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Pierre PROVENSAL

[ Nancy (54) , 28/02/1803 – Neufchâteau (88) , 20/07/1884 (81 ans) ]

manufacturier , maire , conseiller général

Auteur vosgien Biographie vosgienne

Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

PROVENSAL Pierre (Eugène)
(28 février 1803, Nancy, Meurthe-et-Moselle - 20 juillet 1884, Neufchâteau)

• Maire de Moussey de 1837 à 1838 et de 1842 à 1843
• Conseiller général du canton de Senones de 1833 à 1848
• Manufacturier
• Marié, deux enfants

Pierre Provensal (Eugène en famille) voit le jour le 28 février 1803 à Nancy. Après avoir fait de brillantes études de lettres au collège de Metz, il choisit la carrière du barreau et prête, en 1834, le serment d'avocat. Ses oncles, à la tête des usines de Senones, réclament sa collaboration, avant de lui en confier la gestion. Membre du conseil général des Vosges pour le canton de Senones de 1833 à 1848, puis maire de Moussey à deux reprises, il est l'un des trois délégués de l'industrie des tissus de l'Est envoyés à Paris. En 1846, ils présentent au gouvernement les doléances des industriels de cette région. Le manufacturier mousséen devient plus tard propriétaire des tissages de Moussey.

Sa carrière industrielle prend fin en 1848, date à laquelle Eugène Provensal est intéressé par une charge d'agent de change. Toutefois, ses études littéraires absorbent la seconde partie de sa vie. L'industrie cède la place au poète. Membre de l'Académie du Var et des Muses Santones, poète au nom prédestiné, il donne de nombreux poèmes où il montre, avec les plus gracieuses qualités de style et d'érudition, toutes ses émotions d'artiste. L'art est une patrie, un ciel harmonieux, le céleste jour des chants mélodieux.... C'est dans cette patrie qu'Eugène Provensal vit plus de trente années et dans ces sphères élevées qu'il cherche non pas le bonheur, Le bonheur ! Rêve creux, ombre, folle chimère, que poursuit sans relâche un espoir éphémère…, mais un idéal d'honnêteté et de science, en même temps que l'aliment du plus pur patriotisme.

Patriote, il l'est en effet. Il a quitté Metz le jour même où l'annexion de cette ville par l'Allemagne a été officiellement annoncée. Commandant de la garde nationale, il rend son dernier soupir le 20 juillet 1884 à Neufchâteau, dans sa 82 année, sur cette terre des Vosges, à juste raison, appelée le boulevard et le rempart de la France. Eugène Provensal est marié et père d'une fille et d'un garçon. En 1855, une grande douleur vient le frapper. Son gendre, le commandant d'artillerie Souty est mortellement blessé à la prise de Malakoff dans l'accomplissement d'un acte héroïque. Quant à son fils Léonce, il naît en 1831 à Senones au château des princes de Salm. Saint-Cyrien, une vocation subite et irrésistible le pousse vers la marine. Quittant son lycée et sa famille pour s'embarquer au Havre sur un bateau de commerce, il navigue pendant douze années, mais contracte de nombreuses maladies. Retiré à Neufchâteau où réside son père, Léonce Provensal s'éteint le 27 juin 1901.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

Sources structurées

  1. Le Grand livre des élus vosgiens 2003 — Bertrand MUNIER
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Pierre PROVENSAL », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5458 (consultée le 28 septembre 2026).

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