Romans
Le Non-lieu
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1993 )
1. Monaco ; [Paris] : Éditions du Rocher, mars 1993.- 223 p. : couv. ill. en coul. ; 23 cm.- (Littérature).- ISBN : 2-268-01496-7.
Épigraphe : Ce n’est pas l’injustice en soi qui nous blesse, c’est d’en être l’objet. Qu’on lui en donne un autre [...] et nous nous contenterons de désapprouver tranquillement..., Pierre Nicole. Dédicace : A tous les innocents poursuivis et condamnés sur des preuves jugées suffisantes....
4ème de couv. : Un homme de vingt-cinq ans est accusé d’avoir assassiné ses parents. Des charges en apparence sérieuses pèsent sur lui. Un ténor du barreau accepte de le défendre - gratuitement - ayant compris le parti qu’il pourrait tirer de cette affaire... Les moyens de défense "classiques" ne suffisant pas à démontrer l’innocence de son client, l’avocat décide de recourir à la justice-spectacle. Huit ans plus tard, sorti de l’enfer carcéral, définitivement blanchi grâce à la méthode de son défenseur, l’"orphelin" fait le récit de cette grande première.
Ce roman de Jean-Michel Lambert, à qui nous devons Le Petit Juge, est-il codé ou s’agit-il de justice fiction ? En tout cas, il montre à quels errements la justice peut se livrer, dans un respect de la loi qui s’accommode de quelques entorses. Une révélation !
Confession fatale
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1999 )
1. La Tour-d’Aigues : Éditions de l’Aube, 1999.- 274 p. : couv. ill. ; 22 cm.- (L’Aube noire).- ISBN : 2-87678-486-6.
Purgatoire
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2000 )
1. La Tour-d’Aigues : Éditions de L’Aube, 2000.- 269 p. : couv. ill. ; 22 cm.- (L’aube noire).- ISBN : 2-87678-590-0.
Prix Polar du meilleur roman francophone 2001.
La Photo de mariage
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2001 )
1. [Coudray-Macouard] : Cheminements, 2001.- 151 p. : ill., couv. ill. en coul. ; 21 cm.- (Collection singulière).- ISBN : 2-914474-29-6.
Chronique de la vie provinciale. Illustrations par Joël Montigny.
Scrupules
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2002 )
1. Paris : Éditions Hors commerce, 2002.- 167 p. : couv. ill. ; 21 cm.- (Hors noir ; 30).- ISBN : 2-910599-93-0.
Mère Teresa et les petits sauvageons
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2004 )
1. Cluny : Editions A contrario, 2004.- 234 p. ; 22 cm.- ISBN : 2-7534-0003-2.
4ème de couv. : Un cadavre de dealer est retrouvé dans un fossé. Des disparitions de jeunes femmes. Un sordide réseau de prostitution impliquant une ancienne starlette du porno et des filles venues de l’Est. Des notables aux mains sales ? Personne ne sait où de telles découvertes peuvent conduire. Pas plus Mère Teresa que ses collègues. Il s’en fiche peut-être, Mère Teresa enfermé dans la posture du flic désabusé et rejeté. Mais tout le monde n’est pas logé à la même enseigne dans la police. Le coéquipier de Mère Teresa semble personnellement impliqué dans cette histoire... Il n’est pas le seul : quel rôle joue le commissaire ? Et les édiles locaux ? Et les femmes respectables ? A quoi passent-elles leurs nuits ? A n’en pas douter, l’univers de Jean-Michel Lambert est noir. Comme la réalité.
Témoins à charge
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2017 )
1. Clermont-Ferrand, Éd. de Borée, coll. « Marge noire », 2017, 342 p.
Récits
Retour à Mauthausen
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2005 )
1. Paris : Jean-Claude Gawsewitch, mai 2005.- 22 cm, 213 p.- ISBN : 978-2-35013023-1.
Nouvelles
Regards innocents (Contes cruels)
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1991 )
1. Lyon : Éditions de la Tour Gile, 1991.- 157 p. : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 22 cm.
Dédicace : A la mémoire d’Octave Mirbeau, à qui notre époque aurait permis d’écrire des pages magnifiques. Illustrations de Joël Montigny.
4ème de couv. : Dans ce monde en folie, des enfants sont parfois privés de leur insouciance naturelle pour être brutalement confrontés à des situations qui les blessent dans leur chair, parfois mortellement, et surtout dans leur âme : évices corporels, incestes, attentats à la pudeur, etc. La justice intervient alors pour sanctionner ces actes d’adultes qui troublent ce qu’il est convenu d’appeler "l’ordre social".
Mais les premiers juges restent les petites victimes, dont le regard naïf rejoint rarement celui, froid et dénué de passion, des serviteurs de l’appareil judiciaire. Il arrive également que des adultes retrouvent leur pureté enfantine pour prendre conscience de l’échec d’un mode d’éducation : parents découvrant que leur fille est devenue "actrice" dans des films X, vieux routier de la presse des faits divers réalisant qu’il est passé à côté de plusieurs réalités, "monstrueux assassin" qu’une appréciation indulgente bouleverse...
La tension dramatique de ces histoires, empreintes d’une grande pudeur, exigeait l’emploi d’un ton plus léger pour d’autres récits, parfois cocasses, dans lesquels des enfants contemplent d’un œil amusé et ironique le spectacle offert par des grandes personnes dont les comportements font douter de l’existence d’un âge de raison.
Jean-Michel Lambert, 39 ans, a écrit ces 22 histoires à partir de faits de société, pour débusquer quelques manifestations contemporaines de la bêtise et de la méchanceté, en imaginant l’incompréhension d’enfants devant ce monde de turpitudes, dans lequel l’amour et la tendresse sont des valeurs battues en brèche.
