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René TURQUET

[ Saint-Ouen-les-Parey (88) , 23/05/1902 – Nancy (54) , 11/11/1966 (64 ans) ]

agriculteur , maire , conseiller général

Biographie vosgienne

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « René TURQUET », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5506 (consultée le 30 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

TURQUET René (Paul)
(23 mai 1902, Saint-Ouen-les-Parey - 11 novembre 1966, Nancy, Meurthe-et-Moselle)

© Le Grand Livre des élus vosgiens, éd. Gérard Louis, 2003
• Maire de Saint-Ouen-les-Parey de 1947 à 1961
• Conseiller général du canton de Bulgnéville de 1958 à 1966
• Agriculteur
• Marié, deux enfants

Toute sa vie, René Turquet agriculteur reste attaché à son village natal, Saint-Ouen-les-Parey où il possède une petite exploitation d'industrie du bois. Marié à Louise Jacquemin dont le père Paul est conseiller d'arrondissement du canton de Bulgnéville, il est père de deux filles, Andrée et Monique. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, René Turquet prend part comme chef de sizaine au maquis du sous-secteur de Saint-Ouen-les-Parey, Médonville, Gendreville, Jainvillote et autres lieux, qu'un certain aspirant Albert Voilquin a, à une période critique, la lourde responsabilité de commander. Blessé d'une balle à la jambe, René Turquet subit quelques semaines plus tard l'amputation de ce membre. Décoré de la croix de guerre et de la médaille militaire, il se voit conférer la croix de chevalier de la Légion d'honneur, en reconnaissance de ses mérites.

Aux secondes élections municipales d'après-guerre, ses concitoyens l'envoient tout naturellement au poste de premier magistrat de Saint-Ouen-les-Parey. Il y reste quatorze années. Mais son rayonnement politique ne se limite pas à son cher village. Aussi, succède-t-il, contre toute attente, au négociant René Linge, au fauteuil de conseiller général du canton de Bulgnéville. Cette même année 1958, il épaule efficacement son ami et percepteur de Vrécourt, Albert Voilquin, candidat aux élections législatives sur la circonscription de Neufchâteau. L'association Voilquin-Turquet enlève le siège à pourvoir au second tour de scrutin, face au jeune avocat et conseiller général de Xertigny, Jean-François Dupré. Ce succès est le point de départ du long et fructueux parcours départemental et national d'Albert Voilquin.

Se consacrant à son canton et aux nombreux problèmes touchant le secteur agricole, René Turquet est victime d'un accident cardiaque. Malgré les aménagements que réclame son état de santé, il est de nouveau admis à l'hôpital de Neufchâteau, avant d'être transféré à l'hôpital Bonsecours de Nancy. Suite à une intervention chirurgicale très délicate, René Turquet s'éteint le vendredi 11 novembre 1966, en cours de mandat. Profondément attaché à sa famille et à son village, catholique convaincu, il reçoit des funérailles grandioses, célébrées par l'abbé Karner, ancien ami de la paroisse. À l'issue de la messe, le cortège prend le chemin du cimetière de Saint-Ouen-les-Parey où le préfet des Vosges, Georges Gerbod, prononce l'éloge funèbre.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « René TURQUET », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5506 (consultée le 30 septembre 2026).

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