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Alfred Barthélemy BRUGNOT

[ Monthélie (21) , 11/05/1827 Paris (75) , 07/05/1903 (75 ans) ]

notaire , député , sénateur

Biographie vosgienne

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ecriVOSGES, « Alfred Barthélemy BRUGNOT », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=1016 (consultée le 5 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

1882 — Annuaire des Vosges / Léon Louis

BRUGNOT Alfred Barthélemy.- Né à Monthélie (Côte d’Or), le 11 mai 1827, ancien notaire, propriétaire, conseiller municipal à Épinal.

A Paris, place du Théâtre Français, 3.
Remplace M. Jeanmaire, député démissionnaire de l’arrondissement d’Épinal (1re circonscription : Épinal, Bains, Xertigny).
[Annuaire 1882, p. 143].

A Paris, place du Théâtre Français, 3.
Siège à gauche.
[Annuaire 1886, p. 181 ; Annuaire 1890, p. 166].

Élu sénateur par 781 voix aux élections départementales du 4 janvier 1891.
Siège à la gauche démocratique.
[Annuaire 1892, p. 156].

[ Léon LOUIS , Annuaire des Vosges ]

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

BRUGNOT (Alfred Barthélemy).- Né à Monthelie (Côte-d’Or) le 11 mai 1827, il est gendre de M. Jeanmaire, ancien député.

Notaire à Épinal pendant plusieurs années, M. Brugnot a été élu député des Vosges, le 21 août 1881, par la 1ère circonscription de l’arrondissement d’Épinal, avec 7 829 voix sur 8 946 votants, sans concurrent. Il a été réélu le 4 octobre 1885, au scrutin de liste, le 3e sur 6 avec 45 874 voix. Le 1er août 1886, il se présenta dans le canton de Xertigny comme candidat au Conseil général ; il obtint, sans être élu, 4 510 voix contre 1 656 à M. Albert de Pruines, et 28 à divers.

[ Félix BOUVIER , Biographie générale vosgienne ]

1889 — L'Est républicain

VOSGES
PREMIÈRE CIRCONSCRIPTION D'ÉPINAL
M. BRUGNOT

M. Alfred-Barthélemy Brugnot est né à Monthélie, dans le département de la Côte-d'Or, en 1827. Il assista, jeune encore, à la révolution de 1848 et, peu de temps après, prit une part énergique, avec les républicains de son département, et notamment avec Spuller aîné, aux préparatifs de résistance contre le coup d'État. Aux élections de 1863, à celles surtout de 1869, il combattit de toutes ses forces les candidats officiels. Les républicains d'Épinal le nommèrent conseiller municipal en 1874. Lors des élections sénatoriales de 1876, M. Brugnot se distingua dans la lutte contre la réaction et non sans succès, car le président même du conseil des ministres, M. Buffet, subit un échec irréparable. M. Brugnot combattit de nouveau M. Buffet aux élections législatives de 1876 et le fit encore échouer. En 1879, M. Brugnot fut renommé conseiller municipal par les électeurs d'Épinal et en 1881 il était élu député sans concurrent. En 1885, il figurait de nouveau sur la liste républicaine du département des Vosges, battant les candidats de son vieil antagoniste Buffet, dont les partisans resteront demain encore sur le carreau.

[ L'Est Républicain , samedi 21 septembre 1889 ]

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve

BRUGNOT Alfred Barthélemy.- Né à Monthélie (Côte-d’Or) le 11 mai 1827.

Sénateur des Vosges.

M. Brugnot exerçait la profession de notaire à Épinal lorsqu’il se présenta pour la première fois comme candidat républicain aux élections législatives de 1881. Élu avec une forte majorité dans la 1re circonscription d’Épinal, il fut constamment réélu depuis.

Aux élections sénatoriales de 1891, il se présenta avec succès, concurremment avec M. Frogier de Ponlevoy et fut élu par 781 voix contre 161 attribuées à son adversaire politique.

M. Brugnot a épousé la fille de M. Jeanmaire, ancien député.

[ Henri JOUVE , Dictionnaire biographique des Vosges ]

1904 — Annuaire des Vosges

BRUGNOT (Alfred) 1827-1903.- M. Brugnot (Alfred) était originaire de la Côte-d’Or. Né à Monthélie le 11 mai 1827, notaire à Épinal pendant plusieurs années, gendre de M. Jeanmaire, ancien député, M. Brugnot fut élu député des Vosges le 21 août 1881 dans l’arrondissement d’Épinal (première circonscription). Il fut réélu en 1885 au scrutin de liste et, en janvier 1891, il entrait au Luxembourg pour y représenter les Vosges jusqu’à sa mort (5 avril 1903).

M. Brugnot a été un laborieux […], un sage. Avec une entente éclairée des choses de la […] heureusement partagé son temps entre le travail assidu et l’accompagnement régulier des multiples devoirs qu’imposait à sa conscience toujours en éveil le sentiment particulièrement élevé de sa responsabilité.