Ces contes cruels ont permis à Joël Montigny, artiste-peintre de donner toute la mesure d’un talent de portraitiste à la fois pudique et expressif, déjà très remarqué en France et à l’étranger lors de grandes expositions saluées par la critique et le public, telles en 1990 ces Couleurs pour l’abbé Pierre.
2. [Mâcon] : JPM éd., 2003.- 125 p. : photogr., couv. ill. ; 22 cm.- ISBN : 2-84786-018-5.
Photographies de Bertrand Lauprête.
4ème de couv. : Dans ce monde en folie, des enfants sont parfois privés de leur insouciance naturelle pour être brutalement confrontés à des situations qui les blessent dans leur chair, et surtout dans leur âme. La justice intervient alors pour sanctionner ces actes d’adultes qui troublent "l’ordre social".
Mais les premiers juges restent les petites victimes, dont le regard naïf rejoint rarement celui des serviteurs de l’appareil judiciaire. La tension dramatique de ces histoires, empreintes d’une grande pudeur, exigeait l’emploi d’un ton plus léger pour d’autres récits, parfois cocasses, dans lesquels des enfants contemplent d’un œil amusé et ironique le spectacle offert par des grandes personnes dont les comportements font douter de l’existence d’un âge de raison.
Jean-Michel Lambert, magistrat et romancier, 51 ans, a écrit ces 22 nouvelles à partir de faits de société, pour débusquer quelques manifestations contemporaines de la bêtise et de la méchanceté, en imaginant l’incompréhension d’enfants devant ce monde de turpitudes, dans lequel l’amour et la tendresse sont des valeurs bafouées.
Ce livre est aussi un album de très belles photographies, signées Bertrand Lauprête.
La moitié des droits d’auteur sera reversée à une association luttant pour la protection de l’enfance.
Essais
Le Petit juge
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1987 )
1. Paris : Albin Michel, avril 1987.- 411 p. : couv. ill. en coul. ; 24 cm.- ISBN : 2-226-02982-6.
Épigraphes : La plupart de nos vacations sont farcesques, Montaigne. La Justice n’est que le rêve imbécile de quelques hommes. L’injustice est la volonté même de Dieu, Anatole France.
4ème de couv. : Avec l’assassinat d’un enfant de quatre ans et demi, le 16 octobre 1984, dans un village des Vosges, éclatait une "affaire" dont le retentissement allait dépasser les frontières de l’Hexagone. Hormis l’horreur du crime et la présence d’un mystérieux "corbeau" harcelant la famille de la petite victime, "l’Affaire" déclenchait un processus de remise en cause de certains mécanismes de la Justice et, pour la première fois d’une façon aussi spectaculaire, du secret de l’instruction.
Pendant des mois au cours desquels le public français et étranger vivra en direct les péripéties du drame, un jeune juge, Jean-Michel Lambert, assumera, quasiment seul, la lourde charge d’une instruction on ne peut plus complexe.
Le "petit juge" livre ici son témoignage. Et ce document arrive à point nommé pour nous aider à répondre à des questions fondamentales sur la Justice elle-même.
Témoignage humain d’abord sur la vie d’un juge d’instruction confronté au quotidien de la France profonde, du vol de bicyclette à l’infanticide le plus horrible en passant par les manipulations affairistes jusqu’aux "histoires de mœurs" des plus graves aux plus drolatiques.
Interrogations également sur le rôle formidable du quatrième pouvoir. Et qui conduit l’auteur, fort d’une expérience que les circonstances ont rendue exceptionnelle, à affirmer que la Presse a bousculé des principes apparemment intangibles de nos institutions et crée un précédent sur lequel on ne pourra revenir.
Éclairage capital enfin sur les juges d’instruction dont on a pu dire qu’ils étaient parmi les hommes "les plus puissants de France" et dont le présent ouvrage révèle la solitude souvent angoissante au moment capital de l’inculpation.
2. Paris : Librairie générale française, 1988.- 468 p. : couv. ill. en coul. ; 17 cm.- (Le Livre de poche ; 6433).
De combien d’injustices suis-je coupable ?
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2014 )
1. Paris : Le Cherche-Midi éd., août 2014.- 209 p.- ISBN : 978-2-74914025-4.
Où est la justice quand les victimes de délits ne touchent pas un centime des dommages-intérêts que leurs auteurs ont été condamnés à leur payer ? Où est la justice quand le préjudice moral des parents d’un enfant tué dans un accident de la circulation n’est réparé, au mieux, qu’à hauteur de quelque 30 000 euros ? Où est la justice quand les victimes d’une détention injustifiée reçoivent des sommes calculées à la louche, d’un montant ridicule ? Où est la justice quand des justiciables ayant gagné leur procès gardent à leur charge une partie des honoraires de leur avocat ?
Quelques questions parmi beaucoup d’autres, auxquelles répond Jean-Michel Lambert pour dénoncer les vices d’un système qui traite souvent les victimes par un mépris dont les magistrats ne sont pas les seuls responsables : les hommes politiques sont coupables de favoriser l’injustice en votant des lois mal ficelées. Évoquant l’affaire d’Outreau et l’épisode du mur des cons, il revient aussi sur l’un des faits divers les plus marquants des cinquante dernières années, l’affaire Grégory, pour démontrer comment un homme ordinaire peut être broyé par la machine judiciaire et payer de sa vie des soupçons abjects. Pourtant, moyennant quelques réformes qu’il suggère dans ce livre, l’injustice n’est pas une fatalité. Un témoignage percutant qui prouve, faits à l’appui, que la justice reste encore un idéal à atteindre.