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Olympe MASSON

[ Fraize (88) , 09/09/1833 – Fraize (88) , 11/03/1892 (58 ans) ]

magistrat , maire , conseiller général

Biographie vosgienne

Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

MASSON Olympe (Nicolas Sixte)
(9 septembre 1833, Fraize - 11 mars 1892, Fraize)

• Maire de Fraize de 1880 à 1889
• Conseiller général du canton de Fraize de juin 1882 à juillet 1882
• Magistrat
• Célibataire

L'histoire des hommes politiques vosgiens est riche en événements et surtout fertile en rebondissements. Olympe Masson ne déroge pas à cette règle. Ce licencié en droit, né à Fraize, de l'union de Jean-Nicolas et de Marie-Marquerite Olry, est maire de sa commune depuis deux ans lorsqu'il est sollicité comme candidat aux élections cantonales de 1882. Le premier magistrat fraxinien est appelé à succéder au notaire Aimé Georgeon qui donne sa démission pour raisons de santé, après douze années de présence au sein du conseil général des Vosges. Cependant, entre la théorie et la pratique, il y a un hiatus considérable. Olympe Masson refuse catégoriquement toute candidature, car le canton de Fraize est pratiquement ingérable et les querelles de clochers sont omniprésentes.

Les communes du canton sont divisées : à Anould suite à un refus d'autorisation d'une féculerie, à Ban-sur-Meurthe et à Clefcy suite à des problèmes de voiries ou encore à Mandray où la population et le conseil municipal sont scindés en deux, le préfet des Vosges demande la démission de tous les élus. Il est donc évident que les éventuels candidats ne sont pas légion. Devant un tel refus de leurs administrateurs, les électeurs prennent sérieusement cet épineux problème en mains. Ils impriment et placardent diverses affiches, convoquant d'urgence les conseillers municipaux et les maires du canton à s'entendre sur le choix d'un candidat au conseil général, en remplacement de maître Georgeon. Suite à cette action, Olympe Masson est plébiscité, et le dimanche 25 juin 1882 il est élu conseiller général. Ce résultat n'est pas du tout apprécié par l'élu local qui, le mois suivant, donne sa démission. De ce fait, des élections partielles ont lieu le 13 août et son successeur est Paul Marcillat, brasseur à Plainfaing.

Souffrant depuis quelques semaines, l'état de santé d'Olympe Masson inspire des inquiétudes à son entourage. Rien ne laisse pourtant prévoir une fin aussi rapide. Le vendredi 11 mars 1892, après avoir pris son repas au lit, il manifeste à sa gouvernante l'intention de se reposer. La ménagère sort pour faire son marché quotidien et quand elle rentre, une heure plus tard, elle frappe à la chambre d'Olympe Masson mais ne reçoit aucune réponse. Ce silence l'inquiétant, elle entre dans la pièce où demeure l'ancien premier suppléant de la justice de paix et constate qu'il vient de fermer les yeux à jamais.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

Sources structurées

  1. Le Grand livre des élus vosgiens 2003 — Bertrand MUNIER
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Olympe MASSON », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5403 (consultée le 25 septembre 2026).

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