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Louis SIMONET

[ Hagnéville (88) , 22/07/1860 – Epinal (88) , 03/11/1933 (73 ans) ]

enseignant , conseiller général , député

Chevalier de la Légion d’honneur.

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ecriVOSGES, « Louis SIMONET », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=4828 (consultée le 16 octobre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

SIMONET (Marie Louis Nicolas), professeur, député des Vosges
Hagnéville, 22 juillet 1860 – Épinal, 3 novembre 1933

Né au sein d’une famille d’instituteurs, Louis Simonet est destiné à l’enseignement. Il est d’abord professeur à Pont-de-Vaux (Ain), puis à Épinal. Il y devient proviseur du lycée et toute sa carrière se déroule désormais dans cette ville où il prendra sa retraite en 1924.

Il est conseiller municipal, puis conseiller général du canton d’Épinal depuis 1913 lorsqu’il se présente aux élections législatives de 1914 dans la circonscription d’Épinal. Élu député, il s’inscrit au groupe de la gauche radicale, travaille au sein des commissions de l’enseignement et des beaux-arts (1914), du suffrage universel, puis de l’armée (1916), de l’assurance sociale (1917), et enfin du travail (1919). Il s’intéresse de près aux problèmes des mobilisés et de leurs familles.

Il intervient en faveur de la création d’une école nationale professionnelle à Épinal et sur la réglementation de la chasse dans les départements de l’Est. Il intervient également pour demander la prise en compte des années de guerre dans la carrière des enseignants.

Battu au scrutin de liste en 1919, il se représente en vain en 1924 et en 1928. Par contre, il conserve jusqu’à son décès son mandat de conseiller général et de vice-président du Conseil général.

Il était officier de l’instruction publique et chevalier de la Légion d’honneur.

Marié à Marie-O. Mahalin, il eut deux fils :
- Jean, professeur au lycée Lapicque à Épinal, chevalier de la Légion d’honneur ;
- Pierre (Pont-de-Vaux, 1890 – Dachau, RFA, 1945), aviateur courageux durant la guerre 1914 – 1918 ; professeur agrégé au Maroc, il est à nouveau mobilisé en 1939 – 1940. De retour au Maroc, il obtient d’être parachuté en France, dans les Vosges, en septembre 1944. Le commandant Simonet est pris par les Allemands au cours d’une mission vers Senones et déporté au Struthof, puis à Dachau. Il était commandeur de la Légion d’honneur.

Bibl. : Jolly.- Dictionnaire des parlementaires français 1889–1940, tome VIII, p. 3017.
Bossu (J.).- Chronique des rues d’Épinal, tome III, p. 179-182.

[ Albert RONSIN , Les Vosgiens célèbres ]

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

SIMONET Louis (Marie Nicolas)
(22 juillet 1860, Hagnéville - 3 novembre 1933, Épinal)

© Le Grand Livre des élus vosgiens, éd. Gérard Louis, 2003
• Conseiller général du canton d'Épinal de 1913 à 1933
• Député des Vosges de 1914 à 1919
• Proviseur de lycée
• Marié, deux enfants

Fils, neveu et cousin germain d'instituteurs, fidèle à la tradition familiale, Louis Simonet décide de faire une carrière de professeur. Il a pour premiers maîtres son père à Hagnéville, puis son oncle à Sandaucourt (Vosges). Élève au collège annexe de l'école de Cluny, il obtient le brevet simple, le brevet supérieur, et en 1880, le baccalauréat ès sciences. L'année 1883 voit Louis Simonet, professeur de lettres au collège de Pont-de-Vaux (Ain), puis à Épinal où il reçoit une chaire de lettres au collège et à l'école industrielle. Pendant de longues années, il enseigne dans cet établissement formant de nombreuses générations d'élèves. Presque à la fin de sa carrière, le collège d'Épinal est transformé en lycée. Louis Simonet a l'honneur d'occuper le premier le poste délicat de proviseur. C'est là qu'il achève sa carrière professionnelle.

En 1924, il prend sa retraite après avoir rempli pendant plus de quarante ans sa mission d'éducateur. À côté de ce rôle important qu'il joue dans l'enseignement, il veut participer à la vie nationale. Louis Simonet se présente donc au conseil d'arrondissement et, le 24 juillet 1910, il est élu, favorisé par une importante majorité. Deux ans plus tard, les Spinaliens lui accordent leur soutien en lui confiant un siège au conseil municipal. Le 3 août 1913, alors président du conseil d'arrondissement, Louis Simonet est brillamment élu conseiller général du canton d'Épinal, succédant à Augustin Krantz. Sa compétence en matière d'éducation le désigne président de la commission d'instruction. Il y reste jusqu'à son décès.

Un an après son entrée dans la prestigieuse assemblée départementale, il remplit de plus hautes et plus délicates fonctions, en tant que député des Vosges pendant la Grande Guerre. Battu en 1919, il tente de nouveau sa chance aux élections législatives de 1924. De nouveau défait, il essaie quatre ans plus tard, une dernière fois, de retrouver son fauteuil de parlementaire. C'est finalement le journaliste Marc Rucart qui enlève la palme. Louis Simonet conserve néanmoins son mandat de conseiller général et le poste de vice-président du conseil général des Vosges qu'il détient depuis 1921. Officier de l'Instruction publique, chevalier de la Légion d'honneur, Louis Simonet est emporté, le 3 novembre 1933, par une congestion cérébrale. Le jour de ses obsèques, la population d'Épinal rend un touchant hommage à cette personnalité notoire du chef-lieu des Vosges.

Il épouse Marie-O. Mahalin, fille du maire de Coussey, parente d'un écrivain vosgien. De leur mariage naissent deux fils, Jean (décédé le 18 mars 1979 à Épinal), professeur au lycée Lapicque, président de la Croix-rouge départementale, et Pierre, né dans le département de l'Aisne où son père est alors en poste. Le second enfant du couple Simonet connaît une existence périlleuse. Au cours de la Grande Guerre, il est sept fois blessé et une fois trépané. À la suite d'une fracture de la cuisse, il a un raccourcissement de treize centimètres, qu'il réduit à trois centimètres après de dures séances de rééducation. À l'Armistice, Pierre devient, comme son père et son frère, enseignant, et se trouve en poste à Bastia, à Casablanca ou Tanger. Résistant quand la Seconde Guerre mondiale éclate, il est parachuté dans les Vosges aux environs de Senones, mais les Allemands l'arrêtent. Déporté au Struthof en Alsace, puis à Dachau en Allemagne, Pierre Simonet est considéré disparu. La ville d'Épinal lui dédie une rue, ainsi que l'État du Maroc, après son indépendance.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Louis SIMONET », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=4828 (consultée le 16 octobre 2026).

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