1890 —
Annuaire des Vosges / Léon Louis
CLAUDEL Charles Auguste.- Né à Celles-sur-Plaine le 22 janvier 1848.
Notaire à Saint-Dié.
Conseiller général du canton de Provenchères.
[Annuaire 1890, p. 171].
Ancien notaire à Saint-Dié.
Conseiller général du canton Provenchères.
[Annuaire 1894, p. 156].
[
Léon LOUIS
, Annuaire des Vosges ]
1897 —
Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve
CLAUDEL Charles Auguste.- Né à Celles-sur-Plaine le 22 janvier 1848.
Ancien notaire à Saint-Dié.
Membre du bureau d’assistance judiciaire.
Ancien lieutenant de la garde mobile des Vosges.
Représente le canton de Provenchères au conseil général.
M. Claudel porta sa candidature dans la 1re circonscription de l’arrondissement de Saint-Dié, lors des élections législatives de 1893, contre M. Charles Ferry, qui fut élu.
[
Henri JOUVE
, Dictionnaire biographique des Vosges ]
2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
CLAUDEL Charles (Auguste)
(22 janvier 1849, Celles-sur-Plaine – 22 septembre 1908, Saint-Dié)
• Conseiller général du canton de Provenchères-sur-Fave de 1889 à 1900.
• Notaire.
Charles Claudel est né à Celles-sur-Plaine le 22 janvier 1849, dans de tragiques circonstances. Sa mère, née Marie-Anne Gley, est veuve depuis plus de sept mois, après la disparition à Badonviller, de son mari, ancien huissier de la région. Madame Claudel reporte toute son affection et son attention sur son fils Charles. Celui-ci quitte son pays natal à l’âge de onze ans pour faire ses études. Après avoir fait un stage aussi sérieux que laborieux à Saâles, en l’étude de son oncle maître Gley, pour lequel la science notariale n’a point d’arcanes, il étudie le droit à Strasbourg où vient le surprendre la déclaration de la guerre.
Officier de mobile dans le bataillon des Vosges sous les ordres du commandant Champy, il est fait prisonnier à Metz. De retour de captivité, il poursuit ses études chez un autre oncle, maître Gley, notaire à Châtel-sur-Moselle. Charles Claudel quitte cette localité en 1876, pour revenir à Saint-Dié en l’étude de maître Stévenel, auquel il succède au bout de plus d’une année. Cette charge d’officier ministériel, il l’occupe pendant quatorze ans, avant de la vendre à maître Feltz. Bien que retiré des affaires, les jours de foires et de marchés, son cabinet ne désemplit pas. Nombreux sont les services qu’il rend à ses concitoyens, surtout dans les questions litigieuses.
Son attachement à sa région, sa grande popularité, attirent l’attention de l’administration départementale. Au renouvellement cantonal de juillet 1889, le notaire retraité est pressenti pour succéder à son collègue, maître Prosper Géhin, en tant que représentant du canton de Provenchères-sur-Fave. C’est un véritable plébiscite. Trois années plus tard, il cède aux instances qui lui sont faites et se présente résolument aux élections législatives, sans toutefois se faire illusion sur le résultat final, surtout contre Charles Ferry.
Charles Claudel s’éteint à son domicile déodatien dans la nuit du samedi au dimanche 22 septembre 1908. Ses obsèques ont lieu deux jours après, au milieu d’une affluence énorme, dans laquelle se confondent toutes les classes et les partis politiques. Après le service funèbre, le corps de maître Claudel est transporté au cimetière de Celles-sur-Plaine, son village natal, selon son désir maintes fois exprimé.
[
Bertrand MUNIER
, Le Grand livre des élus vosgiens ]