Pierre PELOT




Biographie

1945 : Naissance le 13 novembre à Saint-Maurice-sur-Moselle (Vosges).

Famille modeste : son père est menuisier-charpentier et sa mère ouvrière (rentreuse), tous deux à l'usine textile où le jeune Pelot aurait dû travailler à son tour.


1959 : Certificat d'études primaires (il est le second du canton !). Premiers essais de romans dans des cahiers d'écolier.

Huit jours dans un centre de formation d'apprentis (section électricité) à Mulhouse : il s'enfuit avec quatre copains du village...

Puis trois mois d'apprentissage de la mécanique générale chez son parrain, à Saint-Maurice.


1960-1963 : Apprentissage du dessin par correspondance (méthode ABC) pendant trois années. Il commence à créer des B.D. "Pendant plusieurs années, beaucoup de travail pour rien"…

1962 : Décès de son père.

1963 : Premier article de presse le concernant dans L'Est républicain, le 19 avril, signé de Charles Laprévôte : "Un Frémi de 17 ans est le "père" d'un attachant justicier du Far-West : Bob Hart", à propos de ses bandes dessinées. On y apprend que Pelot "s'est procuré une solide érudition en piochant l'histoire des U.S.A., du folklore du Far-West, et de la langue "interjective" des cow-boys". En 1964, le même journaliste reconnaîtra qu'il "est une encyclopédie vivante du Far-West, histoire, géographie, sociologie, folklore, législation, ethnographie, etc… Il est imbattable sur la généalogie de Cochise ou sur les descendants du Dernier des Mohicans". De fait, l'un de ses livres de chevet serait plutôt : Pieds nus sur la terre sacrée, de Mac Luhan…

Lettre d'encouragement de Hergé. Il a 18 ans, il décide de devenir écrivain. De vivre de sa plume, exclusivement.


1966 : Premier livre publié, en février : La Piste du Dakota (écrit fin 1963), dédicacé à son père. Il en publie cinq autres la même année, tous chez Marabout.

Il crée Dylan Stark, le métis qui deviendra le personnage principal d'un véritable "trail movie", au long de vingt deux romans ou nouvelles.

Ses lectures préférées jusqu'en 1966 : Hemingway, Caldwell, Camus (L'Étranger), Cendrars, Giono, Hougron, Salinger (L'Accroche cœur), les Stroumpfs et Astérix… En 1967, il ajoutera : Steinbeck et Faulkner.


1967 : Le 21 novembre, il reçoit à Paris le Prix des Treize pour La Couleur de Dieu.

Un mois plus tard, le 22 décembre, il se marie avec Irma, à Saint-Maurice-sur-Moselle.


1969 : Après avoir rêvé de l'Amérique à 17 ans, il décide de construire sa maison à Saint-Maurice, sur le lieu même de ses jeux d'enfance.

Mais au début de l'année, Marabout décide d'arrêter la collection Marabout Jeunesse, et donc la série Dylan Stark, pour cause de non rentabilité... La période qui suit est "plutôt noire" : "la course aux éditeurs commence et se termine par des contrats pour des romans pour la jeunesse, avec G.P. Rouge et Or et pour Bibliothèque de l'amitié, Laffont".

Le 21 juin, naissance de son fils, Pierre Dylan.


1970 : Il publie en juin son premier ouvrage hors Marabout : La Drave (Éditions G.P.).

En août, ses lectures : toujours Caldwell et Faulkner, avec Prévert, Brassens, et surtout découverte de la S.-F. : Barjavel (La Nuit des temps), Bradbury (Chroniques martiennes), Dick (son auteur préféré), Sturgeon, Spinrad, Simak, Wul, Lovecraft, Jeury…


1972 : Les Étoiles ensevelies (qui recevra sept prix et sera adapté à la télévision) est son premier roman à prendre les Vosges pour décor. Il s'agit de l'adaptation d'un Dylan Stark non édité.

Cette même année, il publie son premier roman de science-fiction : Une autre Terre. "Il faudrait dire plutôt social-fiction", affirmera-t-il plus tard.

C'est encore l'année du premier Fleuve Noir signé Pierre Suragne (La Septième saison, un autre livre adapté d'un "western") : il y aura vingt-trois romans "suragniens" (et dix nouvelles) jusqu'en 1980.

Depuis : Il n'arrête pas d'écrire. Et de publier…





Lire la notice écrite par Pelot lui-même pour Le Dictionnaire de Jérôme Garcin.