1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
GAZIN (Jean), inspecteur général des Eaux et Forêts
Épinal, 1890 - Nancy, 26 avril 1958
Jean Gazin est le fils de Marie Nicolas Ernest Gazin (Vic-sur-Seille, 1843 - Épinal, 1893), garde général des eaux et forêts à Étain (Meuse) ; sous inspecteur en 1874, il sert à Mende, Beaune et arrive à Épinal en 1881. Il y est promu inspecteur en 1883 et meurt prématurément en 1893.
Après ses études secondaires à Dijon, Jean Gazin entre en 1912 à l’Institut National Agronomique. Il est élève à l’École Nationale des Eaux et Forêts lors de la déclaration de la guerre en 1914. Il part comme sous-lieutenant d’infanterie. Lieutenant en 1915, il est grièvement blessé. Rétabli, il est affecté à la section topographique de sa division puis devient chef du 2ème bureau de son unité.
La guerre terminée, il achève ses études puis est affecté à Chambéry où il est chargé de la restauration des terrains en montagne. Il passe ensuite à Saint-Dié et, en 1922, est nommé à Épinal chef de cantonnement puis chef de bureau. En 1930, il obtient l’inspection de Saint-Dié. Bien que père de six enfants, il est mobilisé en 1939 comme commandant. Fait prisonnier, il est en captivité en Autriche où il est libéré en 1941 comme ancien combattant en 1914-1918.
En 1941, il est nommé conservateur et détaché à Paris auprès du ministre de la production industrielle (Service de la répartition du bois). En raison de ses qualités d’organisateur et d’administrateur, il est élevé au grade d’inspecteur général des Eaux et Forêts. Il prend en 1952 sa retraite à Saint-Dié, entre au conseil municipal en 1953 et devient adjoint au maire, chargé du domaine forestier de la ville. Administrateur de la Caisse d’épargne, et en 1956 président de la Croix Rouge, il mène une vie active jusqu’à son décès en 1958 dans une clinique de Nancy où il a été transporté. Il est inhumé au cimetière de Préville à Nancy.
Il avait épousé, le 30 octobre 1919, à Saint-Dié, Marguerite François. Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 avec quatre citations, il était également chevalier de la Légion d’honneur.
Bibl. : Regards, n° 153, juillet-septembre 1985, p. 4.
Revue des Eaux et Forêts, 1893, p. 80.
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Albert Ronsin
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