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Jack LANG

[ Mirecourt (88) , 02/09/1939 ]

maire , conseiller général , député , ministre

Auteur vosgien Biographie vosgienne Sur Wikipédia ↗ Sur la BnF ↗ Sur Wikidata ↗

Biographie

1939
Naissance à Mirecourt (Vosges) de Jack Mathieu Émile Lang le 2 septembre, fils de Roger Lang, directeur commercial, et de Mme, née Marie-Luce Bouchet.
Lycée Henri Poincaré à Nancy et Faculté de droit de Paris.
Diplômes : Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris. Agrégé de Droit public et de Sciences politiques. Docteur en Droit.
1961
Le 13 mars, il épouse Monique Buczynski (2 enfants : Caroline et Valérie).
1963-1977
Créateur et Directeur du Festival mondial du Théâtre universitaire de Nancy.
1971-1981
Professeur de Droit International à l’Université de Nancy.
1972-1974
Directeur du Théâtre national de Chaillot.
1976 - 1977
Professeur de droit international (1976), puis Doyen (1977) de l’unité d’enseignement et de recherche de sciences juridiques et économiques de Nancy.
1978-1979
Conseiller du Premier Secrétaire du Parti Socialiste.
1979
Directeur de la campagne socialiste pour les élections européennes.
1979-1981
Délégué National du Parti Socialiste chargé de la Culture.
1981
Délégué à la communication pour la campagne présidentielle de François Mitterrand.
1981- 1984
Ministre de la Culture dans le gouvernement de Pierre Mauroy, du 22 mai 1981 au 23 juillet 1984. Nommé par François Mitterrand, il occupera ce poste pendant 10 ans.
1983 - 1989
Membre du Conseil de Paris et conseiller municipal du 14 mars 1983 au 19 mars 1989.
1984 - 1986
Ministre de la Culture dans le gouvernement de Laurent Fabius du 23 juillet 1984 au 19 mars 1986.
1986 - 1988
Député du Loir-et-Cher du 2 avril 1986 au 14 mai 1988.
1986-1988
Professeur de Droit à l’Université de Paris X - Nanterre.
1987-1988
Secrétaire National du Parti Socialiste à la Culture et à la Jeunesse.
1988 - 1991
Ministre de la Culture et de la Communication dans le gouvernement de Michel Rocard, du 13 mai 1988 au 16 mai 1991 : Ministre de la Culture et de la Communication (mai-juin 1988), Ministre de la Culture, de la Communication, des Grands travaux et du Bicentenaire (1988-89), Ministre de la Culture, de la Communication et des Grands travaux (1989-91).
1989 - 2001
Maire de Blois (Loir-et-Cher) pour deux mandats : du 20 mars 1989 au 18 mars 2001.
1991 - 1992
Ministre de la Culture, de la Communication et porte-parole du gouvernement dans le gouvernement d’Edith Cresson, du 17 mai 1991 au 2 avril 1992.
1992 - 1993
Conseiller général du Loir-et-Cher, du 27 mars 1992 au 17 avril 1993.
1993
Fondateur de l’Association des cultures du monde.
1993-1999
Professeur de Droit à l’Université de Paris X - Nanterre.
1994 - 1997
Député européen du 19 juillet 1994 au 1er août 1997.
1996 - 1998
Directeur du Piccolo Teatro de Milan (Italie).
1997 - 2000
Député du Loir-et-Cher, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, du 1er juin 1997 au 27 avril 2000.
2000 - 2002
Suite à la démission de Claude Allègre, il est nommé Ministre de l’Éducation nationale dans le gouvernement de Lionel Jospin, du 27 mars 2000 au 5 mai 2002. Cela le met hors course pour la Mairie de Paris qu’il briguait face à Bertrand Delanoë.
2002 - 2006
Député pour la XIIe législature (2002-2007) dans la 6e circonscription du Pas-de-Calais, depuis le 16 juin 2002.
2004
Président de l’Union des théâtres de l’Europe (UTE) depuis 2004.
Décorations : Chevalier de la Légion d’honneur. Commandeur des Palmes académiques.
Distinctions : prix Antonio-de-Sancha 1997 décerné par l’ensemble des éditeurs espagnols ; prix Wartburg 1998 (Allemagne) pour sa contribution à l’unification politique et culturelle de l’Europe ; prix Galileo 2004 (Italie).

Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

LANG Jack (Mathieu, Émile)
(2 septembre 1939, Mirecourt)

• Conseiller de Paris de 1977 à 1989
• Ministre de la Culture de 1981 à 1983 et de 1984 à 1986
• Ministre délégué à là Culture de 1983 à 1984
• Ministre de la Culture et de la Communication de mai à juin 1988
• Ministre de la Culture, de la Communication, des Grands Travaux et du Bicentenaire de juin 1988 à 1989
• Ministre de la Culture, de la Communication et des Grands Travaux de 1989 à 1991
• Ministre de la Culture et de la Communication, porte-parole du gouvernement de 1991 à 1992
• Ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de la culture de 1992 à 1993
• Maire de Blois de 1989 à 2001
• Conseiller général du canton de Blois IV de 1992 à 1993
• Député du Loir-et-Cher de mars à décembre 1993 et de 1997 à 2000
• Député européen de 1994 à 1997
• Ministre de l’Éducation nationale de 2000 à 2002
• Député du Pas-de-Calais depuis 2002
• Marié, deux enfants

Enfant terrible de la culture, Jack Lang est né à Mirecourt où se sont réfugiés, au début de la Seconde Guerre mondiale, son père Roger et sa mère, née Marie-Luce Bouchet. Comme tous les séducteurs, Jack Lang a ses admirateurs qu'il fascine et ses adversaires qu'il irrite. Mais où qu'il soit, cet agitateur d'idées sait créer l'événement par son dynamisme, sa passion et parfois ses provocations. L'événement, c'est d'abord chaque printemps à Nancy, du début des années 60 à la fin des années 70, le festival de théâtre dont Jack Lang est l'infatigable animateur.