Autrefois notaire à Épinal, on se plaisait à reconnaître en lui une intelligence d’élite, une science approfondie du droit, une rare connaissance des affaires et une irréprochable probité. On lui faisait honneur d’une carrière dignement parcourue, qui lui avait valu la confiance d’une clientèle étendue et l’estime unanime de ses concitoyens.

L’homme public en M. Brugnot défiait, aussi bien, toute critique.

Attaché à l’opinion républicaine autant par ses convictions que par son origine et ses liens de parenté, il comptait au premier rang de ceux dont la pensée politique était recueillie avec fruit et la parole écoutée avec déférence. On avait appris par l’expérience à compter sur lui dans les moments difficiles. Son autorité s’était peu à peu accrue de tous les services qu’il avait rendus. Elle était arrivée à ce point que, lorsque, le 21 août 1881, il se présenta à la Chambre des députés, personne n’osa affronter la lutte contre lui.

Au Palais-Bourbon, il prit place à côté dé son compatriote Jules Ferry. Il soutint sa politique de ses votes indépendants et lui voua une fidélité à laquelle la mort inattendue de son illustre ami put seule, dans la suite, mettre un terme prématuré.

A la Chambre comme au Sénat, où depuis 1891, il représentait le département des Vosges, M. Brugnot devait se faire remarquer par la netteté de ses idées, la franchise de ses allures et la droiture d’un caractère qui ne connaissait ni défaillance ni hésitation quand il s’agissait d’une liberté à défendre où d’un progrès à réaliser.

La République a perdu dans cet homme de bien, aussi sûr que modeste, un de ses plus fermes soutiens, la démocratie un de ses plus vaillants défenseurs.

(Extrait du discours prononcé à la rentrée des Chambres, par M. Fallières président du Sénat).

[ J. FRANCOIS , Annuaire des Vosges ]

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

BRUGNOT (Alfred Barthélemy), notaire, député des Vosges
(Monthelie (Côte d’Or), 11 mai 1827 - Paris, 7 mai 1903)

Notaire installé à Épinal, il se présente aux élections législatives le 21 août 1881 dans la circonscription d’Épinal, en même temps que son beau-père, Eugène Jeanmaire. Ce dernier n’est pas élu, mais Alfred Brugnot devient député des Vosges.

Républicain modéré, il soutient la politique de Jules Ferry, président du conseil. Il est réélu sur la liste opportuniste des Vosges le 4 octobre 1885, siège à l’Union des gauches et se prononce pour les poursuites contre le général Boulanger.

Il est réélu le 22 septembre 1889 et intervient à la Chambre à propos de la reconstruction du collège d’Épinal. Le 4 janvier 1891, en même temps que son ami Jules Ferry, il est élu sénateur des Vosges. Il siège avec l’Union républicaine, il s’intéresse aux questions juridiques et financières. Réélu au sénat le 28 janvier 1900, il meurt en fonctions.

Bibl. : Robert.- Dictionnaire des parlementaires français 1789-1889, tome I, p. 513.
Jolly.- Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome II.
Bouvier.- Biographie générale des Vosges, p. 368.
D.B.F., tome VII, col. 481.

[ Albert RONSIN , Les Vosgiens célèbres ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

BRUGNOT Alfred (Barthélémy)
(11 mai 1827, Monthélie, Côte d’Or - 7 avril 1903, Paris)

• Député des Vosges de 1881 à 1891.
• Sénateur des Vosges de 1891 à 1903.
• Notaire.
• Marié.

Alfred Brugnot, originaire d’une petite ville de Bourgogne, est âgé de 27 ans lorsqu’il succède comme notaire à Épinal, le 23 avril 1855, à maître Nicolas Payonne. Dans la cité des Images, il fait la connaissance de mademoiselle Jeanmaire, la fille d’Eugène Jeanmaire, député des Vosges de 1876 à 1881. Devenue madame Brugnot, elle suit son mari dans sa vie professionnelle puis politique et accueille avec plaisir la requête des élus spinaliens qui donne le nom de son père à une rue d’Épinal.

Après avoir vendu son étude à maître Louis Molard, Alfred Brugnot est élu député des Vosges le 20 août 1881, dans la première circonscription spinalienne à la suite de son beau-père. Il réclame dans sa profession de foi la réforme électorale du Sénat et la suppression des sénateurs inamovibles. Il siège parmi les républicains modérés, soutient la politique du Concordat pour l’expédition du Tonkin, contre l’élection des juges. Réélu en 1889, il vote contre la révision de la Constitution, pour les poursuites contre les membres de la Ligue des patriotes. Il est l’auteur de plusieurs rapports, notamment sur la législation des sociétés, sur les marchés à terme, sur les finances...

Le 4 janvier 1891, il se présente avec succès au Sénat et décède en cours de mandat le 7 avril 1903 à Paris, étant malade depuis fort longtemps. Député, sénateur, Alfred Brugnot échoue cependant dans son unique tentative de conseiller général, en se présentant à Xertigny face à l’industriel de Semouse, Albert de Pruines.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Alfred Barthélemy BRUGNOT », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=1016 (consultée le 5 septembre 2026).

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