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Charles Gorgon GUILGOT

[ Épinal (88) , 03/11/1803 – Épinal (88) , 28/12/1867 (64 ans) ]

rentier , député

Biographie vosgienne

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « Charles Gorgon GUILGOT », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=3085 (consultée le 25 octobre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

1889 — Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier

GUILGOT (Gorgon Charles).- Né à Épinal le 10 mai 1802 (20 floréal an X), il était propriétaire à Épinal lorsqu’il fut choisi, en 1848, comme chef de bataillon de la garde nationale d’Épinal. Le 26 mars 1850, à une élection partielle, en remplacement de Perreau, décédé, il fut élu représentant du peuple des Vosges à l’Assemblée Législative.

Il fut proscrit au Coup d’État du 2 décembre 1851 et se réfugia en Belgique. Il rentra en France après l’amnistie et mourut à Épinal, le 28 décembre 1867.

Estimé et aimé de tous les partis, il s’est signalé par de nombreux actes de bienfaisance envers la ville d’Épinal et les pauvres.

[ Félix BOUVIER , Biographie générale vosgienne ]

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

GUILGOT (Gorgon-Charles), parlementaire
Épinal, 10 mai 1802 - Épinal, 28 décembre 1867

Choisi en 1848 comme chef de bataillon de la Garde Nationale d’Épinal, il est, le 26 mars 1850, élu à une élection partielle en remplacement de Perreau, décédé, comme représentant du peuple des Vosges à l’assemblée législative.

Il est proscrit au Coup d’état du 2 décembre 1851 et se réfugie en Belgique. Il rentre en France après l’amnistie.

Bibl. : Bouvier (Félix).- Biograpgie générale vosgienne, p. 431.
Bossu (J.).- Chronique des rues d’Épinal, tome II, p. 175-184.

[ Pierre HEILI , Les Vosgiens célèbres ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

GUILGOT Charles (Gorgon)
(3 novembre 1803, Epinal - 28 décembre 1867, Epinal)

• Député des Vosges de 1850 à 1852
• Rentier
• Célibataire

Charles Guilgot est né en 1803 à Epinal dans une famille aisée. Sa mère est une demoiselle Françoise Suisse. Son père, Joseph, un ancien militaire, hérite de la fabrique d'huile familiale qui les met à l'abri du besoin. Charles Guilgot est rentier dans sa cité natale, lorsque ses opinions démocratiques le désignent candidat du parti républicain des Vosges à l'Assemblée législative, en remplacement du maire et avocat romarimontain, Emile Perreau.

Il est élu le 24 mars 1850 représentant du peuple. Une victoire peu ordinaire puisque son adversaire direct, le général de brigade Raoul, décède le jour même du scrutin. Le sous-préfet de Remiremont fait tout ce qu'il peut pour cacher la nouvelle, mais, bravant une pluie torrentielle, le curé de la paroisse s'empresse de la répandre. À l'Assemblée législative, la question de valider Charles Guilgot pose un petit problème ; motif : la mort inopinée du général Raoul, arrivée au moment même où le scrutin va s'ouvrir, n'a pas laissé aux électeurs qui l'ont pris pour leur candidat, le temps nécessaire pour concerter un nouveau choix. Néanmoins, le bureau de la Chambre finit par valider le scrutin.

Le nouveau député ne prend jamais la parole à l'Assemblée. Il siège à gauche, vote avec la minorité contre les lois répressives proposées par le gouvernement, combat la politique de l'Elysée, et proteste contre le coup d'Etat du 2 décembre 1851 qui met fin à sa carrière politique. Exilé en Belgique à Bruxelles, Charles Guilgot apprend la mort de sa mère. Il obtient un sauf-conduit pour revenir à Epinal, mais arrive trop tard. L'enterrement a eu lieu. Le sanglier des Vosges, comme le surnomment ses amis, fait preuve de générosité. Il rédige deux testaments au profit des siens et de la ville spinalienne à laquelle il lègue tous ses biens en précisant qu'ils doivent être utilisés à l'instruction et l'éducation des jeunes gens.

Amnistié, Charles Guilgot rentre chez lui, quai de Juillet (futur quai colonel Sérot) où il décède le 28 décembre 1867. Libre-penseur, il avait exigé des obsèques civiles. Ce vœu est respecté et les ouvriers charpentiers et menuisiers d'Epinal précédèrent le cercueil en portant une croix de bois. Toute la ville suit le convoi car Charles Guilgot est très populaire. Deux ans plus tard, après délibération du conseil municipal, la ville donne son nom à une place de la cité.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Charles Gorgon GUILGOT », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=3085 (consultée le 25 octobre 2026).

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