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CONSTANTIN

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ecclésiastique

Prieur d’Hérival (88).

Biographie vosgienne

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ecriVOSGES, « CONSTANTIN », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=2332 (consultée le 27 août 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

1848 — Biographie vosgienne / François Vuillemin

CONSTANTIN.- Prieur d’Hérival, près Remiremont, successeur immédiat de Vichard, un des fondateurs de ce prieuré, écrivit l’histoire de la fondation d’Hérival, et rédigea la règle à laquelle devaient se soumettre les religieux de sa congrégation, règle qui fut également adoptée par le prieuré du Val-de-Passey, près de Toul.

Il vivait encore en 1155, mais on ignore l’époque de sa mort ; c’est par erreur que dom Calmet dit qu’il prit possession du prieuré d’Hérival en 1128 : Vichard, son prédécesseur, ne mourut qu’en 1145.

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

CONSTANTIN, prieur d’Hérival
(XIIe siècle)

Prêtre d’une grande piété, il entre au monastère d’Hérival au temps d’Engibald, son fondateur, ou à celui de Bonneval, sa filiale, avec Wichard, le successeur d’Engibald. Ardemment attaché à l’idéal de pauvreté matérielle et de dépouillement, par ailleurs esprit réfléchi et pondéré, écrit dom Galli, l’historien d’Hérival, il est pour le successeur d’Engibald un conseiller précieux et, pour les religieux un guide sûr et un exemple vivant. Troisième prieur titulaire d’Hérival en 1145, à la mort de Wichard, il l’est toujours en 1155.

Entre temps, vers 1150, il rédige pour la petite congrégation qui réunissait les trois maisons d’Hérival, de Bonneval et d’Aubiey, des statuts en forme de règle. Les prescriptions en étaient si sévères que le pape dut les adoucir en 1216 en dispensant les moines de marcher pieds-nus en hiver et en 1245 en les autorisant à posséder du bétail. Adoucissement minime par rapport à l’ensemble de la législation de Constantin. Grâce à lui, Hérival acquiert une physionomie originale qui lui permettra de durer jusqu’au XIVe siècle sans modifications notables dans son observance.

En mourant, il laisse trois maisons unies en une congrégation homogène, bien implantée et prête à jouer son rôle dans la vie spirituelle de la région et son développement économique. Plus qu’Engibald, il fut avec Wichard, dans un cadre restreint, un véritable fondateur.


Bibl. : Galli (Dom A.).- Hérival et son héritage, 1981, p. 61-66.


[Pierre Heili].
 

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