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Camille MÉLINE

[ Saint-Dié-des-Vosges (88) , 22/01/1899 – Saint-Dié-des-Vosges (88) , 05/12/1980 (81 ans) ]

vétérinaire , maire , conseiller général

Biographie vosgienne

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « Camille MÉLINE », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5414 (consultée le 25 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

MÉLINE Camille (François Joseph)
(22 janvier 1899, Saint-Dié - 5 décembre 1980, Saint-Dié)

• Maire de Gérardmer de 1959 à 1965
• Conseiller général du canton de Gérardmer de 1945 à 1967
• Docteur-Vétérinaire
• Marié, six enfants

Camille Méline est né à Saint-Dié comme sa mère alors que son père est originaire de Darney. Après des études secondaires au collège déodatien et au lycée Charlemagne, il intègre l'École vétérinaire d'Alfort… mais la Grande Guerre survient. Après l'Armistice de novembre 1918, Camille Méline retourne à l'école d'Alfort et en sort diplômé en 1921. Il termine alors son service militaire à la section de cavalerie de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, puis en occupation en Rhénanie.

Vétérinaire à Trêves, il revient et s'installe provisoirement dans les Vosges à Fraize. Néanmoins, c'est à Gérardmer à la place du docteur Grapin, rue de la République, que se fixe définitivement le vétérinaire. Appelé sous les drapeaux en 1939, le docteur Méline est démobilisé en avril 1940 après la naissance de son sixième enfant. En effet, il épouse Lucienne Christophe et de leur union naissent quatre garçons, Jean, Jacques, Pierre, Philippe et deux filles, Marie-Françoise et Denise. Dès 1940, il réussit à faciliter le passage d'Alsace dans les Vosges, de prisonniers français évadés, leur fournissant nourriture et vêtements et assurant leur transport. En 1944, ses activités patriotiques l'obligent à plusieurs reprises à se cacher avec ses deux fils aînés pour échapper à la déportation. Le 17 novembre de cette terrible année, le bombardement de Gérardmer fait de lui un sinistré total. À la Libération, le docteur Méline reconstruit dans cette ville, rue Chanony, sa demeure familiale. Conjointement à son activité professionnelle, Camille Méline entre dans la vie publique gérômoise, d'abord conseiller municipal, puis adjoint aux côtés du maire de l'après-guerre, Jean Delacroix. En 1959, il prend en charge les destinées de sa ville et au mandat suivant, les rênes de la mairie sont reprises par Gérard Gille. Mais la carrière politique de Camille Méline débute réellement en 1945, quand il rejoint l'assemblée départementale. Succédant au docteur Pierre Durand, il représente pendant vingt-deux années les habitants du canton de Gérardmer au conseil général des Vosges, avant d'abandonner son fauteuil au profit de l'industriel Robert Houot.

Aux premières élections législatives d'après-guerre, en juin 1946, Camille Méline échoue dans sa tentative de gagner le Palais-Bourbon, sur une liste composée du docteur Jean Poirot, Jean Baumann, Georges Chaix et Michel Madelin. Seize ans plus tard, il récidive sa candidature aux élections législatives, sur la seconde circonscription de Remiremont. Une élection qui reviendra à un jeune Ardennais venu s'implanter en terre vosgienne... Christian Poncelet. Retiré de la vie publique, le docteur Méline s'éteint le vendredi 5 décembre 1980, dans sa quatre-vingt-deuxième année et rejoint, au cimetière de Gérardmer, son épouse Lucienne, disparue le 21 janvier 1974.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Quelques contemporains

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Camille MÉLINE », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5414 (consultée le 25 septembre 2026).

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