C'est en 1963 que ce jeune assistant en droit à l'université de Nancy fonde le Festival international du théâtre universitaire qui deviendra, en 1968, le Festival mondial du théâtre. Il se fait connaître au grand public en devenant, en 1972, directeur de l'ancien Théâtre national de Paris (devenu Théâtre du Palais de Chaillot), après avoir abandonné la direction du théâtre de Nancy. Cinq ans plus tard commence pour lui une nouvelle activité.

Élu au Conseil de Paris, Jack Lang intervient principalement sur les questions d'urbanisme, et devient, en 1978, conseiller auprès de François Mitterrand. Pourtant, c'est son entrée au gouvernement de Pierre Mauroy, au lendemain des élections présidentielles de mai 1981, qui le propulse sur l'échiquier politique hexagonal et international. Diplômé de l'institut d'études politiques de Paris, agrégé de droit public, docteur en droit, Jack Lang suit dans ses ascensions François Mitterrand, à qui il voue une profonde admiration. Ce dernier devient président de la République et cette élection entraîne de nombreux bouleversements dans le paysage politique français où Jack Lang sera un acteur probant.

La victoire du nouveau chef de l’État est également l'occasion d'un renouveau dans le domaine culturel. Très proche de François Mitterrand, le Mirecurtien est l'unique artisan de cet ambitieux programme. De son ministère de la Culture, il fait une véritable administration dont il parvient à faire doubler le budget pour en étendre considérablement le champ d'action (la cuisine, le rock ou la mode deviennent ainsi son affaire). Novateur, il lance la fête de la musique qui reçoit un accueil populaire considérable chaque année le 21 juin, il impose le prix unique du livre qui préserve l'avenir de l'édition et des librairies, il subventionne les artistes d'avant-garde et matérialise les projets mitterrandiens en matière de grands travaux.

Ministre chéri des intellectuels et des artistes de son courant politique, il veut promouvoir au sein de tout le gouvernement, une politique permanente de créativité et s'impose comme le spécialiste et l'exégète de la pensée présidentielle. Farouche adversaire, dans un premier temps, de l'impérialisme culturel américain, il retourne en sa faveur l'ensemble des expressions culturelles nationales et internationales. De nouveau ministre après les deux ans de la cohabitation, il est chargé de superviser toutes les manifestations du bicentenaire de la Révolution française. Inspirateur des cérémonies du 14 juillet 1989, il développe, selon son habitude, une activité en tous sens pour ce projet.

Plus discret dans son activité proprement culturelle, il poursuit pendant des années son action en faveur de la création et espère ainsi être, avec Malraux, un des seuls ministres de la Culture qui aient compté depuis la Libération. Porte-parole du gouvernement, ministre également de l’Éducation, Jack Lang quitte son cabinet ministériel en 1993, mais n'abandonne point la vie publique. Au contraire... Tandis que la France s'est donnée un nouveau président, nommé Jacques Chirac, Jack Lang se fixe dans sa mairie de Blois qu'il détient depuis 1989, tout en siégeant au Palais-Bourbon en tant que député du Loir-et-Cher. Un fauteuil qu'il obtient brillamment en 1993, mais son élection est invalidée par le Conseil constitutionnel pour dépassement de frais de campagne. Durant cette parenthèse, l'ancien ministre est parlementaire européen au sein de la liste L'Europe solidaire, avant de retrouver un siège législatif en 1997.

Chevalier de la Légion d'honneur, commandeur des Palmes académiques, ce Vosgien d'origine scrute attentivement l'arrivée de Lionel Jospin à la tête du gouvernement français. À la surprise générale, il n'est pas retenu dans la formation menée par le nouveau pensionnaire de Matignon. Toutefois, Lionel Jospin ne peut éluder le ministre Jack Lang. Celui-ci retrouve l’Élysée et le Conseil des ministres, ainsi que le ministère de l’Éducation nationale. Deux années après cette nomination, la France est en pleine tourmente électorale. Jacques Chirac est reconduit à ses fonctions présidentielles et Lionel Jospin annonce son retrait de la vie politique. Battu à la mairie de Blois, Jack Lang est pressenti sur ses terres natales pour les législatives de juin 2002, dans la circonscription de Neufchâteau détenue par Christian Franqueville. Après plusieurs semaines de réflexion de sa part et de supputations des différents médias, son port d'attache est finalement Boulogne-sur-Mer, et il rejoint de nouveau le Palais-Bourbon. Dans ses différentes tâches, Jack Lang manifeste la même ardeur inventive, la même énergie tourbillonnante, le même art des relations publiques, fait d'un peu de rouerie et de beaucoup de ténacité. Art dans lequel il est efficacement secondé par son épouse Monique et leurs deux enfants, Caroline et Valérie.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

Sources structurées

  1. Le Grand livre des élus vosgiens 2003 — Bertrand MUNIER
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Jack LANG », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=4445 (consultée le 22 octobre 2026).

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