2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
BÉDEL Roland (Prosper)
(15 novembre 1935, Avon, Seine-et-Marne)
• Conseiller municipal de Sainte-Marguerite de 1977 à 1983.
• Adjoint au maire de Sainte-Marguerite de 1983 à 1989.
• Maire de Sainte-Marguerite depuis 1991.
• Conseiller général du canton de Saint-Dié Est de 1992 à 1998.
• Marié, trois enfants.
Pendant des années, le stade du Breuil à Saint-Dié a été le théâtre des plus belles joutes du football vosgien. Aux côtés du président Jacques Neboux, Roland Bédel participe à cette fantastique aventure sportive, à une période où Saint-Dié brille de son aura sur les pelouses de l’Hexagone. Spectateur mais aussi acteur de cette grande saga, il rencontre pour sa première apparition sous les couleurs déodatienne, le célèbre gardien de l’équipe de France, François Remetter. C’est sur le terrain du Thillot pour la coupe de France. Toutefois, le nom de Roland Bédel reste associé à la ville de Sainte-Marguerite dont il en est le premier représentant depuis 1991.
L’élu margaritain naît le 15 novembre 1935 à Avon en Seine-et-Marne où son père Roger est stationné à la garnison de Fontainebleau comme militaire de carrière. En 1941, Roger Bédel gagne les Vosges en prenant part au maquis de Tignecourt dans le secteur de Lamarche, avant de se fixer en Déodatie en tant que responsable du camp Souhait, réservé aux prisonniers de guerre. À cette période, pratiquement tous les adolescents sont amenés, dès l’âge de quatorze ans, à entrer dans la vie active. Roland Bédel ne faillit pas à cette règle et se trouve en apprentissage à la société de mécanographie Thouvenin. Il y reste vingt-et-un ans.
Avant de poursuivre sa carrière professionnelle à Colroy-S.A, il est appelé sous les drapeaux au cours de la difficile période de l’Algérie française. Après dix années de responsabilités dans l’industrie textile et victime de la conjoncture économique, Roland Bédel rejoint le groupe Auto-Coussin. C’est ainsi qu’en 1991, à l’heure de la préretraite, il succède à Gaston Goubelmann à la tête de l’administration communale de Sainte-Marguerite. Marié à Jeanine Georges, native de Saint-Léonard et père de trois enfants, Philippe, Olivier et Stéphane, Roland Bédel est reconduit à son poste aux échéances municipales suivantes. Recueillant les dividendes de son investiture à la tête de la cité margaritaine, il est sollicité par le président de l’exécutif départemental afin de conquérir le fauteuil de conseil général du canton, détenu par Jacky Homel. Ce dernier est débouté de son fauteuil cantonal. Six ans plus tard, le dimanche 22 mars 1998, c’est au tour de Roland Bédel de connaître la défaite. Au terme d’un suspens qui a tenu les électeurs du canton de Saint-Dié Est en haleine, l’ancien vice-président des S.R.D. (sports réunis déodatien) est défait pour seulement 127 voix.
Ce revers électoral n’altère point le moral de Roland Bédel qui deviendra président de la Communauté de communes de la Fave et de la Meurthe... ainsi que le suppléant du pharmacien fraxinien Gérard Cherpion pour les élections législatives de juin 2002. Un tandem qui avait fait chuté l’édile déodatien Christian Pierret. Nous sommes en 1993. Neuf années plus tard, le nouveau ticket gagnant de la seconde circonscription des Vosges est composé de Gérard Cherpion et bien sûr de Roland Bédel. La dissolution de l’Assemblée nationale en 1997 par le président de République, n’est, pour eux, plus qu’un mauvais souvenir !
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Bertrand MUNIER
, Le Grand livre des élus vosgiens ]