Présent depuis 1977 à toutes les élections municipales, cantonales ou législatives, Guy Vaxelaire est une figure incontournable de la vie politique vosgienne. Quatrième enfant de Lucien Vaxelaire, artisan granitier, et de Jeanne Fleurette, il naît au domicile familial à la ferme du Droit en août 1949. Après une scolarité classique à La Bresse et une formation au lycée d'enseignement professionnel de Remiremont, il est employé dans une petite entreprise privée avant d'intégrer T.D.F (télé diffusion de France). En disponibilité professionnelle depuis 1993, il se consacre pleinement, dès cette date, à ses différents mandats électifs.
Une vie publique que Guy Vaxelaire embrasse aux élections municipales de mars 1977. Confronté à une formation conduite par le maire sortant, il réussit, au-delà de toutes espérances, à intégrer l'assemblée municipale bressaude. Chaleureusement plébiscité par ses concitoyens, les collègues conseillers municipaux le désignent ensuite maire de leur commune, succédant ainsi à Jean Mougel. Ce premier succès ne sera pas sans lendemain. Pendant plusieurs années, les diverses consultations cantonales de la vallée de la Moselotte, se résument à une confrontation entre le Counehet Gérard Braun et le Bressaud Guy Vaxelaire. Fort de son investiture de 1977, le maire de La Bresse aspire deux ans plus tard au fauteuil cantonal. Dans une région fortement liée à la crise du textile, il défait Gérard Braun et dans une moindre mesure, l'inusable médecin romarimontain Pierre Bastien, connu pour ses travaux sur l'empoisonnement par les champignons. Benjamin du conseil général des Vosges, Guy Vaxelaire ne renouvelle pas sa performance au terme de ce mandat, laissant les lauriers à son prédécesseur.
Le premier magistrat bressaud regagne l'Hôtel du département lors de l'élection cantonale de 1992. Ce résultat flatteur efface les législatives de 1988 qui avaient vu l'électorat bressaud bouder son maire. Face à une pléthore de candidats, les électeurs saulxurons le conforte avocat de leur canton au conseil général lors de la consultation de mars 1998. Guy Vaxelaire est sans cesse confronté à l'arbitrage des urnes. En mars 2001, à la tête de la formation L'Avenir Avec Vous, il se présente pour la cinquième fois consécutive au choix de ses concitoyens lors d'une élection municipale... et La Bresse (malgré une liste d'opposition) lui renouvelle sa confiance.
Maire, conseiller général, Guy Vaxelaire espère conquérir le fauteuil de député aux législatives de juin 2002 et n'a cure de ses trois précédents échecs face à Christian Spiller, et à deux reprises face à François Vannson. Investi à l'unanimité de la confiance des responsables et des militants de son parti politique, il part à la conquête de la troisième circonscription des Vosges aux côtés de Jacqueline Bedez-Stouvenel, conseillère régionale et maire de Raon-aux-Bois. Analysant les résultats des différents scrutins politiques de sa région et surtout de sa défaite par le chas de l'aiguille en 1997, il espère enfin gagner le Palais-Bourbon. Vingt ans auparavant, il avait goûté avec parcimonie aux effluves embaumées d'une campagne législative soldée par un succès, en tant que suppléant du maire stéphanois Jean Valroff.
Entre temps, le samedi 22 décembre 2001, la Communauté de communes de la Haute-Moselotte est portée sur les fonds baptismaux à Cornimont... et Guy Vaxelaire en devient le président. Néanmoins, l'année 2002 sera fertile en événements pour l'édile bressaud. Prendra-t-il place parmi les délégués de la nation au lendemain de l'élection présidentielle ? Comme toujours les urnes rendront leur résultat... et pratiquement comme toujours, Guy Vaxelaire sera opposé à François Vannson. Durant toute la campagne législative, la troisième circonscription des Vosges est suivie attentivement, tant par les médias locaux que par la presse nationale. Au soir du premier tour de scrutin, le député sortant est en ballottage favorable, talonné par Guy Vaxelaire. Huit jours après, François Vannson reste à son fauteuil au Palais-Bourdon...
L'élu montagnard assure avec philosophie que c'est sa dernière candidature à l'Assemblée nationale. Bien sûr, je suis très déçu pour le courant que je représente, mais il faut savoir s'incliner. Je me suis battu avec mes convictions, en faisant une campagne de terrain, de proximité, à laquelle en y réfléchissant bien, nous ne trouvons aucune faille.
Toutefois, Guy Vaxelaire continue à s'investir pleinement pour une région à vocation touristique et à sa mission au sein de l'Association des populations de montagne du monde, où il a été désigné à Quito (Équateur) pour représenter le continent européen. Des succès qu'il partage aux côtés de son épouse Marie-Louise Perrin qui lui a donné trois enfants : David, Karine et Sandra.