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Jules Joseph CHARLES

[ Minorville (54) , 26/05/1865 Remiremont (88) , 18/03/1927 (61 ans) ]

médecin , conseiller général

Biographie vosgienne

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ecriVOSGES, « Jules Joseph CHARLES », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=1053 (consultée le 5 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve

CHARLES Joseph-Jules.- Né à Minorville (Meurthe-et-Moselle) le 26 mai 1865.

Docteur en médecine à Remiremont.

Lauréat (médaille d’argent) de la faculté libre de Lille (1887-88, 1889-90).

On doit à M. le docteur Charles une thèse traitant : Des résections de l’avant-bras après les traumatismes des parties molles (Faculté de Paris, 17 juin 1891).

[ Henri JOUVE , Dictionnaire biographique des Vosges ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

CHARLES Jules (Joseph)
(27 mai 1865, Minorville, Meurthe-et-Moselle – 18 mars 1927, Remiremont)

• Conseiller général du canton de Remiremont de 1901 à 1907.
• Médecin.
• Marié.

La famille Charles, agriculteurs à Minorville, petit village de l’arrondissement de Toul, accueille avec bonheur la naissance de leur fils et petit-fils Jules, le 27 mai 1865. Joseph Charles et son épouse Barbe-Marguerite-Marceline Perrin entrevoient un brillant avenir professionnel pour leur enfant.

Celui-ci poursuit des études de médecine et, le mercredi 17 juin 1891, il soutient et présente publiquement à la faculté de Paris sa thèse pour le doctorat en médecine. Elle s’intitule Des résections de l’avant-bras après les traumatismes des parties molles. Le docteur Charles se fixe à Remiremont où il épouse Marie-Louise Ballon, la fille de l’ancien maire romarimontain. S’attirant très vite la sympathie des habitants, il est élu conseiller municipal. Ce membre actif apporte toute la somme de ses connaissances dans la discussion et la solution des questions qui ont trait aux familles nombreuses, à la natalité, à l’hygiène, aux œuvres d’assistance et de prévoyance sociale.

Au départ de son collègue le docteur Tissier, il est élu en 1901 conseiller général du canton. Il y reste un mandat seulement. La politique, pour lui, n’est que secondaire. Jules Charles est plutôt un apôtre ardent des idées chrétiennes mises en harmonie avec l’évolution normale des démocraties et la défense des idées religieuses. Les titres qu’il a acquis dans cet ordre d’idées sont nombreux : président de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul, de l’association du patronage Saint-Louis-de-Gonzague, de l’Union catholique romarimontaine, membres du Tiers-Ordre...

Obéissant aux directives du pape Léon XIII, le docteur Charles apporte le plus entier concours à la thèse pontificale du ralliement, la réconciliation de l’Église et de l’État. Prêchant l’exemple, il est adepte fervent des idées d’union républicaine et de concorde nationale. Aux demandes réitérées de ses amis, il pose sa candidature aux élections cantonales de 1913, afin de retrouver son siège à l’assemblée départementale. Les candidatures les plus sérieuses émanent de l’élu sortant, maître Albert Desbleumortiers et de Paul Hairaye, maire de Saint-Nabord. Largement battu au premier tour de scrutin, le docteur Charles profite du retrait de l’avocat romarimontain pour affronter Paul Hairaye. Le résultat des urnes est implacable et donne facilement la victoire à l’édile navoiriaud.

Pour l’administration départementale, la défaite du docteur Charles était inéluctable. Il subit l’influence néfaste du curé de Remiremont, sera très probablement battu aux élections. Épris de libéralisme, croyant sincère mais non sectaire, serviable et tolérant, Jules Charles disparaît avec les multiples regrets de toute la communauté religieuse de la région. Il s’éteint le 18 mars 1927 en son domicile du 8, faubourg du Val d’Ajol. Trois mois auparavant, il est atteint du terrible mal qui devait l’emporter, après de longues semaines de pénibles souffrances, à l’âge de 62 ans.

Ni fleurs, ni couronnes, ni discours, avait-il répété à maintes reprises... Les siens ont obéi à cette suprême volonté. Il laisse trois fils, Xavier, prêtre, Joseph, médecin, et Louis, ingénieur. Sur sa tombe au cimetière de Remiremont est inscrit cette formule lapidaire Spes nostra, qui se résume en ces mots : Ici repose un honnête homme.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

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