1990 —
Dictionnaire des Vosgiens célèbres
GARDET (Roger Charles), général de corps d’armée
Épinal, 5 avril 1900 - Fréjus, 27 février 1989
Roger Gardet est le fils d’Ely Gardet, officier supérieur, et d’Augustine Pouthier. Il effectue de brillantes études au collège de Dole, puis au Prytanée militaire de la Flèche et enfin à Saint-Cyr (1919-1921). Issu de la promotion Garde au Rhin, il est versé dans l’infanterie coloniale. Il effectue des séjours au Tonkin, au Levant, à Madagascar, en Afrique équatoriale française, en Tunisie, au Cameroun et au Maroc, jusqu’en 1940. Il se rallie à la France libre au cours de cette année. Deux ans plus tard, il rejoint la Première division française libre. Il est promu commandant du bataillon de marche N° 5 et il effectue les campagnes en Libye (1942), en Tripolitaine, en Tunisie (1943) et en Italie (1944). A l’issue de la campagne de France, il est promu colonel commandant le 2° R.I.C. de la 1° D.F.L.
A partir de 1946, il effectue de nouveaux séjours outre-mer, en Afrique occidentale française où il commande la 2° brigade, en Haute-Volta et en Côte d’Ivoire. Il revient en métropole en 1950.
Après avoir été auditeur à l’Institut des Hautes études de la Défense nationale, il se rend en Indochine. Il est nommé adjoint au général qui commande la Cochinchine, promu général de brigade, désigné pour commander les forces françaises du Laos, puis les troupes qui stationnent en Cochinchine, jusqu’en 1954. Il est ensuite envoyé à Madagascar pour assurer le commandement supérieur des forces armées stationnées dans cette région. Sa valeur militaire lui vaut d’être nommé général de division en 1956, puis général de corps d’armée en 1958. Au cours de cette année, il devient commandant supérieur des forces armées de la zone de défense A.O.F.-Togo.
Il est admis dans le cadre de réserve en 1960. Il occupe dès lors la fonction de membre suppléant du Haut Tribunal militaire (février 1962). Il préside également la Cour militaire de justice instituée le 2 juin de cette année pour juger les officiers perdus de la guerre d’Algérie et les responsables de l’attentat du Petit-Clamart perpétré contre le général de Gaulle.
Au cours de sa longue carrière, il est fait notamment compagnon de la Libération, grand officier de la Légion d’honneur et chevalier de nombreux ordres coloniaux. Il reçoit également la Croix de guerre (1939-1945), la rosette de la Résistance et plusieurs décorations étrangères : Distinguished Service Order, British Empire et Distinguished Service Cross.
Quand il disparaît, ses obsèques sont célébrées en l’église de Chevigny (Jura).
Bibl. : Who’s Who in France 1965-1966, page 1258.
Journal La Liberté de l’Est du 2 mars 1989.
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Georges Poull
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