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André Marie Pierre CHANAUX

[ Martigny-les-Bains (88) , 20/04/1915 Vittel (88) , 03/05/2004 (89 ans) ]

vétérinaire , conseiller général

Biographie vosgienne

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Référence suggérée

ecriVOSGES, « André Marie Pierre CHANAUX », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5215 (consultée le 4 septembre 2026).

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Bibliographie et sources

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Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

CHANAUX André (Marie Pierre)
(20 avril 1915, Martigny-les-Bains)

• Conseiller municipal de Martigny-les-Bains de 1945 à 1953.
• Conseiller général du canton de Lamarche de 1945 à 1951.
• Marié, deux enfants.

À l’évocation de la ville de Martigny-les-Bains, il est impossible de ne pas relater les heures glorieuses de cette ancienne station thermale. Jouissant d’un prestige immense, la cité accueille chaque année des milliers de curistes. Malheureusement, la Seconde Guerre mondiale sonne le glas des eaux octoduriennes. Seul le collège Saint-Clément recueillant les séminaristes du diocèse de Saint-Dié, permet quelque peu à la ville de sortir de sa léthargie naissante.

C’est dans cette région de l’arrondissement de Neufchâteau que, depuis plusieurs générations, la famille Chanaux cultive la terre. Aux côtés de ses parents et de son épouse Augustine Monceaux (native de Tollaincourt), Léopold Chanaux perpétue cette tradition. Comme nombre de ses concitoyens, il est mobilisé à la déclaration de la Grande Guerre... mais ne reverra jamais son village natal. Enlevé à l’affection des siens le 26 octobre 1916 à la terrible bataille de Verdun, le soldat Chanaux est inhumé sept ans plus tard, au cimetière de Douaumont.

Son fils André, né dix-sept mois auparavant, est reconnu comme pupille de la Nation. Celui-ci désire s’investir dans le monde agricole, non pas comme exploitant mais comme vétérinaire. Après des études au collège de Mirecourt, il effectue à Nancy une année de P.C.B. (physique, chimie, biologie). Lauréat du concours d’entrée à l’école vétérinaire de Lyon (la plus ancienne du monde), il poursuit son objectif mais la drôle de guerre<:em> l’interrompt dans son entreprise. Mobilisé à l’École de Saumur comme élève vétérinaire, il intègre le C.O.H.T. (centre d’organisation hippique du train) à Mugron dans les Landes, Martigny-les-Bains étant à cette période en zone occupée.

À l’Armistice, André Chanaux et son épouse née Marcelle Voillemin, se fixent définitivement dans les Vosges. À la demande du directeur départemental de la D.S.V. (direction des services vétérinaires des Vosges), il pallie l’absence du docteur Roussel. Mais rapidement il crée sa propre clientèle et le succès ne se démentira jamais.

À cette période, des élections municipales et cantonales sont organisées. L’organigramme politique de la France est redessiné, et Martigny-les-Bains ne déroge pas à cette règle. À la demande du docteur Couillaut, il se présente au fauteuil de conseiller général du canton de Lamarche, détenu par le parlementaire Camille Picard (décédé d’une crise cardiaque en 1941 à Béziers). Face au notaire maître Michel et surtout au docteur Alfred Legendre, André Chanaux enlève au premier tour de scrutin le siège à pourvoir. Absorbé par une profession de plus en plus prenante, il renonce à son mandat cantonal en 1951 ; et cela au profit de son épouse Marcelle... (biographie suivante).

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « André Marie Pierre CHANAUX », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5215 (consultée le 4 septembre 2026).

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