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André VALENTIN

[ Étival-Clairefontaine (88) , 06/03/1917 – Saint-Dié-des-Vosges (88) , 09/05/1996 (79 ans) ]

enseignant , maire , conseiller général

Biographie vosgienne

Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

VALENTIN André
(6 mars 1917, Étival-Clairefontaine - 9 mai 1996, Saint-Dié)

© Le Grand Livre des élus vosgiens, éd. Gérard Louis, 2003
• Conseiller municipal des Vieux-Moulins de 1948 à 1953
• Maire des Vieux-Moulins de 1971 à 1977
• Adjoint au maire de Senones
• Conseiller général du canton de Senones de 1964 à 1988
• Directeur d'école
• Marié

Fils de postier, André Valentin est né le 6 mars 1917 à Étival-Clairefontaine. Après de solides études primaires et secondaires, puis à l'École normale, il effectue son service militaire en 1940 et obtient le grade d'aspirant, responsable du centre de démobilisation. Débutant une carrière d'enseignant rural, la guerre interrompt ses projets. Dans la France alors coupée en deux, l'aspirant Valentin se sert de sa fonction pour faciliter le passage de nombreux français et surtout celui des Senonais, de 1940 à 1942. Quand il quitte l'armée, la police s'intéresse alors à son activité clandestine. Nommé instituteur au village du Puid (1942), il entre au service de la Résistance (1943). La Gestapo prend la décision de l'arrêter le 22 septembre 1944. André Valentin profite de l'incendie de l'école du Puid pour échapper à ses poursuivants et rejoindre alors les rangs de la Résistance de la région de Senones. De son côté, son épouse Renée Gonand connaît les dures souffrances de la déportation à Schirmeck.

À la Libération, André Valentin est nommé directeur d'école aux Vieux-Moulins, un village dont il devient maire de 1971 à 1977, après avoir été conseiller municipal de 1948 à 1953. Le couple s'installe ensuite à Senones, rue Poincaré. L'ancien enseignant reprend le chemin des urnes et se présente aux élections municipales, sur une liste conduite par le maire Pierre Lambillon dont il devient l'adjoint. Le nom d'André Valentin reste également attaché au canton de Senones, qu'il représente durant quatre mandats à l'assemblée départementale. En effet, en 1964, il succède à l'ancien maire senonais Adrien Bernard, qui ne sollicite plus les suffrages des électeurs. À chaque consultation électorale, André Valentin enlève le siège à pourvoir contre vents et marées. En revanche, en 1988, la tendance s'inverse. La crise profonde du textile meurtrit jour après jour toute la région. Les élections de cette année offrent au jeune praticien Jean-Sébastien Tronquart de ravir le fauteuil de conseiller général à André Valentin. Une page de l'histoire politique locale se tourne... L'ancien élu quitte définitivement la vie active et connaît de nombreux problèmes de santé. Hospitalisé à Saint-Dié fin avril 1996, André Valentin s'éteint le jeudi 9 mai. Comme pour son prédécesseur Adrien Bernard, une chapelle ardente est dressée dans le salon d'honneur de l'hôtel de ville de Senones afin de permettre à ses anciens concitoyens de se recueillir. André Valentin repose au cimetière d'Étival-Clairefontaine.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

Sources structurées

  1. Le Grand livre des élus vosgiens 2003 — Bertrand MUNIER
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « André VALENTIN », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5509 (consultée le 1 octobre 2026).

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