Joseph Charles Maurice DU COËTLOSQUET

[ Metz (57) , 01/04/ 1836 – Rambervillers (88) , 18/03/ 1904 ]

industriel

Biographie vosgienne

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

COËTLOSQUET Vicomte Joseph Charles Maurice du.- Né à Metz le 1er avril 1836.

Propriétaire à Rambervillers.

Président de la Société des Courses.

M. le vicomte de Coëtlosquet est propriétaire du château de Mercy-lès-Metz, qui fut incendié pendant le blocus de 1870 à l’occasion d’une sortie de l’armée assiégée.

Il est membre de la Société industrielle dite : Les Petits fils de François de Wendel, qui possède les établissements métallurgiques les plus importants de la Lorraine annexée (Hayange, Moyeuvre, Stiring, Wendel, etc.).

Aux élections législatives de 1876, M. le vicomte du Coëtlosquet a été candidat conservateur pour l’une des circonscriptions de Nancy.


1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

DU COËTLOSQUET (Maurice), industriel, administrateur de sociétés

Metz, 1er avril 1836 - Rambervillers, 18 mars 1904

Maurice du Coëtlosquet, buste de Hannaux. Né dans une famille d’industriels et de financiers, puisque sa mère était Caroline de Wendel, fille du célèbre François de Wendel, créateur d’un groupe métallurgique dans la Lorraine du nord, Maurice Du Coëtlosquet vit d’abord à Paris et en Bretagne puis, de 1855 à 1870, il connaît la vie aisée d’un gentilhomme campagnard au château de Mercy, près de Metz.

En 1872 il opte pour la France et s’établit à Nancy. Administrateur dans la société les Petits-fils de François de Wendel, qui ne disparaîtra qu’en 1972, il s’oppose aux propositions de vente des usines aux colons allemands. Il fait de même en achetant des actions de la cristallerie de Saint-Louis. Son activité personnelle est employée à mettre en valeur le bassin de Briey resté français. En outre il soutient toutes les campagnes électorales des candidats protestataires (contre l’annexion de l’Alsace-Lorraine) au Reichstag de 1872 à 1887.

Après son mariage avec Marie Adèle Renée Deguerre (1852-1931) le 2 juin 1874, il partage son temps entre Metz et Rambervillers où naît sa fille Caroline (1875-1911) et où il est conseiller municipal durant 20 ans, après avoir essuyé un échec aux élections législatives à Nancy en 1876. A Rambervillers, il pratique une philanthropie active et son immense fortune lui permet de répondre à toutes les sollicitations.

De ses séjours en Angleterre, il avait rapporté le goût des courses hippiques et, s’inspirant des installations d’Epsom, il crée à Rambervillers, sur son domaine de Métendal, un hippodrome ouvert en 1874 avec sept pistes de 2000 à 6441 mètres de long.



Bibl. : Saint-Dizier (G.).- Maurice Du Coëtlosquet, in Au bord de la Mortagne, n°20 (1988), p. 15-21.
Des Robert (Ferdinand).- Maurice Du Coëtlosquet, in L’Austrasie, avril-juillet 1907, p. 385-443.


[Albert Ronsin].

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