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Henri Ernest Théophile LARCHÉ

[ Fontaine-lès-Luxeuil (70) , 01/01/1847 – Cornimont (88) , 25/12/1928 (81 ans) ]

médecin , conseiller général

Biographie vosgienne

Notices documentaires

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve

© Dictionnaire H. Jouve, 1897

LARCHE Henri Ernest Théophile.- Né à Fontaine-les-Luxeuil (Haute-Saône) le 1er janvier 1847.
Docteur en médecine.
Membre du Conseil général des Vosges où il représente le canton de Saulxures.
Le docteur Larché commença ses études médicales, à Strasbourg en 1868 et les termina à Paris le 7 août 1873. Il présenta et soutint la thèse suivante : Des fractures transversales simples de la rotule ; leur traitement.
M. le docteur Larché exerce son art à Cornimont depuis la fin de septembre 1873.



[ Henri JOUVE , Dictionnaire biographique des Vosges ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

LARCHÉ Henri (Ernest)
(1er juin 1847, Fontaine-les-Luxeuil, Haute-Saône - 25 décembre 1928, Cornimont)

• Conseiller municipal de Cornimont de 1881 à 1928
• Conseiller général du canton de Saulxures-sur-Moselotte de 1896 à 1919
• Médecin
• Marié, trois enfants

Après une longue vie de travail et de dévouement, le docteur Larché s'éteint doucement le 25 décembre 1928, et la mort est venue presque en bienfaitrice l‘arracher aux infirmités et aux souffrances physiques et morales dont il est accablé depuis quelques années. Répondant à l'appel qu'il lui a adressé si souvent, elle vient lui ôter le spectacle de la déchéance où l'a conduit l'âge et la maladie. Henri Larché, en effet, est dès son enfance un homme d'action, un travailleur. Son père, instituteur en Haute-Saône, à Mailleroncourt-Saint-Pancras, à Boulaincourt, puis à Luxeuil-Bains, ne peut que l'aider faiblement, et pour se procurer les ressources nécessaires à la continuation de ses études, il donne des répétitions et assume la surveillance d'un collège.

Julien Larché, marié à Catherine Picard, est le père de deux enfants, Henri et Emilie, Si celle-ci reste toute sa vie en région franc-comtoise, par contre son frère quitte la terre natale afin de poursuivre des études de médecine en 1868 à Strasbourg. Délaissant les rives du Rhin pour celles de l'Hérault, il devient stagiaire à l'hôpital de Montpellier, tout en frèquentant la faculté de cette ville. À la déclaration de guerre de 1870, Henri Larché remplit ses devoirs comme aide-major dans la garde nationale mobile de la Haute-Saône, attaché au 3e bataillon du corps pendant toute la durée du siège de Belfort.

À la fin des hostilités, il rejoint la capitale et soutient sa thèse de docteur en médecine à la faculté de Paris, le 7 août 1873. Elle s'intitule : Des fractures transversales simples de la rotule, leur traitement. Ses études terminées, le docteur Larcher vient prendre à Cornimont le poste de médecin des usines Georges Perrin, mais, en réalité assure seul le service médical très chargé des communes supérieures de Saulxures. Pendant plus de cinquante ans, il lutte pour ses malades, brave la chaleur ardente des jours d'été, les frimas et la neige des jours d'hiver. Il va par monts et par vaux, la nuit comme le jour, tantôt dans sa voiture ou son traîneau, au tintement familier d'un grelot universellement connu dans la région.

Par trois fois la mort, dont il est souvent le vainqueur, veut prendre sa revanche ; trois fois une violente attaque de rhumatisme articulaire aigu le terrasse et l'oblige à garder le lit plusieurs mois, mais sa robuste constitution triomphe. Il n'est pas une maison, pas une ferme qu'il n'ait visitées, pas une famille qui ne le connaisse et ne cite son nom avec reconnaissance. Devenu le médecin apprécié et écouté de toute une vallée, Henri Larché unit sa destinée le 9 mai 1876 à Clarisse Perrin, originaire de Thiéfosse. De ce mariage naissent trois enfants : Louise (morte en bas-âge), Henri (1878-1953) et Louise (1881-1954).

Henri, ancien interne des hôpitaux de Paris, tout d'abord successeur de son père à Cornimont, quitte sa famille en 1905 et se fixe en Tunisie, à Sfax. Quant à Louise, elle épouse Albin Germain, industriel à Ventron, qui lui donne six enfants : Lucie, Suzanne, Anne-Thérèse, Henri, Marguerite et Maurice. De son côté, Henri Larché père continue à prodiquer ses soins à toute une population de tisserands et d'agriculteurs, tout en effectuant ses premiers pas en politique. La popularité dont il jouit l'amène, dès 1881, au conseil municipal de Cornimont et le décès subit de son beau-frère, l'industriel et maire de Ventron Victor Germain, le conduit au conseil général des Vosges. Sollicité par mes amis de me présenter au conseil général, j'avais d'abord refuser de poser ma candidature, mais en présence des nombreux témoignages de sympathie qui me parviennent de toutes les communes du canton, j'accepte de vous représenter au conseil général. Il n'est point nécessaire que je fasse une profession de foi, je n'ai jamais varié dans mes convictions franchement républicaines, je suis fier de mes œuvres et suis suffisamment connu de toute la population du canton. Beau-frère du regretté Victor Germain dont j'étais l'ami le plus intime, je continuerai ses traditions.

Elu conseiller général du canton de Saulxures-sur-Moselotte le 3 mai 1896, il y reste jusqu'en 1919. À cette date, il laisse son poste à Louis Gaillemin pour une période exceptionnelle de quarante années. Fatigué par une vie de labeur à travers la montagne, Henri Larché décède en 1928. Son épouse le rejoint cinq ans plus tard. Tous deux reposent au cimetière de Cornimont.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

Sources structurées

  1. Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve 1897 — Henri JOUVE — Dictionnaire biographique des Vosges
  2. Le Grand livre des élus vosgiens 2003 — Bertrand MUNIER
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Henri Ernest Théophile LARCHÉ », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=1493 (consultée le 28 octobre 2026).

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