1848 —
Biographie vosgienne / François Vuillemin
VOYAUX DE FRANOUS.- Né à Tendon (arrondissement de Remiremont), le 6 janvier 1760, fit ses études au collège Saint-Claude de Toul, et sa théologie au séminaire de Saint-Dié.
M. de la Galaizière, évêque de Saint-Dié, ayant reconnu en lui d’heureuses dispositions, l’envoya finir ses études théologiques à la Sorbonne, à Paris ; il y reçut les ordres, et fut fait successivement docteur de Sorbonne et directeur du séminaire des Trente-Trois.
Pendant la révolution, il quitta la France et se réfugia en Angleterre. Sous la restauration, Louis XVIII le nomma chanoine du chapitre de Saint-Denis et aumônier de l’ambassade française à Londres.
Il a toujours eu, pour son lieu natal, une grande prédilection ; il y a fondé un hospice, une école gratuite pour les filles, une rente de 250 francs pour les besoins de l’église, et une autre de 500 francs pour la pension, au séminaire de Saint-Dié, d’un enfant de Tendon qui se destinerait à l’état ecclésiastique.
Il est mort à Londres, le 16 novembre 1840.
1866 —
Notices biographiques des célébrités vosgiennes / Humbert le Vosgien
VOYAUX (de Franous) est né à Tendon, le 6 janvier 1760 et mort à Londres le 16 novembre 1840.
Il fit ses études au collège de Saint-Claude de Toul et sa théologie au séminaire de Saint-Dié. Ce jeune séminariste s’étant fait remarquer par son travail et ses heureuses dispositions, M. de la Galaizière le plaça à la Sorbonne, où il acheva ses études et fut ordonné, fait docteur et ensuite nommé directeur des Trente-Trois, chanoine de Saint-Denis, puis aumônier de l’ambassade de France en Angleterre.
Il a fait plusieurs legs, dont un pour un enfant de Tendon qui se destinait à l’état ecclésiastique.
1881 —
Voyages dans les Vosges / Charles Chapiat
VOYAUX DE FRANOUX Abbé.- En 1760, Tendon vit naître un homme qui devait se distinguer par sa bienfaisance, l’abbé Voyaux, de Franoux. Élevé au collège de Saint-Claude, à Toul, il étudia en philosophie et en théologie au séminaire de Saint-Dié, fut envoyé en Sorbonne par son évêque, y reçut le bonnet de docteur, fut fait prêtre et devint directeur du séminaire des Trente-trois, à Paris.
Pendant la Révolution, demeuré fidèle à Dieu et à son Église, il se retira en Angleterre, où il fut nommé vicaire apostolique. Sous la Restauration, Louis XVIII le fit aumônier de l’ambassade française à Londres, et le créa chanoine du Chapitre de Saint-Denys.
L’abbé Voyaux a fondé, à Tendon, une école gratuite tenue par des soeurs, pour les jeunes filles ; un hôpital pour les malades ; une rente pour les besoins de l’église paroissiale, et une bourse au séminaire diocésain pour un enfant du pays qui se destinerait à l’état ecclésiastique.
Ce digne prêtre mourut à Londres, en 1840.
Cette bourse a produit de beaux fruits : elle a donné à l’Église deux frères, les abbés Marchal, prêtres éminents, dont l’aîné, Joseph, devait être élevé, un jour, sur le siège de Belley, et plus tard sur celui de Bourges : le fils d’une pauvre paysanne succède au descendant des Latour-d’Auvergne.
1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
VOYAUX DE FRANOUX.- Né à Tendon le 6 janvier 1760, il fut ordonné prêtre à Paris après avoir fait ses études de théologie à Toul, à Saint-Dié et à la Sorbonne.
Docteur en Sorbonne et directeur du séminaire des Trente-Trois, il émigra en Angleterre au moment de la Révolution. En 1814, il fut nommé chanoine du chapitre de Saint-Denis, puis aumônier de l’ambassade de France à Londres.
