2014 —
Vosges Matin
Carnet
Jean Merle nous a quittés
C’est un euphémisme que d’écrire que c’est une figure spinalienne qui vient de disparaître. En toute discrétion, car l’homme était ainsi. C’est dans l’intimité que son corps a été crématisé hier, selon ses volontés. L’annonce de la disparition de Jean Merle a cependant fait le tour de la ville assez rapidement.

Cet homme particulièrement affable était effectivement connu comme le loup blanc dans la cité des images. Même si, l’âge venant, il s’était fait discret depuis quelques années, quittant peu son logement de la place de l’Âtre, personne n’avait occulté la mémoire de ce bonhomme convivial et généreux aux éternelles lunettes à larges montures. Amateur de bonne chère et cuisinier reconnu, il avait tenu l’hôtel-restaurant de la Poste à Docelles avant de reprendre une affaire familiale à Épinal :
Le Grand Cerf qu’il a fait vivre de 1965 à 1995, date de son départ à la retraite. Cette adresse réputée, sise place Edmond-Henry, a connu une animation particulière lors de l’affaire Grégory. A deux pas de l’entrée du palais de justice, c’était au
Grand Cerf que se croisaient les magistrats, avocats et les journalistes venus de toute la France, puis du monde entier.
Le cœur sur la main, Jean Merle a longtemps été un membre actif de la classe 50 d’Épinal et environs, de la Société des fêtes présidée par son ami Pierre Marquis ou encore de la
confrérie des Gourmands chevaliers de l’image. Sa passion pour la gastronomie l’avait d’ailleurs conduit à transmettre sa passion pour le métier de cuisinier aux jeunes apprentis qui représentaient pour lui une relève. Discrètement le plus souvent, il a participé à de nombreuses actions caritatives comme celle des
Sapins pour Noël.
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Vosges Matin , 11 juin 2014 ]