Hubert CHARVET

[ Mirecourt (88) , 30/11/ 1697 – Lunéville (54) , 06/12/ 1785 ]

chancelier

Biographie vosgienne

1829 — Biographie historique et généalogique / Louis Antoine Michel

CHARVET Hubert.- [Frère de François Dieudonné CHARVET], né à Mirecourt en 1697, fut chargé très jeune de l’éducation du prince François, fils du duc Léopold, élu empereur ; il obtint des charges éminentes, qu’il remplit avec zèle et dévouement. Rapidement on le vit passer chevalier, conseiller au parlement de Nancy, conseiller intime, et chancelier.


1848 — Biographie vosgienne / François Vuillemin

CHARVET Hubert.- Frère du précédent [François Dieudonné CHARVET], né à Mirecourt, le 3 novembre 1697, fut chargé de l’éducation du prince François, fils du duc Léopold, et composa, pour l’instruction de ce prince, plusieurs ouvrages restés manuscrits sur les lois romaines et les coutumes municipales. Il remplit aussi, avec distinction, les charges élevées de conseiller intime et de chancelier.

1866 — Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien

CHARVET (Hubert), seigneur de Vaudrécourt, Villé et Rogéville, né à Mirecourt, le 3 novembre 1697, d’une famille honorable originaire de Grenoble, qui vint en Lorraine, sous le duc Léopold 1er, fut appelé très jeune sous le duc Léopold, pour être chargé de l’instruction du prince François de Lorraine, son fils.

Le duc Léopold le chargea en même temps de former le prince Léopold-Clément dans les matières du Conseil, auquel ce prince commença à présider, lors d’une opération qu’on fit au duc, son père.

Charvet composa aussi, pour son instruction, des écrits, dans lesquels il concilia avec précision les lois romaines et municipales. Le duc Léopold avait destiné Charvet pour suivre le prince Clément dans ses voyages, et lui enseigner en même temps le droit public ; mais ce prince ayant été enlevé par une mort prématurée, et le prince François étant parti pour Vienne, le duc Léopold attacha enfin Charvet au prince Charles-Alexandre de Lorraine, et l’honora en même temps d’une charge de chevalier-conseiller au parlement de Nancy.

Le duc Charles-Alexandre marqua à Hubert Charvet une bonté et une confiance qui ont peu d’exemples, par la constance de ses sentiments, que la longue absence occasionnée par la guerre n’altéra point ; Charvet y répondit par un attachement fidèle et inviolable.

Le prince Charles étant parvenu au gouvernement des Pays-Bas, en 1744, après son mariage avec Marie-Anne d’Autriche, rappela Charvet auprès de sa personne et le fit son conseiller intime. La guerre allumée en Flandre l’obligea à revenir en Lorraine, où il demeura toujours constamment, sincèrement attaché à son bienfaiteur, qui étant revenu dans son gouvernement des Pays-Bas en 1749, y rappela Charvet et en fit son chancelier. Dans ce poste éminent, la gloire de son maître et le plaisir d’obliger fixèrent toute son attention.

1877 — Notice historique et biographique sur la ville de Mirecourt / Charles Laprévôte

CHARVET Hubert.- Frère du précédent [François Dieudonné CHARVET], né à Mirecourt le 3 novembre 1697, seigneur de Vaudrecourt, Villé et Rogéville, chevalier-conseiller au Parlement de Nancy, fut successivement, et encore fort jeune, précepteur des princes Léopold Clément, François III et Charles Alexandre, fils de Léopold 1er, et devint chancelier de Charles Alexandre dans son gouvernement des Pays-Bas, fonctions qu’il sut remplir avec autant de dévouement que d’intelligence et de bonté.

Claude Charvet, père de François Dieudonné et d’Hubert Charvet, d’une famille honorable de Grenoble, vint s’établir à Mirecourt, où il fut nommé receveur particulier des finances par Léopold, qui l’honora de diverses commissions.

François Dieudonné et Claude Charvet, son père, furent anoblis par Léopold, le premier, le 17 décembre 1708, et le second, le 22 décembre 1717 ; ils eurent tous deux les mêmes armes : de gueules, coupé d’or, au lion d’argent brochant sur le tout, armé et lampassé d’or, et pour cimier le lion de l’écu environné de deux pennes.

1881 — Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat

CHARVET Hubert.- [Frère de François Dieudonné CHARVET]. Né en 1697, devenu précepteur du prince François, fils de Léopold, composa pour l’instruction de son élève plusieurs ouvrages de droit, restés manuscrits.

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

CHARVET (Hubert).- Frère du précédent [François Dieudonné CHARVET] et jurisconsulte comme lui, il est né à Mirecourt le 3 novembre 1697 ; il fut précepteur du fils du duc Léopold, qui devint plus tard empereur d’Autriche, et fut nommé conseiller au Parlement de Lorraine, puis chancelier du prince Charles, gouverneur des Pays-Bas.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

CHARVET (Hubert), jurisconsulte
(Mirecourt, 30 novembre 1697 - Lunéville, 6 décembre 1785)

Aussi précoce que son frère qui précède, il est docteur en droit à 18 ans et reçoit, le 11 juillet 1725, des lettres de provision de conseiller à la Cour souveraine de Lorraine et Barrois qui lui font espérer la survivance de la charge du conseiller de Bournon. Durant cette expectative, finalement supprimée en 1729, il est chargé par le duc Léopold de l’éducation de ses enfants et plus particulièrement de celle du jeune prince François, futur empereur.

Plus tard, il est fait conseiller intime du prince Charles-Alexandre de Lorraine, autre fils de Léopold, qu’il suit lorsque celui-ci est nommé gouverneur des Pays-Bas autrichiens. Il en devient le chancelier en 1749.

Auparavant, le 4 février 1743, il avait été délégué par François III pour assister à la démolition de la Collégiale Saint-Georges de Nancy et au transfert des restes des ducs de Lorraine dans la chapelle des Cordeliers.

Créé baron par l’empereur, le 7 octobre 1750, il posséda les seigneuries de Vaudrecourt et de Villé (Haute-Marne).


Bibl. : Mahuet.- Biographie de la Cour souveraine..., p. 49-50.


[Pierre Heili].

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