1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
BAZELAIRE DE LESSEUX (Hubert de), officier, industriel, député des Vosges
(Saint-Dié, 15 août 1868 - Saint-Dié, 10 mai 1935)
Entré à l’école de Saint Cyr en 1888, il en sort sous-lieutenant de cavalerie en 1890. En 1906, ayant le grade de capitaine, il démissionne de l’armée et se retire à Lusse où il est élu conseiller municipal en 1908 et adjoint au maire en 1911, puis maire de la commune de 1920 à 1935.
Dès 1907, il est élu conseiller général du canton de Provenchères-sur-Fave et il le restera jusqu’à son décès en 1935. En 1914, il est mobilisé au 18ème régiment de chasseurs à cheval. Le 12 juillet 1917, il est cité à l’ordre de l’armée et fait chevalier de la Légion d’honneur.
Aux élections législatives du 16 novembre 1919, il est candidat sur la liste de l’Union nationale républicaine. Élu, il s’inscrit au groupe de l’Union républicaine démocratique et travaille au sein de la commission des régions libérées. Réélu le 11 mai 1924, il ne se représente pas en 1928.
Décédé à Saint-Dié, il est inhumé à Lusse.
Bibl. : Jolly.- Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome II, p. 504.
[
Albert RONSIN
, Les Vosgiens célèbres ]
2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
BAZELAIRE DE LESSEUX (de) Hubert
(15 août 1868, Lusse - 10 mai 1935, Saint-Dié)
• Conseiller municipal de Lusse de 1908 à 1911.
• Adjoint au maire de Lusse de 1911 à 1920.
• Maire de Lusse de 1920 à 1935.
• Conseiller général du canton de Provenchères-sur-Fave de 1907 à 1935.
• Député des Vosges de 1919 à 1928.
• Industriel.
• Marié, quatre enfants.
Le petit village de Lusse situé à la frontière de l’Alsace et des Vosges, accueille Hubert de Bazelaire de Lesseux le 15 août 1868. Se destinant à une carrière militaire, il entre à l’École de Saint-Cyr en 1888. Sous-lieutenant de cavalerie deux ans plus tard, il démissionne de l’armée avec le grade de capitaine en 1906. Ce retrait lui permet d’entrer comme conseiller municipal de Lusse et de s’investir pleinement dans sa nouvelle profession d’industriel, dans la vallée de la Fave. L’année précédente, il devenait locataire de l’Hôtel du département, en remplacement de l’avocat déodatien Jean Gérardin.
Quand la Grande Guerre éclate, Hubert de Bazelaire de Lesseux rejoint le 18e régiment de chasseurs à cheval dont il commande le 3e escadron. Un an avant l’Armistice, il est cité avec attribution de la Légion d’honneur. À la fin des hostilités, tout en se consacrant à l’industrie, il se présente le 16 novembre 1919 aux élections générales dans les Vosges.
Élu député, il reçoit la confiance de ses administrés et siège également au fauteuil de premier magistrat de Lusse. Par les élections du 11 mai 1924, il conserve son mandat de député. Mais son activité parlementaire se ralentit, il se consacre plus particulièrement à ses deux mandats locaux, de maire et de conseiller général..., ainsi qu’à son activité privée. Il abandonne sa fonction de parlementaire, ne se représentant pas aux élections de 1928. Marié à mademoiselle de Resie, le capitaine de Bazelaire de Lesseux est père de quatre enfants, Adrienne, Jacques, Geneviève et Florent. Celui-ci reprend le flambeau de son père tant au niveau professionnel qu’au niveau politique. Qui plus est, il a le grand honneur d’inaugurer, en 1937, aux côtés du président de la République Albert Lebrun, le tunnel de Lusse. Un impressionnant ouvrage rendu possible, grâce aux excellentes relations entretenues entre le député vosgien Hubert de Bazelaire de Lesseux et le sénateur alsacien Burrus.
L’ancien officier et industriel s’éteint le 10 mai 1935, après une longue maladie. Selon ses vœux, il repose en terre lussoise. Le président du conseil général des Vosges Maurice Flayelle lui rendit un dernier hommage : Le commandant de Lesseux était entré à l’assemblée départementale en 1907 et il en était un des doyens d’ancienneté. Brillant officier de cavalerie dont il avait gardé l’allure, il était resté d’esprit très militaire. Mais en quittant l’armée il avait voulu continuer à servir son pays. Aujourd’hui, nous conduisons à sa dernière demeure notre collègue que la mort vient d’abattre après un rude assaut. Elle aura marqué pour lui la fin de longues souffrances courageusement supportées, le terme d’un dur combat entre les forces de son exceptionnelle vitalité et le mal implacable qui l’étreignait, c’est le mal hélas, qui a eu le dessus. Un demi-siècle plus tard, son petit-fils Arnould de Bazelaire de Lesseux sera son digne successeur sur la scène politique locale et départementale (biographie précédente).
[
Bertrand MUNIER
, Le Grand livre des élus vosgiens ]