Henri Paul LECOMTE

[ Saint-Nabord (88) , 08/01/ 1856 – Paris (75) , 12/06/ 1934 ]

professeur

Membre de l’Académie des Sciences. Officier de la Légion d’Honneur (1921).

Biographie vosgienne

1889 — Biographie vosgienne / Félix Bouvier

LECOMTE (Paul Henri).- Né à Saint-Nabord, au hameau de Sous-le-Tertre, le 8 janvier 1856, M. Lecomte est un botaniste des plus distingués ; il est professeur agrégé de sciences naturelles au lycée Saint-Louis.

1897 — Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve

LECOMTE Paul Henri.- Né au hameau de Sous-le-Tertre, commune de Saint-Nabord, le 8 janvier 1856.

Frère du précédent [Jean François Félix LECOMTE].

Agrégé de l’Université, docteur ès sciences, professeur de sciences naturelles au Lycée Saint-Louis et conseil technique du ministère des Colonies ; chargé en 1893-94, d’une mission d’exploration scientifique et économique au Congo français.

Auteur de :
- Cours de Zoologie, petit in-8°, 1888 ;
- Contribution à l’étude du liber des angiospermes ; Thèse de doctorat ès sciences, 1889 ;
- Les Textiles végétaux, leur examen microchimique, 1892 ;
- Les Textiles végétaux des colonies, 1896.

Nombreuses notes et articles dans la Revue générale des Sciences, le Journal de botanique, les Comptes-rendus de l’Académie des Sciences, le Naturaliste, le Bulletin du Muséum, la Revue Coloniale, etc. ; sur diverses questions de botanique et sur les productions végétales des colonies.


1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

LECOMTE (Henri), botaniste, membre de l’Académie des Sciences
Saint-Nabord, 8 janvier 1856 – Paris, 12 juin 1934


Henri Lecomte en habit d’académicien (photo M. Laxenaire). Fils d’un modeste agriculteur cependant maire de son village, il grandit dans une ferme de Trougemont, commune de Basse-sur-le-Rupt. A 16 ans, il réussit le concours d’entrée à l’Ecole Normale de Mirecourt et devient instituteur trois ans plus tard.

Il exerce successivement à Xertigny, Epinal et Bruyères tout en continuant à apprendre seul le latin. En 1879, alors qu’il est répétiteur au collège de Chaumont, il passe son baccalauréat et s’inscrit à la Faculté de Nancy où il décroche une licence de sciences naturelles en 1881 et de sciences physiques deux ans plus tard. Agrégé en 1884, il enseigne les sciences naturelles de 1884 à 1906 aux lycées Saint-Louis puis Henri IV à Paris. Docteur ès-sciences en 1889, il obtient en 1906 une chaire de phanérogamie au Muséum d’Histoire naturelle.

Il atteint en 1917 le sommet de sa carrière grâce à son élection à l’Académie des Sciences. Dès lors il fait partie de tous les organismes relevant de la botanique et devient président de la Société botanique de France. Ses travaux peuvent se classer en trois groupes : ceux se rapportant à l’anatomie et à la biologie des plantes ; ceux concernant la botanique agricole et notamment les plantes coloniales dont ils se fait l’apôtre du développement, enfin la botanique pure et systématique avec toujours une prédilection pour les flores coloniales. En Indochine, par exemple, il fait la description complète et l’illustration analytique partielle d’environ 12 000 espèces de plantes dont beaucoup étaient encore inconnues. Conseiller technique auprès du Ministre des Colonies, son action fut décisive en faveur du développement économique de celles-ci.


Bibl. : Philippe (A.).- Aux Vosgiens membres de l’Institut et de l’Académie de Médecine – Notices biographiques, 1932, p. 21-25.
Nos Vosges, p. 350-351.
Laxenaire (M.).- La Liberté de l’Est, 6 février 1984, p. 21.


[ Pierre Heili ]

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