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Jean Nicolas GEORGEL

[ La Chapelle-devant-Bruyères (88) , 20/12/1814 Corcieux (88) , 29/10/1880 (65 ans) ]

juge de paix , maire , conseiller général , notaire

Chevalier de la Légion d'honneur (1877)

Biographie vosgienne

Notices documentaires

2003 — Le Grand livre des élus vosgiens

GEORGEL Jean (Nicolas)
(20 décembre 1814 - (- - -)

• Conseiller général du canton de Saulxures-sur-Moselotte 1848 à 1861
• Conseiller général du canton de Corcieux de 1867 à 1871
• Notaire
• Marié

Jean Georgel a la particularité d'avoir été élu à deux reprises conseiller général des Vosges, mais dans deux cantons différents. Notaire à Cornimont, le 20 février 1840, à la suite de maître Joseph Adam, il devient élu de Saulxures-sur-Moselotte à l'Hôtel du département, en 1848, au départ du vicomte Henri Siméon. Le seul obstacle de sa vie politique interviendra en 1852, date à laquelle son élection est annulée (temporairement) pour vice de forme par le conseil de préfecture. Maître Georgel abandonne en 1861 les joutes électorales au profit du jeune manufacturier saulxurons Auguste Géhin, tout en laissant un excellent souvenir auprès de ses concitoyens.

Au renouvellement de 1867, sa candidature est mise en évidence sur le canton de Corcieux au détriment du docteur Jules Didiergeorges. Ce dernier, praticien qui exerce et réside à Bruyères, ne retrouve plus de la part des électeurs des communes du canton de Corcieux, la sympathie qui l'a accueilli autrefois. Ils veulent un homme du pays... et cette personne est Jean Georgel, dont la famille est originaire de La Chapelle-devant-Bruyères, et qui, depuis six ans environ, est juge de paix. La population de Corcieux lui est acquise ainsi que celle des treize maires du canton. Les édiles et les principaux habitants du pays manifestent d'une manière bien arrêtée l'intention d'envoyer au conseil général leur juge de paix.

Sa famille a une grande notoriété. Son père, Jean-Nicolas Grégoire, né à Champdray, a rempli durant vingt-et-un ans les fonctions de maire de La Chapelle-devant-Bruyères et jusqu'à sa mort, survenue en 1854, celles de conseiller d'arrondissement de Saint-Dié. Jean Georgel ne fait aucune démarche pour être candidat à ses élections de 1867 et sa candidature est l'œuvre de ses concitoyens. Il enlève facilement le siège... au détriment du praticien Didiergeorges, abandonné de tous. Quatre ans plus tard, après l'annexion des cantons de Saâles et de Schirmeck au territoire alsacien, les électeurs retournent aux urnes. Ceux du canton de Corcieux élisent le Romarimontain… Jules Méline. Le second Empire vient de disparaître et Jean Georgel quitte la vie politique.

[ Bertrand MUNIER , Le Grand livre des élus vosgiens ]

Sources structurées

  1. Le Grand livre des élus vosgiens 2003 — Bertrand MUNIER
 

Référence suggérée : ecriVOSGES, « Jean Nicolas GEORGEL », fiche bio-bibliographique, https://www.ecrivosges.com/fiche.php?id=5313 (consultée le 18 septembre 2026).

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