Il mourut à Londres le 16 novembre 1840, laissant une partie de sa fortune à son pays natal, pour y fonder un hospice, une école de filles, etc.
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
VOYAUX DE FRANOUX (Jean Nicolas), abbé
Tendon, 6 janvier 1760 – Londres, 16 novembre 1840
Fils de Joseph Voyaux et de Catherine Defranoux, il fait sa philosophie au collège Saint-Claude de Toul et part ensuite pour Paris suivre les cours de théologie de la Sorbonne sur la recommandation de Monseigneur de Chaumont, évêque de Saint-Dié. Il reçoit les ordres mineurs dans la capitale en même temps qu’il conquiert le titre de docteur en théologie.
Ordonné prêtre dans son diocèse d’origine, il regagne Paris et se voit confier la direction du séminaire de la Sainte-Famille encore appelé des Trente-Trois en raison de l’effectif qu’il pouvait accueillir. C’est à ce poste qu’il se trouve lorsque la Révolution commence.
Réfractaire la Constitution civile du clergé, il émigre en Angleterre après la loi de déportation du 26 août 1792. Le 20 septembre de la même année, il met le pied sur sa terre d’exil, et se trouvant sans ressources, il a recours à la charité des comités de secours créés pour les prêtres français émigrés. Il devient ensuite professeur de latin, français et astronomie, puis précepteur du jeune Robert Peel. En 1796, Monseigneur Douglass, vicaire apostolique de Londres, l’envoie dans cette ville, au faubourg de Chelsea, avec mission d’y donner le secours de son ministère aux vétérans catholiques de l’armée anglaise, admis à l’hôpital royal fondé dans ce quartier.
Il consacre aussi ses soins aux catholiques dispersés dans le voisinage. Ceux-ci étant en nombre grandissant, il obtient en 1811 du gouvernement britannique l’autorisation de construire une église. Pour cela, il reçoit l’aide de son ancien élève Robert Peel, qui commençait alors sa brillante carrière politique, ainsi que de la famille royale française. L’édifice est inauguré le 29 juin 1812 et la nouvelle paroisse devient rapidement florissante jusqu’à compter 6000 fidèles en 1830. Entre-temps, en 1825, l’abbé Voyaux fait construire deux écoles, un presbytère et des établissements de charité.
N’ayant pas oublié son village natal et ayant noué des relations épistolaires avec l’abbé Marchal, curé de Tendon, il fonde dans cette localité une école gratuite pour les filles (1825) et un hospice qu’il vient visiter en 1835. Pour toutes ses œuvres, il bénéficie de la générosité des hautes relations qu’il a su nouer dans son exil et aussi de la protection des Bourbons, de retour au pouvoir en France depuis 1815.
Louis XVIII lui avait d’ailleurs proposé la mitre qu’il refusa, par fidélité à sa paroisse londonienne. En compensation, il fut anobli, ajouta de Franoux, le nom de sa mère, à son patronyme et devint chanoine du chapitre royal de Saint-Denis ainsi qu’aumônier de l’ambassade de France à Londres. L’abbé Voyaux exerça constamment son ministère en Angleterre ; il contribua fortement à la renaissance du catholicisme dans ce pays dans la première moitié du XIXe siècle.
Il est inhumé dans l’église Sainte-Marie de Chelsea qu’il avait fondée et qui est devenue depuis un des principaux lieux de culte catholique de la capitale britannique. Son souvenir y est pieusement conservé.
Son cousin, Jean Nicolas Voyaux, né à Tendon le 23 février 1757 de Nicolas Voyaux et Agnès Bastien, devint prêtre. Condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris, il fut exécuté avec 25 autres personnes dont le poète André Chénier, le 25 juillet 1794.
Bibl. : Marchal (Mgr).- L’abbé Voyaux de Franous….- Saint-Dié, 1895.
Becherand (André).- L’Abbé Voyaux de Franous, enfant de Tendon.- Annales de la Société d’émulation des Vosges, 1984, p. 57-62.
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Pierre Heili
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