Graveur.
1879 —
Biographie alsacienne-lorraine / A. Cerfberr de Médelsheim
PONSCARME François Joseph Hubert.- Graveur en médailles, né à Belmont (Vosges) en 1827, a été garde mobile en 1848, puis courtier en librairie ; il obtint au concours une pension de son département et entra chez Oudiné, graveur en médailles, puis chez M. Dumont.
Il se fit bientôt remarquer et remporta de grands succès aux expositions. Il a obtenu une médaille de troisième classe en 1859, un rappel en 1861 et 1863, une médaille de première classe à l’Exposition universelle de 1867 et la décoration la même année.
Il est professeur à l’École des Beaux-Arts.
1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
PONSCARME (François Hubert Joseph).- Né à Belmont-devant-Darney le 20 mai 1897, il étudia la sculpture et l’art de la gravure en médailles sous Augustin Dumont et Oudiné ; il a exposé aux Salons annuels de nombreux médaillons, parmi lesquels on peut signaler particulièrement ceux de M. Méline et de M. Gavet, un buste en bronze du maréchal Forey, les bustes de M. Victor Duruy, Alph. Lavallée, les médaillons de Louis Blanc, V. Schoelcher, etc.
Il a été décoré de la Légion d’honneur en 1867 et a obtenu une médaille de 1ère classe ; déjà en 1859, 1862 et 1863, il avait obtenu, des médailles de 3e classe. Il est professeur à l’École des Beaux-Arts, à Paris et conseiller municipal à Vanves. Le musée d’Épinal possède plusieurs de ses oeuvres.
C’est un artiste original et vigoureux. Au Salon de 1888, son buste par lui-même a été très remarqué, ainsi que le médaillon de M. Jules Ferry.
1897 —
Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

PONSCARME François Joseph Hubert.- Né à Belmont-les-Monthureux le 20 mai 1827.
Professeur à l’école des Beaux-Arts de Paris.
Sculpteur et graveur en médaille, hors concours, élève de MM. Oudiné, Vauthier-Galle et Dumont.
Titulaire d’une médaille de 3e classe en 1859, d’un rappel de médaille de 3e classe en 1861 et 1863 ; d’une médaille de 1re classe à l’Exposition universelle de 1867 ; décoré de la Légion d’honneur la même année : rappel d’une médaille de 1re classe à l’Exposition universelle de 1878.
Chevalier du Mérite agricole.
M. Ponscarme s’adonna presque entièrement à la gravure, nous lui devons dans cet art des chefs-d’oeuvre remarquables. Citons parmi ceux-ci :
- Le portrait médaillon bronze de M. Ferdinand de Lesseps, au salon de 1886 ;
- M. Sadi Carnot à l’âge de 26 ans, souvenir de l’École polytechnique ;
- Mlles Madeleine et Jeanne Méline ;
- MM. Jules Ferry, Barbe, Tisserand et Ch. Lucas, au salon de 1888. A ce même salon, le buste en plâtre de M. H. P. ;
- Au salon de 1893, il a exposé un cadre contenant 19 médailles bronze, entre autres : celle offerte à M. Méline par les agriculteurs et industriels de France, celles des vétérans du travail pour les ministères du Commerce et de la Guerre ; celle du dévouement dans les épidémies, pour le ministère de l’Intérieur ; celles de MM. L. Jouve, général Riu, Viette, feu Gaston Marquiset, E. Boutin, F. Camus et Daubrée ; celle représentant le génie victorieux, etc.
M. Ponscarme est membre de la Société des Artistes français et de l’Association vosgienne de Paris.
1904 —
Annuaire des Vosges 1904 / J. François
PONSCARME (Hubert), 1827-1903.- Le vieux maître graveur Ponscarme est décédé à Paris le 27 février 1903, après une agonie de quinze jours.
Né à Belmont-sur-Vair le 20 mai 1827, François-Joseph-Hubert Ponscarme passa les premiers temps de sa jeunesse à Nonville. Fils de laboureurs, il montra peu de dispositions pour le travail des champs ; aussi voulut-on faire de lui un prêtre.
A l’âge de 12 ans, Ponscarme fut placé chez le curé d’Attigny pour commencer le latin ; il entra ensuite au séminaire de Senaide pour en sortir trois ans plus tard, après avoir terminé sa quatrième. Depuis dès son enfance, le futur maître se fit remarquer par son habileté à reproduire sur la pierre des médailles, des inscriptions, des figures. Son pupitre de classe était, paraît-il, un véritable magasin d’outils sommaires, avec lesquels il fabriquait des cachets, des têtes de pipes, des encriers, etc.
