1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
PARISOT (Jean-Augustin), moine, historien et orientaliste
Plombières, 18 janvier 1861 – Nancy, 6 janvier 1923
Fils d’Augustin Parisot, hôtelier, maire et administrateur de la Compagnie des Thermes de Plombières, et de Maria Haumonté, il fait profession dans l’ordre des Bénédictins et entre au monastère de Ligugé. Il entreprend l’étude des langues orientales, particulièrement le syriaque et l’arabe, avant de se rendre au Levant où il étudie les différents dialectes. Chargé par le gouvernement français d’étudier le dialecte de Malula, proche du syriaque palestinien, il publie, en 1898, le résultat de ses recherches dans le Journal asiatique. Son travail est d’une grande importance au point de vue de l’étude comparée des langues sémitiques.
A la suite de son voyage en Syrie en 1898, il est amené à s’intéresser à la musique orientale sur laquelle il effectue un travail original du plus haut intérêt. Il recueille 360 airs ou mélodies liturgiques qu’il publie dans le Bulletin des missions scientifiques. Puis il fait paraître dans la Schola Cantorum une longue étude sur les tonalités grégoriennes. En 1899, il est élu, à l’unanimité, membre correspondant du Syllogue grec de Constantinople, sorte d’Institut s’occupant d’études littéraires, historiques et scientifiques. Très attaché à sa ville natale, il en publie l’histoire en donnant une version amplifiée du Plombières ancien et moderne qu’avait rédigée en 1865 son grand-père Jean-Dominique Haumonté. Il se livre à des recherches sur sa propre famille qui aboutissent à la publication d’une Etude de généalogie lorraine : la famille Parisot de Plombières (1911).
[
Pierre Heili
]