Notices documentaires
1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
PETITMENGIN (Charles François).- Né à Remiremont en 1735, il fut nommé conseiller au bailliage de Saint-Dié, puis procureur du roi.
Élu, en mars 1789, député du Tiers-Etat des bailliages vosgiens réunis à Mirecourt, il siégea à Versailles aux Etats-Généraux, devenus en juin suivant, l’Assemblée Constituante. Après la clôture de la session, en 1791, il fut élu haut-juré des Vosges près la haute-cour nationale.
Le 18 mars 1794, le représentant en mission, Balthazard Faure, le nomma maire de Saint-Dié. Petitmengin mourut en fonctions, le 25 octobre 1794.
[
Félix BOUVIER
, Biographie générale vosgienne ]
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
PETITMENGIN (Charles-François), avocat et législateur
Remiremont, 20 avril 1735 – Saint-Dié, 25 octobre 1794
Fils de Charles-Antoine Petitmengin, homme de loi, et de Marie-Anne Humbert, Charles Françoise Petitmengin, après avoir obtenu sa licence en droit, est attaché comme avocat à la célèbre abbaye de sa ville natale où son oncle était chanoine. En décembre 1761, il épouse à Bruyères Marguerite-Elisabeth Mauljean, fille de Charles-Romary Mauljean, conseiller de l’abbesse de Remiremont et gruyer de Mortagne.
Peu de temps après, il s’installe à Saint-Dié où il devient procureur du Roi au bailliage royal. En 1770, tout en conservant son siège au bailliage, il est nommé subdélégué de l’Intendant de Lorraine pour la région de Saint-Dié. Le 31 mars 1789, il est choisi par les électeurs du Tiers-Etat du bailliage de Saint-Dié pour les représenter aux Etats-Généraux. Il ne se fait guère remarquer à l’Assemblée nationale et, à l’expiration de son mandat, il revient dans les Vosges où l’attend un siège de juge au tribunal criminel du département installé à Mirecourt (4-9-1791).
Le 17 janvier 1794, il est mis à la tête de la municipalité de Saint-Dié, en vertu d’un arrêté pris par le représentant en mission Balthazard Faure. En dépit des pressions du Comité révolutionnaire de surveillance sur la municipalité, il fait exercer une administration mesurée, s’attachant à résoudre le problème préoccupant des subsistances. Quelques mois avant sa mort, il accueille très favorablement la nouvelle de la chute de Robespierre.
Bibl. : Bardy (Henri).– Charles Petitmengin, subdélégué de l’Intendant de Lorraine, maire de Saint-Dié, in Le Pays Lorrain, 1906, p. 80-84.
[
Pierre HEILI
, Les Vosgiens célèbres ]
2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
PETITMENGIN Charles (François)
(20 avril 1735, Remiremont - 25 octobre 1794, Saint-Dié)
• Maire de Saint-Dié de janvier 1794 à août 1794
• Député des Vosges de 1789 à 1791
• Avocat
Charles Petitmengin naît à Remiremont en 1735, de Charles-Antoine, homme de loi, et de Marie-Anne Humbert. Après avoir obtenu sa licence en droit, il est attaché comme avocat à la célèbre abbaye vosgienne où son oncle Ignace François est chanoine. À l'âge de vingt-six ans, il épouse à Bruyères, vers la fin de 1761, Marguerite-Elisabeth Mauljean, fille de Charles Mauljean, conseiller de la princesse, officier. À cette époque, il est d'usage, dans les bonnes familles de la bourgeoisie comme dans celles de la noblesse, de faire figurer dans les contrats de mariages les noms et qualités de toutes les personnes qui assistent à la cérémonie.
Quelque temps après son mariage, Charles Petitmengin vient à Saint-Dié au titre de procureur du roi, au bailliage royal présidial, créé par édit du mois de juin 1751. Il est l'année suivante, nommé subdélégué de l'intendant de la province pour le département de Saint-Dié, tout en conservant son siège au bailliage. Il exerce avec tact les importantes et délicates fonctions de subdélégué, assez analogues à celles des sous-préfets actuels. Le 31 mars 1789, les électeurs du tiers état du bailliage de Saint-Dié le choisissent pour les représenter aux états généraux, transformés quelque temps après, en Assemblée nationale. Charles Petitmengin en est un des membres les plus paisibles, faisant partie de ceux que l'on nomme les travailleurs. Sa femme ne le suit pas à Paris ; elle reste à Saint-Dié où elle le représente dignement, avec sa nièce mademoiselle Biaudel, dans les cérémonies civiles.
Le député de Saint-Dié opine avec la majorité de l'Assemblée et, à l'expiration de son mandat, revient dans les Vosges. Il est désigné le 4 septembre 1794 second haut-juré, c'est-à-dire juge au tribunal criminel du département, à Mirecourt. C'est là qu'il réside quand, le 17 janvier 1794, il est mis à la tête de la municipalité de Saint-Dié en vertu d'un arrêté pris à Sarrelouis par Balthazard Faure. Le 24 a lieu l'installation et la prestation de serment des membres du conseil général épuré, en réservant que le maire, encore à Mirecourt, remplisse cette formalité à son retour de Saint-Dié. Elle se fait le 18 mars.
Mais depuis la date de l'arrêté du représentant du peuple, il s'est passé bien des choses. Saint-Dié est à la veille de perdre son nom, qui sent trop le fanatisme et la superstition, pour prendre celui d'Ormont. Le corps municipal et Charles Petitmengin ont fort à faire. Il ne reste que pendant sept mois à la tête des affaires municipales, des mois de fatigues continuelles, de labeurs incessants et d'écrasantes responsabilités. Le maire Petitmengin meurt en fonction, à l'âge de cinquante-neuf ans, le 25 octobre 1794, au moment où finit le règne de la Terreur.
[
Bertrand MUNIER
, Le Grand livre des élus vosgiens ]
Sources structurées
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Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
1889 — Félix BOUVIER — Biographie générale vosgienne
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Dictionnaire des Vosgiens célèbres
1990 — Pierre HEILI — Les Vosgiens célèbres
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Le Grand livre des élus vosgiens
2003 — Bertrand MUNIER