Pierre MAROT

[ Neufchâteau (88) , 18/12/ 1900 – Paris (75) , 28/11/ 1992 ]

Directeur de l’Ecole des Chartes

Auteur vosgien Biographie vosgienne

1900
Pierre Marot naît à Neufchâteau (Vosges) le 18 décembre.

Premier élève masculin du collège de jeunes filles de sa ville natale, il manifeste très tôt un goût marqué pour les lettres et l’histoire.

Il entre à l’École des Chartes à Paris, encouragé par son professeur de rhétorique, René Harmand, et devient membre de la Société d’archéologie lorraine où il oeuvre jusqu’à la fin de sa vie.
1927
Il est nommé conservateur des Archives de Meurthe-et-Moselle. Succédant à Henri Lepage et Émile Duvernoy, il rédige le catalogue du fonds départemental.
1930
A la mort de Charles Sadoul, il prend la direction de la revue du Pays lorrain et poursuit l’œuvre de son créateur : "rendre accessible à tous l’histoire de la Lorraine et maintenir vivantes les traditions de notre province".
1934
Après avoir succédé à Antonin Daum à la présidence de l’Académie Stanislas, il devient conservateur du Musée lorrain de Nancy, à l’époque où la ville confie à la Société d’archéologie le Palais ducal tout entier. Sa prise de fonction est marquée par l’organisation de la première grande exposition consacrée à Jacques Callot.

Aidé par Édouard Salin, Albert France-Lanord, l’abbé Choux, le doyen Schneider et d’autres érudits, il réaménage les collections pour faire du Musée lorrain un des plus importants musées régionaux de France.
1936
Pierre Marot est chargé de l’enseignement des sciences auxiliaires de l’histoire, pour les étudiants en licence, à la Faculté des Lettres de Nancy.
1940
Épaulé par Robert Parisot, il mène à bien l’évacuation des collections et le sauvetage des objets juifs légués par René Wiener. En plein conflit, on lui confie la chaire de bibliographie et d’archives de l’histoire de France à l’École des Chartes.

Malgré cette lourde charge, il décide, par fidélité à sa Lorraine de ne pas abandonner le musée et, dès la fin de la guerre, commencent pour lui d’incessantes navettes entre Paris et Nancy, afin de réinstaller les collections et de rendre au musée tout son lustre. Les gardiens avaient pris l’habitude de le voir coucher sur un lit de camp dans son bureau du Palais ducal.
1952
Il quitte son poste de conservateur du Musée lorrain. L’abbé Choux lui succède.
1954
Il est nommé directeur de l’École des Chartes.
1958
Il est élu à l’Académie des Inscriptions et des Belles-Lettres. Faisant une entorse à la tradition, ses amis décident de lui remettre son épée d’académicien, non pas quai Conti au siège de l’Institut, mais dans la galerie des Cerfs au Palais ducal, afin d’honorer sa fidélité à la cause des Arts et des Lettres de Lorraine.

Auteur fécond, les Nancéiens épris d’art et d’histoire possèdent dans leur bibliothèque son ouvrage de référence sur Le Vieux Nancy.
1992
Il décède le 28 novembre à Paris (VI°). Ses obsèques sont célébrées en l’église Saint-Sulpice de Paris, il est inhumé au cimetière du Montparnasse le 2 décembre.

Notice réalisée d’après L’Est Républicain du 2 décembre 1992.

Nouvelle recherche