En 1844, Ponscarme vint continuer ses études à Châtel et faire sa troisième. Ses dispositions pour l’état ecclésiastique n’ayant pas augmenté, on lui fit comprendre qu’il devrait se retirer. Il sortit du séminaire à l’insu de ses parents et se mit à sculpter des croix pour les tombes, voire même des bustes, et l’on peut retrouver à Châtel plusieurs de ses œuvres au cimetière.
Ponscarme quitta alors les Vosges en 1846 pour se rendre à Paris où demeurait son frère aîné. Ce fut tout d’abord une vie de privations à peine soulagée par les secours que la Société d’émulation des Vosges obtint du Conseil général en faveur de son jeune protégé. Mais Ponscarme voulait arriver, et il supporta toutes les horreurs d’une situation malheureuse.
Élève de Dumont et d’Oudiné, Ponscarme obtint en 1855 le second grand prix de Rome ; puis il devint plus tard professeur à l’École des Beaux-Arts, où il resta Jusqu’à sa mort.
« Si Ponscarme fut très simple, très affectueux et d’une grande bonté, il était en même temps d’une franchise peu commune et dépourvu de tout esprit d’intrigue. Son influence auprès des juges officiels n’était pas prépondérante. Aussi ses élèves avaient-ils inscrit sur la porte de son atelier : Ce n’est pas ici le chemin qui mène à Rome.
Ponscarme laisse après lui une galerie merveilleuse des célébrités de la seconde moitié du siècle dernier [Note]. Si l’éclat de la renommée n’a pas illuminé son nom pendant sa vie, l’avenir lui rendra justice et consacrera le titre auquel il a droit de rénovateur de la médaille au XIXe siècle. »
(Extrait des Annales de la Société d’Émulation des Vosges).
Note : Parmi les œuvres les plus réputées que laissent ce graveur émérite, il faut citer, à part la médaille commémorative, l’érection de la statue de Napoléon 1er sur la colonne Vendôme ; le buste de Victor Duruy ; les médaillons de Naudet, de Louis Blanc, de Victor Schoelcher, d’Alphonse Lavallée, d’Edgar Quinet, de Charles III de Monaco, de Jules Ferry, de M., de Madame et Mesdemoiselles Méline ; les médailles commémoratives des grands percements de Paris et les récompenses des ministères de l’agriculture et du commerce ; la pièce de cent francs de la principauté de Monaco ; les médailles des forêts, des douanes ; la médaille offerte à M. Jules Méline par les agriculteurs de France, etc.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
PONSCARME (Hubert-François-Joseph), graveur
Belmont-les-Monthureux, 1827 – Malakoff, 28 février 1903
Fils cadet d’une famille de douze enfants, il passa d’abord par le séminaire de Senaide, puis par celui de Châtel : il fit la connaissance de l’abbé Chapiat, alors curé de Damas-aux-bois, poète et historien, et, ce fut lui, sans doute, qui le détermina à aller chercher fortune à Paris et lui en fournit les moyens. En 1846, il rejoignait son frère à Paris et, après un séjour difficile dans la capitale, il revint chez son père à Nonville.
C’est alors que la Société d’Emulation des Vosges et son secrétaire le Docteur Haxo s’occupèrent de la cause du jeune artiste : bénéficiant d’une bourse, il revint à Paris suivre les cours de l’Ecole des Beaux-Arts. Travailleur acharné, élève de Dumont et d’Oudine, il obtint en 1855 le second grand prix de Rome.
A partir de cette date, il grava de nombreux portraits sur médaille ; 10 ans plus tard, avec la réalisation de la médaille de Joseph Naudet, il rompait avec la tradition et fondait l’école nouvelle de gravure en médailles. Fait chevalier de la Légion d’Honneur en 1867, il fut unanimement admiré et respecté. Louis Blanc, Jules Ferry, Sadi-Carnot, Jules Méline et bien d’autres furent portraitisés sur ses médailles.
L’Hôtel de la Monnaie rendit un hommage au talent éminent d’Hubert Ponscarme en donnant son nom à une salle d’exposition.
Bibl. : Gazette numismatique française, 1907.
Chevreux (Paul).– Le sculpteur-médailleur H. Ponscarme, in Annales de la Société d’Emulation des Vosges, 1903, p. 235 à 288.
[
Jean-François Michel
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