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François BOURION

[ Deyvillers (88) , 28/04/1780 Rambervillers (88) , 12/04/1850 (69 ans) ]

maître de forges , maire , conseiller général

Biographie vosgienne

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « François BOURION », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5199 (consultée le 3 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

BOURION François
(28 avril 1780, Deyvillers - 12 avril 1850, Rambervillers)

• Maire de Rambervillers.
• Conseiller général du canton de Rambervillers de 1836 à 1845.
• Maître de forges.
• Marié, trois enfants.

François Bourion, natif de Deyvillers, succède à son beau-père Nicolas Sautré, comme maître de forges de Regner-Void près de Rambervillers. Ensuite, il devient maire de sa commune jusqu’en 1848, date à laquelle il cède son poste à Nicolas Mathis. Au-delà de ses responsabilités communales, il est, en 1836, le second locataire rambuvetais à l’Hôtel du département. Son beau-frère Félix Robillot a été également maire de Rambervillers de 1830 à 1833, puis sous-préfet des Vosges et premier magistrat de la ville de Remiremont.

À cette l’époque, les forges vosgiennes sont florissantes. Au nord-est du département, le débit modeste mais régulier du cours d’eau La Mortagne, conjugué à la présence en amont de Rambervillers de vastes forêts qu’il faut rentabiliser, favorise la création de forges dès le XVe siècle. L’absence de minerai oblige l’importation de fonte de Framont et de Franche-Comté. Cette fonte est acheminée par convois routiers à la foire aux fontes de Besançon. Les maîtres de forges ou leurs fils escortent ces convois groupés et c’est l’occasion d’une joyeuse chevauchée, au cours de laquelle, selon la tradition, tous les hommes font honneur à la table des auberges jalonnant le parcours.

À la mort de son père François en avril 1850, Édouard Bourion devient le maître de la forge de Regner-Void. Il agrandit également au même endroit une scierie, qui fonctionne aussi depuis longtemps et la modernise en 1866, pour son fils Henry. La forge de Regner-Void est spécialisée dans la fabrication de fers plats pour bandages de roues dont elle fournit les charrons de la région.

Quand Édouard Bourion meurt en 1892, la forge a éteint ses feux depuis 1887 seulement, et les eaux de La Mortagne n’actionnent plus que la scierie d’Henry Bourion. François Bourion a également une fille prénommée Louise. Celle-ci se marie à Paul Fouquet, neveu et filleul de madame de Villeneuve, propriétaire du château de Chenonceaux en Tourraine. Il est également le neveu de l’écrivain George Sand.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens, 2003 ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « François BOURION », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5199 (consultée le 3 septembre 2026).

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