Chevalier de la Légion d’Honneur.
Notices documentaires
1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
POTHIER (Edgard Lucien Ferdinand).- Né à Metz (Moselle) le 21 janvier 1833, d’une famille originaire de Serécourt (Vosges), le colonel Pothier se rattache surtout aux Vosges par le mandat de conseiller général dont il a été investi par un canton vosgien.
Élève de l’École polytechnique en 1852 ; sous-lieutenant d’artillerie le 1er octobre 1854, élève à l’école d’application de Metz, lieutenant d’artillerie le 1er octobre 1856 et placé au régiment à pied de la garde impériale, avec lequel il fit la campagne d’Italie, capitaine d’artillerie le 14 août 1860 et placé au 7e régiment-monté, avec lequel il partit pour le Mexique, chevalier de la Légion d’honneur le 14 août 1863 pour avoir "commandé d’une façon remarquable plusieurs batteries devant Puebla", il se distingua encore dans la fin de cette campagne ; puis, à son retour en France, il fut placé au dépôt central de l’artillerie.
Chef d’escadron d’artillerie le 8 décembre 1870, il commanda au site de Paris le corps-franc des mitrailleuses. Après la guerre, il est attaché à l’atelier de construction de Tarbes, sous les ordres du savant général de Reffye, puis devient directeur de l’École d’artillerie du 18e corps. Lieutenant-colonel d’artillerie le 13 août 1880, il fut placé au 18e régiment. Colonel d’artillerie le 30 décembre 1884, il fut d’abord directeur à Alger, puis directeur de l’atelier de construction de Tarbes, ensuite, le 6 février 1886, nommé colonel du 38e régiment d’artillerie.
Il a été élu en 1872 conseiller général du canton de Lamarche, dans une élection partielle, en remplacement de L.-A. Clément, décédé, et a siégé au Conseil général des Vosges jusqu’au 4 novembre 1877, où il échoua, avec 754 voix, contre 2 082 au docteur Gillet.
Il est en outre auteur de travaux archéologiques sur les tumuli du plateau de Ger, travaux qui ont été couronnés par l’Académie des inscriptions et belles-lettres.
[
Félix BOUVIER
, Biographie générale vosgienne ]
1897 —
Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve
POTHIER Edgar Lucien Ferdinand.- Né à Metz le 21 février 1833.
Général de brigade de la deuxième section de l’État-major général (réserve).
Commandeur de la Légion d’honneur.
Propriétaire du château de Morizécourt par Martigny-les-Bains.
Membre de l’Association vosgienne de Paris.
Quoique étant né à Metz, le général Pothier, issu d’une famille originaire de Sérecourt appartient bien au département des Vosges. Entré à l’École polytechnique en 1853, il en sortit avec le grade de sous-lieutenant et fit un stage de deux années à l’école d’application de Metz.
Il fut nommé lieutenant d’artillerie le 1er octobre 1856 ; il passa dans l’artillerie à pied de la garde impériale et fit avec ce régiment toute la campagne d’Italie. Promu capitaine au 7e régiment d’artillerie à cheval le 14 août 1860, il partit pour le Mexique et reçut la croix de la Légion d’honneur le 14 août 1863, à la suite de la prise de Puebla. Il rentra en France la même année et fut affecté au dépôt central de l’artillerie, au ministère de la Guerre, jusqu’à sa nomination au grade de chef d’escadron le 8 décembre 1870. Pendant le siège de Paris, il commanda les batteries de mitrailleuses qui firent tant de mal à l’ennemi.
Après la guerre, le commandant Pothier fut affecté à l’atelier de constructions militaires de Tarbes dirigé par le général de Reffye. Nommé lieutenant-colonel du 18e d’artillerie, il devint Colonel le 30 décembre 1884. Il fut appelé à commander l’artillerie de la place d’Alger, puis nommé directeur de l’atelier de construction de Tarbes et enfin commandant du 38e d’artillerie le 6 février 1886. Il reçut les étoiles de général le 12 juillet 1890 et a été élevé à la dignité de commandeur le 10 juillet 1894.
