Yvonne BREMAUD
[
Paris (75) , 29/04/
1883 –
Paris (75) , 23/10/ 1969 ]
Pseudonyme d’Yvonne PONCHON, journaliste, écrivain.
Auteur vosgien
Passage vosgien
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1883
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Yvonne Pauline Ponchon est née le 29 avril 1883, rue des Beaux-Arts à Paris. Elle est la fille d’Eugène Ponchon (1845 - ?), représentant de commerce, et de son épouse Pauline Adèle, née Brémaud (1852 - ?).
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1905
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Le 13 juin, elle épouse le jeune Neuchâtelois Alfred Rychner, étudiant en architecture à l’Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris. Ils s’établissent un moment en Suisse. Le couple aura trois enfants.
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1923
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Vers 1923, elle rentre à Paris et publie plusieurs ouvrages chez Fischbacher, dont l’un des directeurs, Charles Fischbacher, est un ami de la famille : il signe comme témoin l’acte de naissance d’Yvonne.
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1925
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En passant par la Lorraine... Le titre n’est pas original. Il rappelle bien entendu cette chanson où l’on chante certains sabots et autres trois capitaines et qui parle à nos coeurs de Lorrains... Oh oh oh !
Lorsqu’Yvonne Brémaud l’utilise en 1925, il a déjà été emprunté par Léon Barrat (1892). Après elle, relevons Paul Durand (1945), Pierre Hamp (Gallimard 1947), Maurice Garçot (SEPF 1948, illustré par Léon Husson), Bernadette Distel (1983), Paul Couturiau (Presses de la Cité 2003)... Peut-être d’autres encore...
Et, passant par la Lorraine où se situent une part de ses origines, la journaliste parisienne nous parle des Vosges.... Voici la dédicace : A la mémoire de mon arrière-grand-père Mangel, notaire et maire-adjoint à Lunéville, de sa femme, A. Mangel née Mangin, de ma grand’mère P. Brémaud, née à Lunéville, et en témoignage d’affection à toute ma famille de Lorraine, à Nancy, Blamont, Saint-Dié et Lorquin.
Voici ce qu’en écrivent Charles Daudier et Charles Sadoul dans Le Pays Lorrain de décembre 1925 (p. 568) :
Charles Daudier.- Dans ce livre charmant, luxueusement édité par la librairie Fischbacher, notre collaboratrice, Mme Yvonne Brémaud, s’est attachée à faire connaître à la jeunesse qui les ignore toutes les beautés et tous les courages de notre province. Mettant en pratique la vieille maxime utile dulci, elle a, pour rendre son oeuvre plus attrayante, habilement enchâssé dans une intrigue romanesque une foule de renseignements concernant la vie présente et passée de la Lorraine.
A la suite de ses personnages (dont quelques-uns affichent pour notre époque un dédain peut-être trop marqué), nous partons des villes d’eaux des Vosges pour visiter successivement Domremy, Neufchâteau, Gérardmer, la Schlucht, le Hohneck, puis Epinal et la Moselle, Nancy et ses merveilles, Haroué, la Malgrange, Saint-Nicolas, Lunéville et son château, Mirecourt, Sion, Pont-à-Mousson, Metz et enfin Verdun. Et à chaque étape de cet intéressant voyage se tourne un nouveau feuillet de notre histoire. De Jeanne d’Arc à l’héroïque commandant Raynal, c’est comme un glorieux défilé des célébrités qui, au cours des siècles, contribuèrent au renom ou à la prospérité de la Lorraine et dont le souvenir doit être gravé dans toutes les mémoires.
Ecrit dans un style alerte, sans recherche et sans prétention, souvent dans le ton de la conversation aimable et enjouée, l’ouvrage est d’une lecture agréable. L’impression en est des plus soignées et de magnifiques hors-textes, empruntés à l’album du Touring-Club et à la Revue Lorraine illustrée, ajoutent encore à l’attrait du récit.
Charles Sadoul, à la suite.- Ayant assisté à la genèse de ce livre, qu’il me soit permis de dire, après notre collaborateur Ch. Daudier, le bien que j’en pense. Quand j’étais jeune, on nous donnait encore à lire certains livres de la génération précédente, voire de celle de nos grand’mères, où des auteurs avaient eu la prétention d’instruire en amusant. Il y avait là des dialogues de bons petits jeunes gens figés avec des parents solennels et réfrigérants, au cours desquels on vous promenait, d’une façon si ennuyeuse, dans tel ou tel pays, qu’on vous ôtait toute envie de connaître ceux-ci dans la réalité.
Ce n’est pas le cas du livre de Mme Brémaud, elle a très heureusement su renouveler le genre et éviter la pédanterie. Son livre est alerte, gai, et ses personnages pleins de vie. Ce ne sont pas les fantoches des imitateurs de Mme de Genlis. Mme Brémaud est pour de jeunes esprits un guide aimable à travers notre pays.Sans s’en apercevoir, parcourant un chemin déblayé de ronces, on s’instruit et, ayant passé par la Lorraine, on voudra y revenir pour en savoir plus que l’auteur ne pouvait en dire en 150 pages. Félicitons Mme Brémaud d’avoir retrouvé la Lorraine où ont vécu tant de ses ancêtres, et souhaitons qu’elle lui consacre de nombreux livres.
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1926
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Son roman La Bête à chagrin, dont l’action se situe à Nancy, manque de peu le Prix Femme de France, attribué à La Belle Trentemousine de Marcelle Gaston-Martin, par huit voix contre trois. La même année, elle devient sociétaire de la Société des Gens de Lettres.
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1969
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Elle décède à Paris, le 23 octobre 1969, à l’âge de 86 ans. Son fils Yves Rychner lègue ses archives littéraires à la commune de Neufchatel en Suisse.
[Nous recherchons des informations sur la vie et les origines lorraines d’Yvonne Brémaud...]
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