auparavant. Par conséquent, son élection s'avère caduque.

Le 1er décembre 1833, le préfet des Vosges reçoit la démission de l'ancien conseiller général du canton de Xertigny. Un poste que François Mantrand occupe seulement dix jours. De nouvelles élections cantonales sont inéluctables, elles interviennent le 22 décembre 1833. Alexis Lallemand, maître de forges aux Forges d'Uzemain, lui succède. François Mantrand, en règle avec l'administration départementale vosgienne, essaie une seconde fois aux élections de 1839. Sans réussite ! Néanmoins, le juge de paix se console en devenant conseiller d'arrondissement de 1834 à 1839. Son fils François-Nicolas (biographie suivante) siégera au conseil général des Vosges. François Mantrant s'éteint le 5 février 1841 et reçoit sépulture au cimetière de l'Orémus à Xertigny, situé autour de l'église Sainte-Walburge.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « François MANTRAND », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5389 (consultée le 24 septembre 2026).

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