1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
CHAMPY (Paul).- [Petit-fils de Louis Daniel CHAMPY, fils de Pierre CHAMPY], né à Brumath le 26 décembre 1826, ancien officier d’artillerie de la garde de 1848 à 1865, a été de 1871 à 1883 conseiller général des Vosges pour le canton de Provenchères et avait été, en 1870, conseiller général du canton de Saâles, chef de bataillon de la garde mobile des Vosges en 1870-1871.
Il fut lieutenant-colonel du 22e territorial d’infanterie de 1875 à 1888. Il s’est présenté à la députation le 20 février 1876, dans l’arrondissement de Saint-Dié, mais il échoua avec 6 204 voix contre 11 739 à M. Jules Ferry. Il échoua également au Sénat, le 8 janvier 1882.
M. Paul Champy est actuellement manufacturier à Gisors (Eure). Il est chevalier de la Légion d’honneur.
[
Félix BOUVIER
, Biographie générale vosgienne ]
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
CHAMPY (Paul)
petit fils de Pierre, né en 1826, devient chef de bataillon de la Garde Mobile des Vosges en 1870-71.
Dans le même temps, il représente le canton de Saales au Conseil général des Vosges avant son annexion par l’Allemagne. En 1871, il est élu conseiller général du canton de Provenchères, siège qu’il conserve jusqu’en 1883.
Il poursuit sa carrière militaire avec le grade de lieutenant-colonel à la tête du 22° régiment de territoriaux. Le 20 février 1876, il se présente à la députation de l’arrondissement de Saint-Dié, mais n’obtient que 6204 voix contre 11739 voix à Jules Ferry.
Il échoue également au Sénat le 8 janvier 1882 et se retire à Gisors dans l’Eure où il devient manufacturier.
Bibl. : Bouvier.-
Biographie générale Vosgienne, p. 376.
Voir également :
-
Louis Daniel Champy (1763-1831)
-
Claude Champy (1768-1793)
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Michel Champy (1791-1848)
-
Pierre Champy (1793- ?)
[
Pierre HEILI
, Les Vosgiens célèbres ]
2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
CHAMPY Paul
(26 décembre 1826, Brumath, Bas-Rhin – 5 janvier 1893, Gisors, Eure)
• Conseiller général du canton de Saâles de 1870 à 1871.
• Conseiller général du canton de Provenchères-sur-Fave de 1871 à 1883.
• Industriel.
• Marié.
La famille Champy originaire de Bourgogne et d’Alsace, fournit des industriels et des polytechniciens, parmi lesquels Pierre, propriétaire à Rothau et commandant de la garde nationale de Strasbourg en 1848. Se déclarant pour la République, il est chargé d’affaire en Toscane et il devient représentant du Bas-Rhin à l’Assemblée nationale. Après un long voyage en Italie, il se marie en premières noces, en 1820, avec Anne-Marie-Hermine Desporte ; le jeune ménage résidant quelques années à Brumath dans le Bas-Rhin. C’est dans cette petite commune alsacienne que naît, le 26 décembre 1826, leur fils Paul.
La famille Champy s’installe ensuite rue des Veaux à Strasbourg où Paul s’engage dans l’armée. Ce dernier sert dans l’artillerie et fait la guerre de Crimée, où il se distingue lors de l’attaque des Russes, le 16 août 1855, sur la Tchernaïa, et continue sa bravoure dans la campagne d’Italie. Il quitte l’armée, en 1865, avec pour objectif de se faire un nom en politique, à l’image de son aïeul. En 1870, il est élu conseiller général du canton de Saâles et l’année suivante, à la suite de la séparation de ce canton du département des Vosges, il devient le premier représentant de celui de Provenchères-sur-Fave. De sa brève existence, le canton de Saâles n’a que trois représentants à l’assemblée départementale : Louis Febvrel (magistrat), Prosper Géhin (notaire) et Paul Champy (industriel).
À sa dissolution, sept des quatorze communes forment un nouveau canton, le canton de Provenchères-sur-Fave ; à savoir : Beulay, Colroy-la-Grande, La Grande-Fosse, Lubine, Lusse, La Petite-Fosse et Provenchères-sur-Fave. Les autres communes du canton de Saâles avaient pour noms : Saint-Blaise-la-Roche, Bourg-Bruche, Colroy-la-Roche, Plaine, Ranrupt, Saâles et Saulxures.
Au cours de son passage à l’assemblée départementale, Paul Champy lutte contre Jules Ferry dont il n’approuve pas la politique scolaire. Candidat sans succès à la députation en 1876 à Saint-Dié, il est de nouveau défait au sénat, en 1882. Au terme de son mandat de conseiller général, il quitte la scène politique, puis définitivement le département vosgien, afin de se fixer à Gisors dans l’Eure comme industriel. Marié en Normandie, le 26 juin 1865, à Blanche Davillier, petite fille du filateur et banquier Jean-Charles Davillier, il s’associe avec son beau-père et devient directeur d’un établissement textile. Paul Champy décède en son domicile de Gisors, le 5 janvier 1893.
[
Bertrand MUNIER
, Le Grand livre des élus vosgiens ]