Jean-Baptiste LARCHÉ

[ Tignécourt (88) , 08/12/ 1760 – Suriauville (88) , 18/05/ 1837 ]

ecclésiastique

Biographie vosgienne

1911 — Semaine religieuse du diocèse de Saint-Dié

LARCHÉ Jean-Baptiste.- Né 8 décembre 1760 à Tignécourt, prêtre du 18 décembre 1784, vicaire à Beaufremont, à Tollaincourt, enfin à Tignécourt, décembre 1790.

I. Parti en 1792, vers Sarrebruck et Saint-Ingelbert, plus tard à Dillingen (Bavière), à Augsbourg, à Liège, rentre le 8 juin 1797 au pays natal et déclare s'y fixer. Survient, trois mois après la révolution du 18 fructidor : M. Larché se réfugie à Nancy, mais on le découvre bientôt, 20 juin 1798, pour le livrer à la Commission militaire suivant la loi du 19 fructidor.

Reconnu déporté, et déportable à nouveau (14 messidor VI / 2 juillet), il échappe, contre tout espoir, à une sentence de mort, demeure enfermé à la prison Saint-Charles ou à l'hospice, environ treize mois, et s'évade le 5 août 1799. Pendant que l'Administration vosgienne l'inscrit parmi les émigrés, il rejoint Pierre Ayotte et les autres missionnaires d'Enfonvelle.

Sous le Consulat, probablement après l'amnistie de l'an X (juin 1802), il reparaît à Lamarche sous surveillance administrative, et toujours ardent, si bien que d'après un ordre préfectoral, Pougny sous-préfet de Neufchâteau le renvoie à Tignécourt (28 juillet). L'ex-missionnaire montrait un zèle mal compris, puisqu'en 1803, laissé d'abord sans emploi, il fut même interdit pour le canton de Lamarche.

Bien noté par l'ancien pro-vicaire Dubois, il devient curé de Sauvigny (Meuse) en 1804, mais trois ans plus tard, passe au diocèse de Dijon-Langres, où il administre la paroisse de Marcilly canton de Varennes, jusqu'en 1825, rentre dans les Vosges, sous les auspices de M. Ayotte, est d'abord nommé curé de Serocourt, trois ans plus tard (1828), de Suriauville, et meurt en fonctions le 18 mai 1837.

[La Semaine religieuse du diocèse de Saint-Dié, vendredi 20 octobre 1911, 35-42, p. 675-676. Notes d'histoire diocésaine].


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