[
Henri JOUVE
, Dictionnaire biographique des Vosges ]
1898 —
Les Alsaciens-Lorrains / Louis Jouve
POTHIER Edgar Lucien Ferdinand.- Né à Metz le 21 février 1833.
Général de brigade de la deuxième section de l’État-major général {réserve).
Commandeur de la Légion d’honneur.
Propriétaire du château de Morizécourt par Martigny-les-Bains.
Membre de l’Association vosgienne de Paris.
Entré à l’École polytechnique en 1852, il en sortit avec le grade de sous-lieutenant et fit un stage de deux années à l’école d’application de Metz. Il fut nommé lieutenant d’artillerie le 1er octobre 1856 ; il passa dans l’artillerie à pied de la garde Impériale et fit, avec ce régiment, toute la campagne d’Italie.
Promu capitaine au 7e régiment d’artillerie à cheval le 14 août 1860, il partit pour le Mexique et reçut la croix de la Légion d’honneur le 14 août 1863 à la suite de la prise de Puebla. Entré en France en 1865, il fut affecté successivement au 7e, au 3e et au 10e régiment d’artillerie puis, en 1868 nommé sous-directeur des ateliers de l’Empereur à Meudon. Pendant le siège de Paris il commanda les batteries de mitrailleuses qui firent tant de mal à l’ennemi, et fut nommé chef d’escadron le 8 décembre 1870 après la bataille de Champigny.
Après la guerre, le commandant Pothier fut affecté à l’atelier de construction de Tarbes dirigé par le colonel de Reffye. Nommé lieutenant-colonel du 24e d’artillerie, il devint colonel le 30 décembre 1884. Il fut appelé à commander la direction d’artillerie d’Alger, puis le 38e d’artillerie le 6 février 1886. Il reçut les étoiles de général le 12 juillet 1890 et a été élevé à la dignité de commandeur le 10 juillet 1894.
[
Henri JOUVE
, Les Alsaciens-Lorrains, tome 2. ]
2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
POTHIER Ferdinand (Edgar Lucien)
(26 janvier 1833, Metz, Moselle - 25 juillet 1900, Paris)
• Conseiller général du canton de Lamarche de 1873 à 1877
• Général de brigade
Né à Metz en 1833, d'une famille originaire de Serécourt, Ferdinand Pothier fait carrière dans l'artillerie où il entre en 1852 avec le grade de sous-lieutenant, en sortant de l'Ecole polytechnique. Son engagement le mène à combattre dans les campagnes d'Italie et du Mexique où il gagne le grade de capitaine. En 1870, il est chef d'escadron et prend part en cette qualité à la défense de Paris. Cet homme d'action se distingue à la tête des batteries de mitrailleuses du plateau d'Avron. Les étoiles de brigadier en 1890 récompensent sa bravoure avant son passage au cadre de réserve en 1895.
Travailleur infatigable, Ferdinand Pothier s'occupe principalement des questions scientifiques de son arme et reçoit à plusieurs reprises l'expression officielle du ministre de la Guerre. Le général Pothier porte aussi les efforts de son érudition sur les matières les plus diverses. Lauréat de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, il reçoit la médaille d'or au concours des antiquités nationales de 1884. Dans un autre domaine, Ferdinand Pothier se passionne pour l'archéologie ; ses études s'orientent vers les populations primitives de la France. Son travail relatif aux fouilles du plateau du Gers est d'une très grande valeur.
Elu en janvier 1873, le général de brigade devient conseiller général pour le canton de Lamarche ; cinq ans plus tard, il se représente mais ne connaît pas la même réussite. Lorsque l'heure de la retraite sonne, Ferdinand Pothier partage son existence entre la capitale et sa résidence vosgienne de Morizécourt. Déçu par une dernière tentative malheureuse aux élections sénatoriales, il se retire à Paris et s'éteint le 25 juillet 1900. Ses obsèques sont célébrées en l'église parisienne de Sainte-Clotilde, au milieu d'une multitude de généraux et de nombreux membres de l'Association des Vosgiens de Paris. Son corps est ensuite déposé dans un caveau de la basilique, afin d'être inhumé ultérieurement à Morizécourt.
[
Bertrand MUNIER
, Le Grand livre des élus vosgiens ]