A une production banale pour une ville de province (factures, registres, faire-part, brochures et livres divers), il ajoute la parution d’un journal : L’Echo des Vosges, le premier dans l’arrondissement dont le contenu ne soit pas exclusivement réservé aux annonces. Cet hebdomadaire étale son existence de 1847 à 1869. Il donne en première page, une chronique vosgienne, des nouvelles diverses, l’état-civil, la mercuriale des marchés, des articles sur l’agriculture, la météorologie, la pisciculture, des vers d’Albert Montémont et, dans les pages intérieures, les annonces judiciaires et légales.
Affichant des opinions politiques avancées à gauche, Mougin se lance, à partir de décembre 1849, avec les journalistes Thérin d’abord, Selme-Davenay ensuite, dans l’aventure d’un nouveau journal : Le Peuple vosgien, premier périodique socialiste du département. Cette publication lui vaut de nombreux démêlés avec l’administration préfectorale. D’interdiction en perquisition, de délits de presse en condamnations diverses, Mougin, qui avait fini par devenir seul gérant, arrêta sa feuille politique le 14 février 1851.
Surveillé pendant tout le Second Empire, mais jugé finalement peu dangereux, il poursuit son activité d’imprimeur ainsi que la parution de L’Echo des Vosges. En 1869, on le trouve adhérent à la loge maçonnique Le Travail à l’Orient de Remiremont. En 1871, il fonde L’Industriel vosgien, journal républicain de l’arrondissement de Remiremont que poursuivront ses héritiers.
Bibl. : Alexandre (Philippe).– Le Peuple vosgien, Histoire du premier journal socialiste des Vosges, in Le Pays de Remiremont, n° 6, 1983, p. 55-83.