Il naît le 20 novembre à Martigny-les-Bains (88), alors Martigny‑lez‑Lamarche. Il est le fils de Jean‑François‑Eusèbe Menestrel, propriétaire et négociant, et de Marie‑Anne‑Rosalie Thiébault, mariés à Bruyères le 29 novembre 1840.
1865
Il entre au grand séminaire de Saint‑Dié en octobre.
1870
Ordonné prêtre le 31 juillet, il est nommé vicaire à Saint‑Nicolas de Neufchâteau le 20 octobre de cette même années.
1871
Après une grave maladie, il est nommé le 27 mars à la paroisse Saint‑Martin du faubourg de Saint‑Dié, dont son frère est curé.
1875
Il est installé solennellement curé-doyen de Plombières-les-Bains le dimanche 10 octobre.
1877-1896
L’abbé Menestrel est surtout honoré pour son action en faveur de l’enseignement. Avec l’aide de bienfaitrices et des paroissiens, il fut à l’origine :
- de l’école de garçons Saint‑Augustin, à partir de 1877-1878 ;
- du patronage Saint‑Louis‑de‑Gonzague, construit en 1883 et agrandi en 1888 ;
- de l’école de filles Sainte‑Élisabeth‑et‑Sainte‑Geneviève, édifiée en 1896.
1892
Il est nommé chanoine honoraire de la cathédrale de Saint‑Dié le 31 mai.
1897
Il décède à Plombières-les-Bains le samedi 11 septembre, vers quatre heures de l’après-midi, après plusieurs crises décrites à l’époque comme des « congestions ».
Ses funérailles sont célébrées le 14 septembre. Il est inhumé près de l’entrée du cimetière de Plombières ; sa tombe portait l’inscription : L’abbé Edmond Menestrel, 1846‑1897, chanoine honoraire, curé-doyen de Plombières de 1875 à 1897.
Plombières-les-Bains L’abbé Menestrel, l’héritage d’un constructeur
Le buste de l’abbé Ménestrel se trouve dans l’église de Plombières. En 1881, c’est lui qui institue la procession du 15 août jusqu’au coteau de la Vierge. Mais cet homme d’Église est surtout connu pour ses talents de constructeur.
Le buste en bronze de l’Abbé Menestrel est placé à l’entrée de l’église de Plombières.
Curé de Plombières de 1875 jusqu’à son décès, il acquiert, avec la générosité des paroissiens plombinois, des terrains appartenant à la société De Pruines.
En pleine campagne de laïcisation de l’enseignement lancée par Jules Ferry (né à Saint-Dié), il fit construire l’école de garçons Saint-Augustin, puis le patronage Louis-de-Gonzague, qui deviendra le théâtre du Cinéduc, et enfin l’école des filles Sainte-Élisabeth, puis Sainte-Geneviève pour les maternelles.
Ces écoles catholiques ont fermé leurs portes en 1991, faute d’un nombre suffisant d’élèves, mais les bâtiments sont toujours présents sur le coteau, à l’entrée de la ville.
Sources structurées
Vosges Matin
2026
Référence suggérée : ecriVOSGES, « Edmond Victor Eusèbe MENESTREL », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5133 (consultée le 27 août 2026).