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ecriVOSGES, « Édouard Victor Stanislas BRESSON », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=1008 (consultée le 7 septembre 2026).
1879 —
Biographie alsacienne-lorraine / A. Cerfberr de Médelsheim
BRESSON Édouard Victor Stanislas.- Député, né à Darney le 27 juin 1826, dirige une importante filature ; membre du Conseil général, il a été longtemps maire de Monthureux.
En 1876, il a été élu à Mirecourt contre M. Buffet, et réélu en 1877. Il siège au centre gauche.
BRESSON Édouard.- Né à Darney le 27 juin 1826, industriel et maire de Monthureux-sur-Saône, conseiller général, député sortant, ancien membre de la Commission départementale. Élu pour 4 ans député de l’arrondissement de Mirecourt le 21 août 1881. A Paris : Grand Hôtel du Louvre. [Annuaire 1882, p. 144].
Siège à gauche. [Annuaire 1886, p. 181].
Conseiller général du canton de Darney. [Annuaire 1890, p. 170].
BRESSON (Victor Stanislas Édouard).- Né à Darney le 27 juin 1826 ; il est fils de Charles-Louis-Stanislas Bresson qui fut de 1830 à 1857 conseiller général du canton de Darney. Il se livra aux travaux de l’industrie et devint filateur à Monthureux-sur-Saône. Maire de Monthureux depuis de longues années, il fut élu, en 1870, conseiller général des Vosges par le canton de Darney et fut constamment réélu en 1871, en 1877, et en 1883.
Député des Vosges, élu le 20 février 1876, par l’arrondissement de Mirecourt, avec 8 613 voix contre 7 038 à M. Buffet, alors ministre de l’intérieur, il fut à la Chambre l’un des 363 qui protestèrent contre l’acte du 16 mai. Réélu député le 14 octobre 1877, par 9 708 voix contre 5 275 au colonel Simonin, et 13 voix perdues, il fut réélu pour la troisième fois par l’arrondissement de Mirecourt, le 21 août 1881, avec 9 982 voix sur 11 645 votants, sans concurrent. Le 4 octobre 1885, il fut de nouveau élu député des Vosges, au scrutin de liste, le 4e sur 6, par 45 410 voix.
M. Édouard Bresson est le gendre de M. Kiener, sénateur.
Son frère puîné, Joseph Eugène Auguste Bresson, né à Darney le 30 juin 1828, a été huit ans maire de Darney et représentant du canton de Darney au Conseil général des Vosges de 1857 à 1870. Il a été nommé, le 31 janvier 1870, percepteur de Clermont-Ferrand.
1897 —
Dictionnaire biographique des Vosges / Henri Jouve
BRESSON Victor Édouard Stanislas.- Né à Darney le 27 juin 1826. Ancien député. Maire de Monthureux. Représente au conseil général des Vosges le canton de Darney. Lieutenant de louveterie. Président de la commission cantonale de statistique agricole. Membre de l’Association vosgienne dé Paris. Chevalier de la Légion d’honneur, officier d’Académie.
M. Bresson possède à Monthureux d’importantes usines où il occupe la majeure partie de la population de cette commune et des pays environnants. Nommé conseiller municipal puis maire, il fut révoqué après le 24 mai 1873, sous le premier cabinet de Broglie mais il fut réélu à la chute de ce cabinet.
Candidat dans l’arrondissement de Mirecourt aux élections législatives pour le renouvellement des Chambres en opposition au candidat officiel, qui était M. Buffet, alors ministre de l’Intérieur et président du conseil, qui représentait cet arrondissement, depuis 1848, il fut élu avec une majorité de plus de 1 500 voix. A la Chambre, il siégea au centre gauche et fut un des 363 députés qui votèrent contre l’acte du 16 mai 1877. Réélu aux élections du mois d’octobre suivant, il se présenta avec un égal succès aux élections de 1881 et 1885. A l’expiration de son mandat, en 1889, M. Bresson quitta la scène politique pour se consacrer exclusivement au bien-être de sa commune.
[
Henri JOUVE
, Dictionnaire biographique des Vosges ]
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
BRESSON (Édouard Victor Stanislas), industriel et homme politique
(Darney, 27 juin 1826 - Monthureux-sur-Saône, 1911)
Remarqué pour ses talents de polémiste et de politicien, il fut nommé maire de Monthureux par l’administration impériale (1862), non sans provoquer dans les milieux catholiques et traditionnels du bourg une coalition de la haine et de la jalousie.
La IIIe République le hissa aux fonctions de conseiller général du canton où il était né, puis de député républicain (1876), ce qui lui valut les foudres du gouvernement d’ordre moral. Maire de Monthureux jusqu’à sa mort, il resta député jusqu’en 1889, puis conseiller général de Darney jusqu’en 1907, tout en résidant à la filature de la Perche, c’est-à-dire à Monthureux.
La fin de la vie d’Édouard Bresson fut dominée par l’incendie de sa filature (6 mars 1899) et par les polémiques politiciennes qu’il mena avec le parti de l’Église, brillamment représenté à Monthureux par le chanoine Didierlaurent.
Son fils André fut conseiller général de Monthureux de 1886 à 1892, et son gendre Léon-Georges Gautier ferma la marche dans la tradition politicienne de la famille, en exerçant successivement les fonctions de conseiller général et de député (1902- 1906).
