2003 —
Le Grand livre des élus vosgiens
GÉRARD Georges (Gilbert)
(2 juin 1920, Granges-sur-Vologne)
• Second adjoint au maire de Granges-sur-Vologne de 1953 à 1959
• Conseiller municipal de Granges-sur-Vologne de 1959 à 1965
• Maire de Granges-sur-Vologne de 1965 à 1989
• Conseiller général de Corcieux de 1982 à 1988
• Marié, deux enfants
Successivement élu et constamment réélu maire de Granges-sur-Vologne, Georges Gérard participe activement à l'essor de sa ville, où il naît le 2 juin 1920. Dès la sortie du cours complémentaire, Georges Gérard est engagé au cabinet Pierre Lecomte, agent d'assurances. Déporté treize mois à Wetzlar près de Francfort, il regagne en réfractaire sa terre natale, ne voulant nullement se soumettre au service du travail obligatoire en Allemagne, et entre dans la Résistance. À la Libération, il épaule ses parents Félicien et Aurélie dans leur domaine agricole, avant d'exploiter une petite scierie aux côtés d'un compagnon de déportation. Marié à Pierrette Marcelle qui lui donne deux garçons, Jacques-Donald et Philippe, Georges Gérard reprend le chemin des bureaux, au départ de son premier employeur en 1952. Agent d'assurances à Granges-sur-Vologne, il cesse toutes ses activités professionnelles en 1985 et passe le relais à son fils aîné qu'il aura la grande douleur de perdre.
Georges Gérard, c'est également un engagement permanent de trente-six ans au service de ses concitoyens. Tout d'abord adjoint, puis maire, il présente sa candidature de conseiller général du canton de Corcieux, suite à la disparition du médecin forfelet Jean Poirot. Cette élection partielle de 1981 revient finalement à Yvan Homel, maire d'Aumontzey, pour seulement 27 voix. L'année suivante, au renouvellement triennal, le résultat est inversé, et Georges Gérard rejoint l'assemblée départementale vosgienne. Au terme de son mandat où il présidait la commission scolaire, l'édile graingeaud repart en campagne. La prime au sortant ne fonctionnant pas, Granges-sur-Vologne lui préfère Guy Martinache. Georges Gérard se retire de toutes compétitions politiques en 1989, mais reste fidèle à sa cité.
[
Bertrand MUNIER
, Le Grand livre des élus vosgiens ]