Albert TANANT

[ Charmes (88) , 09/02/ 1869 – Grenoble (38) , 18/03/ 1945 ]

général

Biographie vosgienne

1990 — Dictionnaire des Vosgiens célèbres

TANANT (Albert) , général
Charmes, 9 février 1869 – Grenoble, 18 mars 1945


Fils d’Adrien Tanant (Châtel-sur-Moselle, 10 janvier 1825 – Épinal, 10 février 1885), notaire à Charmes, devenu par la suite juge de paix, conseiller général des Vosges, Albert Tanant, au cours de sa jeunesse, connaît les établissements scolaires de Charmes, La Broque, Le Thillot, Guise, Compiègne, Épinal enfin où il est élève au collège.

Attiré très tôt par la carrière militaire, il entre à Saint-Cyr en novembre 1888. À sa sortie, le 1er novembre 1889, il est sous-lieutenant affecté au 42e régiment d’infanterie à Belfort. Instructeur à Saint-Cyr de 1894 à 1900, le lieutenant Tanant, promu capitaine, est affecté au 10e bataillon de chasseurs à pied à Saint-Dié. En 1907, il réussit le concours d’entrée à l’École de guerre. Breveté d’Etat-major, il est envoyé à l’Etat-major du 7e Corps à Besançon, est nommé commandant en 1911 et prend le commandement du 19e BCP à Saint-Mihiel, où, comme à Saint-Dié, il est un chef exigeant, respecté et estimé de ses subordonnés.

À la fin de 1913, il est affecté à l’Etat-major général et au début de la guerre, il est chargé du bureau des opérations de la 3ème Armée et travaille sur les plans de bataille des frontières et de la Marne. En 1915, il est promu lieutenant-colonel et chef d’Etat-major de la 3ème Armée du général Humbert. Colonel en 1917, il reçoit le commandement de l’infanterie de la 66ème D.I. de chasseurs à pied qui combat en Alsace et en particulier à l’Hartmannswillerkopf.

Général de brigade en mars 1918, il commande la 33e D.I. qui participe à la résistance à la grande offensive allemande développée en mars à Verdun, puis sur l’Ourcq en juillet, puis l’Ailette. La campagne de la 33e D.I. s’achève par la prise de Guise. De mars 1919 à 1925, il devient directeur de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr. Il reçoit sa troisième étoile et le commandement de la 43e D.I. à Strasbourg puis, en décembre 1928, la 10e région militaire à Rennes. Atteint par la limite d’âge en 1931, il s’installe à Saint-Dié dans une maison qu’il avait fait construire. Retiré à Grenoble en 1940, il y est décédé en mars 1945. Il est inhumé à Saint-Dié en 1947.

Il était grand officier de la Légion d’honneur, titulaire de sept citations.

Il avait épousé à Paris, le 31 juillet 1893, Jeanne Marie Schutz (1874-1959), fille d’un chimiste de Bohème, et en avait eu cinq enfants dont l’un de ses fils, le commandant Pierre Tanant, sera un des valeureux combattants au maquis du Vercors en 1944.


Bibl. : Regards, N° 141, mai 1984, p. 4.
Martin (J.-J.).- Nos Vosges, livre d’or des vosgiens, p. 362.
Bouvier.- Biographie générale vosgienne, p. 516.
S.H.A.T. Vincennes.


[ Albert Ronsin ]

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