Bibl. : Michel (M.-F. et J.-F.).- Monthureux-sur-Saône, 1789-1914, entre la terre et la fabrique, 1981.
Robert.- Dictionnaire des Parlementaires, tome I, p. 480.
BRESSON Édouard (Victor Stanislas)
(27 juin 1826, Darney - 18 mars 1911, Monthureux-sur-Saône)
• Maire de Monthureux-sur-Saône de 1862 à 1873 et de 1876 à 1911.
• Conseiller général du canton de Darney de 1870 à 1907.
• Député des Vosges de 1876 à 1889.
• Manufacturier.
• Marié.
Édouard Bresson est le troisième enfant de Charles-Louis Bresson, notable fortuné et grand propriétaire terrien du canton de Darney, qui est conseiller général de 1833 à 1857. Né le 27 juin 1826, Édouard Bresson se révèle fidèle aux origines familiales en se destinant à la carrière juridique. En 1847, il brille dans les salons de Darney et attend l’occasion d’un heureux mariage qui lui fera abandonner sa profession de rentier.
Ses vœux sont exaucés, lorsqu’après un contrat de communauté réduit aux acquêts, passé en l’étude de maître Labrosse le 16 juillet 1851, il épouse Juliette-Louise Kiener, âgée seulement de dix-sept ans ; la fille du seul filateur de l’arrondissement de Mirecourt, Chrétien (dit Christian) Kiener se prépare à quitter Monthureux-sur-Saône, afin de gagner la région d’Épinal. En effet, alors qu’une fortune importante est accumulée, un grave incendie ravage l’établissement du filateur et le ruine partiellement. L’ampleur du sinistre pousse le propriétaire à franchir le pas et à réaliser un ambitieux projet.
Plutôt que de reconstruire la filature, il quitte Monthureux-sur-Saône et s’installe à Éloyes plus près des grands foyers d’activité et des voies de communication. Il passe alors la main à son gendre, Édouard Bresson, qui lui rachète en 1858 toutes les anciennes propriétés pour 40000 francs et qui décide de remonter l’usine textile incendiée.
En faisant rebâtir en 1859 la filature sur le même modèle que l’ancienne, le gendre veut ainsi bénéficier de la même base de départ que son beau-père. De plus, Christian Kiener, en accordant la main de sa fille à Édouard Bresson, conclue une alliance avec une famille de grands notables honorablement connue dans les cantons de Darney et Monthureux-sur-Saône.
Lorsque son père, Charles-Louis Bresson, meurt en 1857, les trois enfants, Édouard, Marie-Charlotte, épouse de Beaujeu et Joseph-Eugène, maire et industriel à Darney, s’entendent pour revendre les biens paternels. Édouard Bresson a d’autant plus besoin d’argent, qu’il a remonté l’affaire de son beau-père parti à Éloyes. Malgré cela, sa part d’héritage ne lui suffit pas, il doit s’associer avec son ami maître Labrosse. Prévue pour dix ans, la société Labrosse-Bresson subsiste en fait jusqu’en 1876, date à laquelle maître Labrosse part pour Dijon, le laissant seul et unique propriétaire. Édouard Bresson possède à Monthureux-sur-Saône d’importantes usines où il occupe la majeure partie de la population.
Nommé conseiller municipal, puis aussitôt maire, il est révoqué après le 24 mai 1873, sous le premier cabinet de Broglie, au profit d’un autre Monthurolais, Joseph-Athanase Thomas. Toutefois, il est réélu à la chute de ce cabinet. Candidat dans l’arrondissement de Mirecourt aux élections législatives pour le renouvellement des Chambres, Édouard Bresson est en opposition au candidat officiel, en place depuis 1848. Il sort vainqueur de ce duel politique. À la fin de l’année 1871, en vue des élections cantonales, le gendre et le beau-père se partagent le sud de l’arrondissement de Mirecourt. Christian Kiener se présente dans le canton de Monthureux-sur-Saône, cher à son cœur, et Édouard Bresson dans celui de Darney. Le résultat est écrasant. Les élections législatives de 1876 sont de nouveau un triomphe. Elles passionnent les électeurs car Édouard Bresson est opposé à Louis Buffet, enfant de Mirecourt. Malgré la dissolution de la Chambre des députés prononcée par le président Mac-Mahon, il est réélu aux élections d’octobre 1877 et se présente avec succès aux élections de 1881 et 1885.
Mais jamais Édouard Bresson n’est élu dans le canton de Monthureux-sur-Saône... c’est la chasse gardée de son beau-père. À l’expiration de son mandat en 1889, il se consacre à sa commune. Auparavant, il intègre le conseil général des Vosges et représente son canton natal de Darney pour une durée exceptionnelle de trente-sept années. Quant à son fils, André, il est élu de Monthureux-sur-Saône. De son côté, sa fille Thérèse épouse l’industriel Léon Gautier, député et conseiller général de Monthureux-sur-Saône.
Édouard Bresson, retiré des affaires publiques, ferme les yeux le 18 mars 1911. La fin de sa vie est assombrie par un gigantesque incendie qui ravage totalement son usine de la Perche-sur-Saône, dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 mars 1899. Cette industrie ne se relèvera jamais de ses cendres et signe l’arrêt définitif de la dynastie Bresson à Monthureux-sur-Saône.
Référence suggérée : ecriVOSGES, « Édouard Victor Stanislas BRESSON », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=1008 (consultée le 7 septembre 2026).