Notices documentaires
1889 —
Biographie générale vosgienne / Félix Bouvier
ROYER-COLLARD (Pierre Paul).- Né à Sompuis (Marne) le 21 juin 1763, il fut élu député des Vosges par les libéraux de l’arrondissement de Neufchâteau, en novembre 1827 ; il fut nommé président de la Chambre des députés.
Quelques jours auparavant, il était devenu membre de l’Académie française. Orateur, publiciste, philosophe, littérateur, Royer-Collard a occupé une grande place dans les évènements contemporains.
Il mourut à Châteauvieux (Loir-et-Cher) le 8 juillet 1845.
[
Félix BOUVIER
, Biographie générale vosgienne ]
1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
ROYER-COLLARD (Pierre-Paul), philosophe, député
Sompuis (Marne), 21 juin 1763 – Châteauvieux (Loir-et-Cher), 8 juillet 1845
Fils d’un riche cultivateur, il devient, après ses études aux collèges de Chaumont et de Saint-Omer, professeur de mathématiques, puis étudie le droit et débute comme avocat à Paris en 1787. Elu membre du Conseil des Cinq Cents en l’an V dans la Marne, il est partisan d’une monarchie constitutionnelle.
Il est nommé professeur de philosophie à la Sorbonne en 1811 sur la réputation qu’il s’était faite en combattant les théories de Condillac. Il est doyen de la faculté des Lettres lors des Cents-Jours. En 1815, il siège à la Chambre des députés, élu par le département de la Marne. Il est le principal orateur à la Chambre, où son autorité incontestable et ses prises de position en faveur de l’abaissement du cens électoral lui valent cependant l’animosité des ultra royalistes.
Réélu dans plusieurs départements aux différents scrutins, il se présente en 1827 dans sept circonscriptions dont celle de Neufchâteau où il bat Baudel-Martinet. Il opte pour celle de Vitry-le-François. Président de la Chambre en 1828, il combat la politique de la fin du règne de Charles X. Il se rallie à Louis-Philippe et conserve son siège de député jusqu’à son échec de 1842. Affaibli, malade, il se retire à Châteauvieux où il décède deux ans plus tard.
Il est surtout connu pour les discours qui ont été imprimés.
Il avait épousé Melle de Forges de Châteauvieux dont il eut deux filles.
Bibl. : Robert.– Dictionnaire des parlementaires français 1789-1889, tome V, p. 221-224.
Bouvier.– Bibliographie générale vosgienne, p. 508-509.
[
Albert RONSIN
, Les Vosgiens célèbres ]
2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
ROYER-COLLARD Pierre (Paul)
(21 juin 1763, Sompuis, Marne - 8 juillet 1845, Châteauvieux, Loir-et-Cher)
• Député des Vosges de 1827 à 1828
• Avocat
• Marié, deux enfants
Pierre Royer-Collard qui naît à Sompuis dans la Marne, d'une famille janséniste, est élu en 1827, député des Vosges dont il ne foulera jamais le sol. Les élections de cette époque permettent d'être candidat dans plusieurs départements. Fils d'un riche cultivateur, il étudie au collège de Chaumont, puis à celui de Saint-Omer tenu par les frères Doctrinaires. Professeur de mathématiques dans cet établissement, il le quitte pour aller professer à Moulins. Renonçant à l'enseignement pour le barreau, il étudie le droit et débute avocat à Paris, adoptant avec réserves les principes de la Révolution.
Élu député de sa région natale, Pierre Royer-Collard cherche à constituer un cercle d'hommes politiques partageant ses idées et se rallie au groupe royaliste. Marié à mademoiselle de Forges de Châteauvieux dont il a deux enfants, il se fixe dans la capitale pour s'occuper de philosophie. Pierre Royer-Collard, qui s'est montré très prudent à l'égard de Napoléon, va, lors de la rentrée de Louis XVIII, lui présenter ses hommages à Compiègne. Réélu à la Chambre des députés, il y est considéré comme un des premiers orateurs et jouit en outre d'une réputation d'intégrité absolue.
Membre de l'Académie française en 1827, il est envoyé la même année à la Chambre par plusieurs arrondissements électoraux, dont celui des Vosges. Président de cette Chambre, il combat la politique qui prévoit la fin du règne de Charles X. Malade, il succombe le 4 septembre 1844, à Châteauvieux. Sévère et rude à l'excès, Pierre Royer-Collard avait adopté à l'égard de ses deux filles un singulier système d'éducation, les soumettant aux travaux les plus durs, aux épreuves les plus pénibles. Très dur envers lui-même, il s'astreignait à une existence d'une grande simplicité.
[
Bertrand MUNIER
, Le Grand livre des élus vosgiens ]